III, 13 et 26, IV, 27 et
176. Commentaire à l’édition-traduction de |A Diognète, pp. 186-188. « Il ne faut pas chercher de distinction (dans l’A Diognète), les deux termes ont visiblement la même valeur : on sait que dans le Nouveau Testament et les Pères apostoliques maïs conserve souvent le sens de Serviteur de Yahvé qu’il avait dans la prophétie fameuse d’Isaïe (42, 1), telle qu’on la lisait dans les Septante; mais très tôt on l’a également appliquée au Verbe en lui donnant la valeur de Fils. » Le fait que mac, au deuxième siècle, équivalait à vléc dans les milieux chrétiens, fait ressortir davantage l'intention d’Origène, soucieux d’éviter sur ce point toute ambiguïté possible, surtout dans un ouvrage destiné aux païens comme le Contre Celse. . ; :
177. Il l’emploie par exemple dans la salutation initiale de la lettre à Julius Africanus : c’est une formule stéréotypée : P. G., xI, col. 48 B.
car Celse emploie maïc, sauf lorsqu'il rapporte les expressions des chrétiens 18, Origène au contraire ne se sert de noi que lorsqu'il fait écho aux paroles de Celse : il semble bien percevoir dans l'expression raie 0eoù sous la plume de Celse une nuance d’infériorité qui dénaturerait la véritable filiation du Christ, et c’est peut-être pour cela qu’il utilise le terme moins ambigu d’uiés 1,
De même on trouve plusieurs fois, malgré saint Épiphane, l’affirmation que le Logos est fils par nature, non par grâce. Ainsi dans le Peri Archon: « Il n’est pas fils extérieurement par l’adoption et la réception de l’Esprit, mais fils par nature » 1%, [Jr Yoannem dit la même chose : « seul le Monogène est fils par nature 181, Et dans deux fragments de la même œuvre, conservés par saint Pamphile on lit: « fils par nature et non par adoption » 18; « ceux qui reçoivent l'Esprit d'adoption par lequel nous crions : Abba, Père, sont des fils de Dieu, mais non comme le Fils Unique. Car le Fils Unique l’est par nature, et il est toujours et inséparablement fils; les autres, en acceptant en eux le Fils de Dieu, ont reçu le pouvoir de devenir des fils de Dieu. Ils ne naissent pas cependant de la même naissance que celle dont est né le Fils Unique. Autant il y a de différence entre Dieu et ceux dont il est dit: J’ai dit, vous êtes des dieux; autantilyena entre le vrai Fils et ceux qui entendent: Vous êtes tous les fils du Très-Haut » 18, La même opposition entre le Fils par nature et les fils par adoption est à lire dans les fragments grecs sur l’Épitre aux Éphésiens 184, Et enfin dans le Contre Celse : « Nous répondrons (à Celse), que tout homme, qui, selon saint Paul, n’est plus mené par la crainte, mais choisit suivant le bien, est fils de Dieu; mais celui-ci (le Christ) l'emporte de beaucoup sur ceux qui sont appelés fils de Dieu, car il est leur source et leur principe » 15, D'ailleurs une des appellations du Christ qu’Origène préfère est celle de Monogène, de Fils Unique, et elle le met sur un autre plan que ceux qui sont appelés fils par participation à lui.
Le Logos-Dieu est donc placé bien au-dessus des créatures, et il y a
178. na : 1, 67 (Jésus); 11, 9 (id.); v, 52 (id.); vr, 42 (id.); Vr, 47 (le monde et Jésus): VI, 74 (Jésus); vit, 9 (un prophète itinérant qui se présente ainsi); vir, 53 (la Sibylle); vi, 56 (1d.); vit, 14 (Jésus); vIrr, 39 (zd.). vléc mis dans la bouche des chrétiens : 1, 57; Il, 30; II, 313 VI, 8; VI, 10; VI, 42; VI, 47; VI, 72; VI, 78; VI, 81. Une exception : Origène emploie raïc en v, 12.
173. Nous empruntons cette étude sur maïc et viéc dans le Contre Celse au cours fait aux Hautes Etudes par M. H. CH. PuecH.
180, PAT, 2 4(G. CSV D 23, 12)
181, In Jo., 11, 10 (6) (G. C. S. 1V, p. 65, 1. 22) : par opposition au Saint Esprit qui n’est pas fils.
a S xvI1 (Apol. Pamph.), col. 583 BC ou Fragm. in Jo, cvurt (G. C. S. 1v, D: 562, 1.17).
183. P. G. xvi1 (Apol. Pamph.), col. 580 AC ou Fragm. in Jo. c1x (G. C. S., iv, p. 563, L. 4 sq.).