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représenté souvent comme une copie diminuée de toute la réalité divine. Aussi des expressions évangéliques comme « le Père est plus grand que moi » #1 sont interprétées d’une infériorité véritable du Verbe, ce qui se concilie difficilement avec l’affirmation paulinienne de l'égalité des personnes, que maintenait la liturgie et la piété chrétienne #2, Remarquons que chaque fois qu’Origène veut rendre compte des raisons qui établissent l’inégalité des deux Personnes, il parle soit de la relation d’origine, soit du rôle médiateur 23.
Nous allons voir maintenant, en suivant l’ordre chronologique, les principaux passages, qui présentent le Fils comme inférieur au Père, sans oublier ceux qui dérogent à cette manière de voir.
Nous avons déjà étudié le texte du Peri Archon, où, à propos de l'appellation « rayonnement de la gloire de Dieu », Origène compare le Verbe au rayonnement qui prépare les yeux à la révélation de la vraie lumière: nous nous sommes demandés s’il visait le Logos incarné ou le Logos dans sa divinité, et nous n’avons pu conclure nettement *%4, À ce passage traduit par Rufin se rattache vraisemblablement l’accusation de saint Jérôme: Origène aurait dit que « Dieu le Père est la Lumière incompréhensible, mais que le Christ, comparé au Père, n’est qu’un rayonnement infime {splendorem perparvum), qui nous paraît fort à cause de notre faiblesse » 205, I] faut remarquer que ce passage n’est pas une citation, mais figure dans une liste de thèses condamnables. M. Bardy juge que l’idée est origénienne 26 : nous ne le contredirons pas, mais nous préciserons deux points. D'abord le terme excessif « perparvum » est une outrance due à Jérôme: Origène est trop nuancé pour faire une affirmation semblable. D’autre part Jérôme met en clair ce que Rufin dit implicitement — et vraisemblablement Origène de même — dans PA 1,