‹ Théologie de l'image de Dieu chez OrigèneChapitre 94 sur 276 · Foan., XIV · texte numérisé non relu

Foan., XIV

202. De cette piété égalitaire on trouve de nombreuses traces chez Origène. Il s’élève contre les simples, qui prient le Fils aussi bien que le Père, et non le Père par le Fils (PE xvi, 1, G. C. S. 11, p. 336, 1. 7 sq). Il y en a même qui affirment que le Fils est supérieur au Père (CC vin, 14, G. C. S. 11, p. 232, 1. 3 sq). Certains craignent de ne pas aimer le Fils aussi bien que le Père (HLuc., xxv, G. C. S. 1x, p. 163, L. 10 sq, traduction de saint Jérôme). Et bien d’autres textes. Le P. PRAT remarque qu’en dépit de l’opinion catégorique du Peri Euchès, Origène prie le Fils (op. cit., p. 60 notes), et qu’il oublie vite le langage de la subordination, dès qu’il ne s’agit plus de résoudre des difficultés exégétiques (:bid., pp. 66-67) : il obéit lui-même alors aux directions de la piété commune. s so ‘

203. D’après le P. PRAT (op. cit., p. xx1V), bien des écrivains ecclésiastiques postérieurs appliquent à la divinité du Christ Yoan. x1v, 28 : il cite Athanase, Hilaire, Epiphane, Grégoire de Naziance, Césaire, Jean Chrysostome, Cyrille d'Alexandrie, Basile, Léonce de Byzance. « Ils reconnaissent au Père par rapport au Fils une priorité de rang (ré£ic) et de dignité (&£loua), mais sans aucune antériorité de temps, ni aucune prééminence de nature (p6oic), de majesté (8664) et de grandeur (uéye00ç). »

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