‹ Théologie de la nature (volume 2)Chapitre 48 sur 79 · CHAPITRE XYl · texte numérisé non relu

CHAPITRE XYl

POLÉON Bonaparte n*a jamais existé, et n'est autre chose qu*ÂpolIon ou le Soleil sous un autre nom , et dont le Mythe est rapporté au xix' siècle.

Il ressort d'ailleurs avec la plus grande évidence de Texamen de Touvrage de Dupuis que son auteur ne l'a composé qu'en haine du christianisme. Cela est si vrai que, traitant d'abord des religions des peuples plus anciens dont il expose les principes, il en parle avec la convenance due à un sujet aussi respectable par lui-même; tandis qu'il ne nomme pas une fois la religion chrétienne ou son sublime auteur sans y ajouter quelques expressions inconvenantes : preuve de la mauvais foi que Dupuis y apportait, et de son désir de nuire à la doctrine du Christ.

Or, sans qu'il soit nécessaire de chercher à prouver la fausseté des assertions de cet auteur, il suffit de faire remarquer à ceux qui pourraient encore partager son opinion, que la meilleure preuve que Jésus-Christ a existé, et qu'il a lui-même enseigné sa doctrine, est que, d'une part, l'histo* rien Flavius Ioseph en parle. Cet auteur qui fut de la caste des Grands prêtres hébreux, et presque contemporain du Sauveur, étant né sous l'empereur Caïus César, en fait mention comme d'un sage dont il admire les principes ; et^ d'autre part, les Juifs en général, qui auraient eu tant d'intérêt à faire croire que Jésus-Christ n'a point existé, ou que ses enseignements évangéliques ne sont pas de lui, ne l'ont au contraire jamais nié.

Et d'ailleurs , quand même Jésus n'eût jamais vécu , la doctrine qui porte son nom n'en serait pas moins sublime» et cela suffît pour qu'elle doive exciter dans le cœur de tout homme qui a Tamour du bien, le sentiment de la plus profonde admiration pour les principes de morale religieuse si pure et si élevée qu'elle renferme. Or, comme rien ne nous empêche de croire qu'un enseignement aussi rigoureusement conforme h l'idée de perfection que nous nous formons du culte le plus digne d'être rendu à l'Être Suprême ne nous

i5(S THÉOLOGIE DE LA NATURE.

soil venu de Jésus-Christ, qui s'est sacrifié pour sceller de son sang la nouvelle alliance qu'il a formée en Dieu avec le genre humain, nous n'avons, pénétrés du sentiment de la plus sincère reconnaissance, qu'a nous incliner respectueusement devant lui qui a ainsi isauvé les hommes de la perdition, en leur enseignant le vrai chemin qui conduit à la félicité éternelle au sein du Créateur où Jésus-Christ a dit qu'il attendait les siens.

§ 1. Devoirs envers Dieu.

Quels que soient le culte extérieur qu'on rende à l'Être Suprême et les formes dont on juge convenable de l'accompagner dans l'intention de lui complaire , il peut toujours lui être agréable en conséquence des intentions qu'on y attache; mais les véritables principes de la doctrine religieuse ne sauraient être fondés sur l'autorité d'aucun mortel , toute personne étant sujette a Terreur ; mais uniquement sur des dogmes dont la vérité est démontrée par des preuves irréfragables ; base que nous offrent les attributs essentiels dé Dieu, et dont j'ai parlé plus haut. Il suit de Ik que, toute croyance et même tout acte du culte qui ne serait pas rigoureusement conforme aux conséquences naturelles qui découlent de ces principes , doivent , ainsi que je l'ai déjà fait remarquer ailleurs, être repoussés comme impies.

Malheureusement cette loi naturelle , base de toutes les religions, n'est que trop souvent enfreinte; et combien de fois n'a-t-on pas lieu d'être indigné quand, dans les temples mêmes où l'on se réunit pour adresser des actions de grâce au Très-Haut, on entend ceux chargés d'enseigner la morale religieuse se permettre de parler de la colère, de la vengeance et des malédictions de Dieu, de lui qui n'est que perfection , et ne punit le mal qu'avec le calme d'un bon Père, qui rend k chacun selon ses œuvres? Enfin ce n'est qu'avec indignation qu'on peut entendre même des prédica-

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