En CE TEMPS-LÀ DONC, NOUS POSSÉDÂMES CE PATS-LÀ
et je donnai aux Reoubénites et aux GaditfS ce qui est depuis
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Haroher. qui est mr le torrent d'Amon , et la moitié de la numtagne de Galaùd , avec ses villes.
Ce verset est cotiçu comme s*il avait été écrit par deux personnes : la première partie, par quelqu'un qui a vécu longtemps après la mort de Hog ; parlant de son lit comme d'un objet historique qui prouve que ce roi fut d'une trèsgrande taille ; cette personne disant formellement : En ce temps- là donc nous possédâmes ce pays -là. Enfin, dans la dernière partie , c'est Moïses qui parle de lui-même à la seconde personne, ce qui constitue une espèce d'anachronisme, qui parait être dû à une interpolation peut-être faite par Ezra , qui a , ainsi qu'il le dit lui - môme , rétabli de mémoire le texte du Pentateuque perdu.
§ VI. Livre de léoschoa.
Ce Livre , ()ui fait suite au Pentateuque , est la continualion de l'histoire des Israélites depuis la mort de Moïses, jusqu'à celle de Iéoschoa (Josué) , nouveau chef sous lequel ce peuple fit la conquête du pays de Chanaan.
Lb Premier Chapitre a pour sujet divers commandements faits par léoschoa, parlant, comme Moïses, au nom de l'Éternel, et relatifs au mouvement que le peuple doit faire pour franchir le Jourdain.
Au Chap. II est rapporté un épisode relatif h des Espions envoyés k lérico pour reconnaître la ville , et qu'une femme cacha pour les soustraire k la fureur des habitants , qui les recherchaient.
Le Chàp. III est relatif au passage du Jourdain que les Israélites traversèrent k pied sec ; Dieu y ayant renouvelé le miracle de la mer Rouge, en arrêtant tout court les eaux du fleuve qui, s*accumulant en amont, laissèrent le lit k sec, jùsqu'k oe que le dernier homme fût passé ; événement dont léoschoa éternisa la mémoire en faisant construire deux monuments, Vtm au milieu du fleuve, au lieu du passage, et le second au
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lieu du premier campement , dans le pays de Chanaaa , et formés de douze pierres apportées du lit ^ sec, par les douze tribus : Monuments qui existèrent encore au temps ci
L* AUTEUR DU LIVRE ÉCRIVAIT, dîsaOt : ChAP. IY, 9. < lÉOSCHOi
dressa aussi douze pierres au milieu du lourdain , au lieu où les pieds ,des sacrificaleurs qui portaient V Arche d'allianct s'étaient arrêtés^ et elles y sont demeurées jusquà ce jour, i Expressions qu*on retrouve d'ailleurs souvent dans le Livre de léoschoa; ce qui prouve qu'il a été écrit assez longtemps après. Or comme le Jourdain a dû reprendre de suite son cours ordinaire ^ ce monument de douze pierres a dû se trouver constamment submergé , si toutefois il n'a point été d(Hruit de suite par l'effort impétueux des eaux accumulées, qui se précipitèrent dessus.
Aux Chap. V et YI est racontée la prise miraculeuse de la ville de lérico, dont les murailles tombèrent au son de cors faits de cornes de bélier. Les Israélites y étant entrés mirent tout k feu et à sang , la détruisirent à la façon de {'tnlerdit, en massacrant tous les habitants, même tous les animaux, n'exceptant que la famille de la femme qui avait caché les deux espions. Mais léoschoa eut toutefois soin de défendre de piller quoi que ce fût en fait d'objet de prix, qui durent lui être remis comme devant être consacrés à l'Éternel (Chap. YI, 19).
Cette défense, difficile k observer par une nation de pillards, ne fut cependant enfreinte que par un seul individu qui, ayant gardé divers objets pour lui, fut condamné k être lapidé.
Or malgré la protection divine dont jouissait le peuple d'Israël, il éprouva toutefois un violent échec, dans une attaque qu'il entreprit contre la ville de Hàl, dont les habitan ts les mirent dans une déroute telle, que léoschoa, le vaillant général en chef des Israélites, saisi de frayeur, reprocha k rÉternel de leur avoir fait passer le lourdain , disant : CiiAP. YII, 7. « Hélas! Seigneur Éternel, pourquoi cw-tt
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fait passer ce peuple en deçà du Jourdain , pouh nous livrer HTTRE Lss MAINS DE l*Amorrhéen, tt pouf nùus faire périr? Ohl quejevaudrais Met» que nous fussions demeurés au delà du Jourdain ! »
Il ressort de là que , ce grand général avall bien du coa-
rage Ik où il n'y avait aucun danger, comme à la prise de
lërico , mais que le cœur lui manquait pour peu qu'on ne
fuit point devant lui. Mais qu'était donc devenue cette
protection de l'Éternel si souvent répétée , quand il permit
I aux Israélites de fuir en complète déroute? C'est, dit le
* texte , parce qu*un seul a gardé pour lui un peu de butin
! de lérico ( Verset II). C'était être plus que sévère envers
t une nation tout entière.
léoschoa répara toutefois son échec en attaquant la ville ï deHai avec toute son armée, et la détruisit de fond en f comble en massacrant par ordre de Dieu tous ses habitants, il au nombre de plus de 12,000 à la façon de l'interdit, sans mtaie épargner le bétail ; mais il fut permis à chacun de I piller pour son propre compte.
K Par suite du sac de cette ville , tous les rois Amorrhéens il et Chananéens, au nombre de cinq , s'allièrent et marchèrent f contre léoschoa qui les défit près de Gabaon, les prit, les fit s? pendre et saccagea leurs villes en en faisant massacrer également tous les habitants. C'est dans cette mémorable journée >) que léoschoa en poursuivant ses ennemis, dit (Chap. X, IS) lit an soleil et k la lune de s'arrêter dans leur course*, jusqu'à ïi ce qu'il eût complètement défait son ennemi ; fait k la réalité duquel beaucoup de personnes , k l'exception toutefois de Kf celles qui ont reçu quelque instruction , attachent une foi { telle, qu'au xvii* siècle Galilée ayant aflBrmé, d'après ses M <^servations astronomiques , que le soleil était fixe et que eo c'était au contraire la terre qui se mouvait autour de cet 0 astre , fut , comme on sait , condamné k se rétracter en '0 faisant publiquement amende honorable de son blasphème » contre l'Ancien Testament, qu'il avait ainsi indirectement