‹ Théologie de la nature (volume 4)Chapitre 123 sur 136 · CHAPITRE XIV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIV

principale du pays , et même le serpent d'airain de Moises , auqael le peuple sacrifiait (IL Rois^ XYIII , 4). Cependant , bien que ce roi fût un des plus fervents protecteurs du culte du vrai Dieu, son royaume n'en a pas moins été envahi par les Assyriens qui, sans entrer dans Jérusalem , lui imposèrent, avant de se retirer, une contribution de guerre tellement forte, qu'il fut obligé , pour y satisfaire, de dépouiller Iqiméme le temple de TÉternel de tous les objets en or qu'il renfermait (IL jRoîs, XVIII, 14).

Or cet événement de la retraite des Assyriens qui avuent assiégé Jérusalem est tout autrement raconté au Livre de la II'CuRON., XXXII, 21, où il est dit que l'armée des i.ssyriens, loin d'avoir reçu une contribution de guerre, fut détruite par un Ange que l'Éternel avait envoyé, k la prière d'Ézécfaias qui avait imploré son assistance, et que le roi des Assyriens se relira tout confus dans son pays.

Mais malgré le bon exemple de la constante fidélité d'Ézéchias au culte de l'Être Suprême , son fils Manassé et son petit-fils Amon, qui régnèrent ensemble cinquante-sept ans, se livrèrent entièrement a l'idolâtrie , que le premier poussa jusqu'au point de faire élever dans le temple même de Jérusalem un autel k Bahal. Ce qui ne s'accorde guère avec l'assurance que rÉternel avait donnée à David et à Salomon qu'il y habiterait toujours.

loscHA , succédant k son père Amon , rétablit de nouveau le culte du vrai Dieu dans ses États, et cela non-seulement en faisant détruire tous les autels des divinités païennes , mais encore en faisant réparer à grands frais le temple bâti par Salomon , menaçant ruine. Ayant ordonné à cet effet les travaux nécessaires , le grand Prêtre découvrit le Livre de la loi de Moises, qu'il remit au sacrificateur ScHAPHAN, en le chargeant de le porter au roi, à qui ce dernier en fit la lecture (IL Rois, Chap. XXII, 8, 10).

Ce passage prouve que la langue hébraïque n'était pas assez altérée alors pour qu'on ne pût comprendre ce Livre, \u 41

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écrit près de neuf cents avant, par Moïses. En effet , nonseulement Schaphan put le lire , mais encore le roi et même tout le peuple purent le comprendre (Chap. XXm, S).

Quoique les Israélites prétendissent que seuls ils adoraient le vrai Dieu, j'ai d^à cité plusieurs passages de TAncien Testament où il est formellement dit que d'autres peuples y croyaient aussi. On en trouve encore une preuve au deuxième Uere des Chron.y Chap. XXXV, 21 , oùNéco, roi d'Egypte, dit il loscba que Dieu lui avait parlé et V avait pris sous sa protection; d'où l'on doit nécessairement conclure qu'il croyait k l'existence et au pouvoir de l'Étemel.

Mais quoique loscha eût de nouveau ramené tout le peuple d'Iehouda au culte du vrai Dieu, et l'y eût maintenu rigoureusement pendant toute la durée de son règne de trente et un ans , il le fit avec un zèle si violent et si cruel qu'il fit immoler et brûler les sacrificateurs de Bahal sur leurs propres autels (11. Chro., XXXIV, 5; II. ftots,XXm,20et26). t Toutefois, V Éternel ne revint point de F ardeur de sa grande colère, qui s'était aïïumée contre lehouda, à cause de tout ce que Manassé avait fait pour V arrêter (Verset 26). >

27. t Car T Étemel avait dit : Je rejetterai aussi lehouda de devant ma face , comme f ai rejeté Israël; et je rejetterai cette fnlk de Jérusalem que foi choisie, et la maison de laqtAeUe foi dit: Mon nom sera là. » Et l'Éternel ne prononça pas moins, suivant l'auteur du deuxième £tt>re des Rois(CnAP.XXn^ 16, et IL Chro., XXXIV, 24), cette malédiction, encore du vivant de ce roi , en appelant sur cette malheureuse nation tous les fléaux de la guerre , et jusqu'à son asservissement par les Assyriens , qui transportèrent ce peuple k Babylone , où il vécut soixante^ dix ans en servitude; et cela, comme d'ordinaire , malgré la nouvelle alliance que loscha et tout Israël avec lui avaient contractée avec l'Éternel (H. Rois, Chap. XXIII, 8).

Or ces malheurs ne furent point appelés sur les vrais péeheurs vivant du temps de Manassé et d'Amon , ni même

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