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n'offrir k rÉternel que des sacrifloes impurs, et de ne point s'acquitter consciencieusement des dimes dues aux Lévites; et ajoute des menaces envers les sacrificateurs qui tolèrent une semblable iniquité, en leur disant (Chap. II, 3) : c Fotd, je vais numdirê votre postériiéf et je répandrai mr vos visages la fietUe de vos victimes , (a fierUe de vos sacrifices , et elle vous emportera avec elle. » Expressions ignobles que Malakia a l'inconvenance de prêter k l'Être ^Suprême. A ces prescriptions et menaces , le prophète ^oale ensuite quelques préceptes de morale et exhorte les Juife k revenir k l'Eternel qui , dans ce cas , leur offrait de nouveau sa bonté protectrice.
Encore ici les Théologiens ont voulu reconnaître des prophéties relatives k l'Evangile et au Messie, tandis que pas un mot ne fait allusion ni k Tun ni a l'antre.
C'est ici que se terminent les Livres canoniques des Hébreux ou V Ancien Testament. En résumant l'analyse qui vient d'en être faite , je rappellerai que la Genèse , qu'on donne comme l'histoire de la création et des premiers &ges du monde, n'est en réalité, ainsi que je l'ai fait voir, qu'un Poëme analogue k V Iliade et k l Enéide , dont elle a tous les caractères ; et si l'on ne veut voir dans tous ses récits impossibles , des allégories et des emblèmes , que chacun peut expliquer k sa façon , en d'autres termes des Myihesj ce que je pense aussi , qu'il ne soit du moins plus queslien k son ^ard d'ouvrages historiques ^ et bien moins eneore d'un Livre dicté k son auteur par l'InteUigenoe divine, qui lui aurait révélé ce qui s'est fait depuis le conunenee* ment de l'univers.
Quant aux autres Livres attribués k Moïses et k tous ceux des historiens ou Prophètes qui ont écrit après lui , Li* vres d'une forme plus réellement historique , ils sont encore tellement chargés de faits matériellement impossibles par eux-mêmes ou en contradiction si manifeste avec d'autres rapporiés par les mêmes écrivains , qu'il est également im-