‹ Théologie de la nature (volume 4)Chapitre 21 sur 136 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

prendre pour que dans ce grand trajet le fil qui se dévide de restrémité postériieur^ de son corps, et qu il doit en conséquence avpir de 1^ peine % surveiller, ne touche à aucun corps auquel il r^0 n^anquerait pas de s'attacher, d'où il lui serait ioipossible de le détacher après , pour le tendre entre les deux points gifxquels il doit être fixé. Ce premier fil une fois établi, le reste est nioins difiicile. Cette cofde servapt de pont pour passer d'un cOté à l'autre , l'Araignée la parcourt autant de fois que Cjsia est nécessaire ponr tendre 4e roéipe d'ancres cordes de suspension dans diverses directions; maifi toujours dans le même plan vertical. Croisant ensuite les derniers fils sur un mén^e point qqi doit devenir le centre di| réseau, TAraignéc fornje les fils rayopués de ce dernier avec un écartemept extrême k sa circppférepce , de la distance d'un de ses pas; afip de pouvpir passer facilement de l'un à Vautre. Se plaçant ensuite an centre, l'Araigpée coipmence k disposer le fii spiral , en tourpapt toqjoprs aptour de c^ point, et déyi^apt son fil qu'elle attache ^ cbaqpe pfts, au moyen de l'extrémité de sa patte postérieure » ^ tqpi; les rayons sur lesquels il passe. Ce travail, qqe j'ai sopv^nf vu exécuter avec le plus grand intérêt , est également de^ plus remarquables par la précision ayec laquelle ranimai saisit cbaqpe fois |e fil popr le cppduire sur le rayon suivant auquel il l'attaclie au moyen 4^ )a glu dPQt il est enduit \ et par l'efiet d'pp piouvenient de pression avec sa patte. Qr compieles yeux placés spr le devant du corp^ sont dirigés au-dessus, il est imposible que l'animal puisse voir ce qu'il fait; de manière que topt le talent» dans cette construction, doit se trouver daps upe exqnise sensibilité que l'animal a dans ses pattes, qui Iqi perpiet 4e juger si parfaitement de la direction que prend le fil et du point où il le fixe : aussi les nerfs des membres sont-ils incomparableipent plus gros qpe ceux des bras et des extrémités postérieures de V^omme Ipi-mên^e, Le réseau ^'me régularité charmante upe fois teriqiné ,

V Araignée Diadème se place aa centre où il attend tranquille-* ment que quelque Mouche qui traverse l'air, n'apercevant pas le filet, vienne s'y jeter et s'y accrocher de plus en plus en cherchant à s'en arracher ; tandis que pour l'embarrasser davantage, l'Araignée, avertie parles secousses que la mouche produit dans la toile, tiraille vivement les fils qui conduisent \k celle-ci, et accourant bientôt elle saisit sa proie et la suce, si son appétit domande à être satisfait; si, au contraire, elle est sufiisamment sustentée pour le moment , elle roule la mouche entre ses pattes antérieures, en l'enveloppant de soie de toute part, pour la laisser ainsi garrottée suspendue k son filet, afin de la retrouver plus tard au besoin.

Je viens de dire que les Araignées suçaient leur proie; en effet , quoique ces animaux n'aient pas de véritable trompe pour humer les liquides , telles que celles dont sont pourvus les Insectes suceurs , ils ne font cependant que sucer les petits animaux dont ils se nourrissent ; mais cela avec une telle force d'aspiration , qu'ils enlèvent toutes les parties molles; ne laissant absolument que les débris de la carcasse sèche et trop dure. Pour cela les Araignées commencent par saisir leur proie avec les crochets venimeux , les tuent , et pressant ensuite le cadavre entre ces crochets et l'article basilaire très-renflé de ces organes , souvent garni de fortes dents , elles brisent ses téguments. Transportant ensuite la masse entre les deux mâchoires placées aux côtés de la bouche, elles l'expriment au moyen de ces dernières , en attirant par là succion dans la cavité buccale , toutes les parties liquides et molles de la proie ; succion qui s'effectue au moyen d'un petit appareil accompagnant le pharynx , et , en principe , analogue k celui que j'ai décrit chez les Cigales; mais autrement disposé.

J'ai dit aiissi un peu plus haut que Y Araignée Diadème plaçait souvent sa toile librement en l'air au-dessus d'un ruisseau qu'elle était obligée de franchir k plusieurs reprises, ce qui est difficile à concevoir ; et en effet , on donnerait en

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