CHAPITRE «.V. I3i
deot soit dans le cou, soit dans la partie latérale du corps. Ces diverses pièces cartilagineuses qui ont, tant par leur consistance que par leur fonction , de l'analogie avec les as des Vertébrés , ne peuvent cependant pas , ainsi que je Tai déjà Tait remarquer plus haut , être comparées comme analo* gués a aucune pièce du squelette de ces dernières, qui cmt toutes disparu dans la limite qui sépare les deu premiers embranchements du Règne animal. Le Créateur^ tout bn
ABANDONNANT CETTE SÉRIE p'ORGANEB SOUS LE RAPPORT OB LA FORME ET DE LA DISPOSITION , PUT FORT BIEN EMPLOTBR DE NOUVEAU LA MÊME SUBSTANCE DANS d'aUTRES CONDITIONS, SANS qu'on puisse CONSIDÉRER CES NOUVEAUX 0R6ANE8 COMME LES REPRÉSENTANTS DE CEUX ABANDONNÉS. C'CSt aifisi q«e,
bien que les cartilages des Céphalopodes aient réellemMt, sous divers rapports , beaucoup de ressemblance avec la subtance des os, ils ne sauraient cependant être considfrés comme les analogues des vertèbres ou des cotes , ete. , pas plus qu'on ne serait autorisé à regarder quelques-uns des muscles des membres de ces Animaux comme représentant individuellement les muscles Gaslrocnémiens^ PérorUer, PopWé , Deltoïde , SupincUeur , ou tout autre muscle des membres de l'Homme.
Les Téguments du sac se replient dans son intérieur, et y forment vers le milieu une cloison transversale divisant sa cavité en deux compartiments, dont l'un , répondant au fon^ du sac, renferme une partie des viscères, et l'autre, situé au dessous, est lui-même partagé en deux par la partie évasée de l'entonnoir, et dont l'une, placée au milieu du sac^ communique au dehors par le sommet de ce dernier; tandis que la plus inférieure s'ouvre par l'orifice même du sac. Dans la cavité moyenne sont placées les Branchies et les Organes d'accouplement , pendant que la troisièma partie celle qui entoure Tentonnoir et le cou , né renferme aueuji autre organe.
La cavité moyenne ou Branchiale est ensuite elle-même
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divisée en deux parties latérales par un repli vertical formé par la cloison transversale qui la sépare de celle du fond du sac.
Les Branchies forment de chaque côté une pyramide composée de nombreuses petites lames foliacées superposées , dans lesquelles sont répandus les vaisseaux sangains ; et l'eau servant k la respiration entre et sort par Torifice rétréci de Tentonnoir.
A la base de chaque branchie se trouve , chez la femelle , l'orifice de YOviducte^ et chez le mâle, la Verge au côté gauche.
Enfin, au milieu de la face ventrale est placé, dans la même cavité branchiale , l'orifice du Rectum , formant un gros tube dirigé en dessons dans l'entonnoir, qui donne ainsi également issue aux excréments.
Parmi les Viscires , placés dans le corps proprement dit et le fond du sac, se trouve, entre autres, un organe remarquable consistant en une bourse fort grande, remplie d'une substance onctueuse d'un noir brunâtre, connue sous le nom de Y Encre de ces animaux. Cette bourse, placée dans le fond du corps chez les Seiches et les Calmars , et au milieu de la face ventrale chez les Poulpes , produit un canal excréteur qui vient s'ouvrir dans l'entonnoir, par l'orifice rétréci duquel cette encre est répandue au dehors, pour
TROUBLER L'EAU LORSQUE l'aNIHàL VEUT SE SOUSTRAIRE il LA POURSUITE DE SES ENNEMIS.
Il parait, d'après les observations de M. Owen , que cet organe manque chez les NatUilus , placés en tête de la Classe des Céphalopodes.
Au milieu du sommet de la tête se trouve , ainsi que je l'ai déjà dit, l'orifice buccal, ouverture formée par deux lèvres circulaires concentriques, d'où sort une paire de mâchoires cornées des plus vigoureuses , ayant absolument la forme et la disposition des deux mandibules du bec d'un Perroquet ou d'un Oiseau de proie, avec cette différence que