‹ Théologie de la nature (volume 4)Chapitre 34 sur 136 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

pieds, et se trouvent réunis, avant d'y pénétrer, par une ehaine de branches latérales allant de Tun k l'autre, de manière à former un anneau autour de la bouche. Je ferai surtout remarquer cette disposition comme rappelant la forme que prend toute la partie centrale du systèn>e nerveux chez les Animauœ rayonnes de l'Embranchement des Zoophytes, auxquels les Céphalopodes semblent faire la transition par la forme rayonnée que prend l'extrémité céphalique de leur corps.

La seconde paire de ganglions de la moelle épinière prodoit , de son côté , plusieurs paires de nerfs plus on moins forts se rendant dans le reste du corps , et entre autres sur les viscères.

Outre les ganglions principaux dont je viens de parier, on en trouve encore quelques autres paires dispersées dans le corps , mais rattachées toutefois à la moelle épinière par quelques nerfs de communication , et fournissant des branches à divers organes. Il parait que ces ganglions épars ont quelque analogie avec ceux du système sympathique des Vertébrés et des Articulés , et qu'on retrouve du reste également dans les autres Mollusques.

La Classb des Ptéropooes n'est formée que d'un petit nombre de genres d'animaux qui, tout en appartenant, par leur organisation, à TEmbrànghement des Mollusques, diffèrent cependant par des caractères essentiels des animaux des antres classes, se distinguant des Céphalopodes en ce qu'ils n'ont pas la tète couronnée de ces grands tentacules servant de pieds; et des Gastéropodes, comme n'ayant pas la faculté de ramper sur leur ventre ; aussi ces animaux sontitsexclusivement nageurs, en se mouvant dans l'eau au moyen de deux grandes expansions membraneuses des côtés de lear tète qui font les fonctions d'ailes. Us diffèrent en outre des Céphalopodes par l'absence du bec, dont la bouche de teiix - ci est munie , par la forme dn manteau , qui n'est point enaic Iwrsqnil existe. Enfin les Btanehiei sont des dé-

ii4 THiOLOGU DE LÀ ICATURX.

pendances des rames, ou plutôt ces mêmes rames en font la fonction ; ou bien ces organes respiratoires sont placés sur l'arrière du corps ou sous les bords du manteau.

Plusieurs sont munis d*une coquille diversement conformée , dans laquelle une partie de leur corps est renfermée.

Ces animaux tous pelits et ne formant que peu de genres» sont encore fort peu connus sous le rapport de leur organisation , qui n'a jamais été étudiée que d'une manière trèssuperficielle.

Les Gastéropodes, troisième Classe des Mollusques , ont généralement le corps médiocrement allongé , plus ou moins cylindrique en dessus, et d'ordinaire aplati en dessous en un large disque occupant toute sa face ventrale, disque sur lequel ces animaux rampent, et qu'on a nommé de la leur Pied, mais qui se rétrécit dans quelques genres en une simple crête longitudinale.

Le corps est tronqué à son extrémité antérieure où se trouve la Bouche^ et y porte de deux a six Tentacules sensitifs, et deux petits Yeux simples qui manquent quelquefois ; mais cette Tête n'est d'ailleurs aucunement distincte du reste du corps.

A son extrémité postérieure le corps s'atténue en une languette triangulaire formant ce qu'on nomme la Queue ^ quoique le pied, ainsi que la cavité viscérale, se prolonge souvent jusqu'à son extrémité.

J'ai dit plus haut que ces animaux avaient également d'as* sez grandes analogies avec les Annélides , mais sous d'autres rapports que les Céphalopodes : ceux-ci par leurs membres locomoteurs couronnant la tète comme le font les tentacules des Annélides ; et ceux-là par leur corps allongé encore réellement articulé dans les muscles sous-ventraux du pied. Cette analogie est surtout remarquable chez les espèces telles que les Limaces , dont le corps allongé n'est encore pourvu que d'un rudiment de coquille cachée sous les téguments du dos, et dont la moelle épinière est encore bien

Page 1