‹ Théologie de la nature (volume 4)Chapitre 46 sur 136 · CHAPITRE VU · texte numérisé non relu

CHAPITRE VU

REHABQDB8 SUR LES PAiNCIPAUX FAITS DE L^ORGAHISHB ET DES FACULTÉS DES AHIMAUX.

En jetant maintenant un coup d'œil rétrospectif sur Tensemble de Torganisation du Règne animal dont je viens simplement d*esquîsser les principaux traits , on remarquera mieux encore la sublime harmonie qui règne partout entre les innombrables modiOcations que le Créateur a fait subir aux Etres vivants, afin que chaque espèce en particulier soit en tout parfaitement conformée pour que les divers oi^anes qui composent son corps remplissent le mieux possible les fonctions qui leur sont assignées, pour contribuer au grand

RÉSULTAT DE LA CONSERVATION DE SA PROPRE INDIVIDUALITÉ QUE CHAQUE ANIMAL DOIT CHERCHER k ATTEINDRE, but quî

constitue l'une des deux grandes causes finales pour lesquelles LES ANIMAUX ONT ÉTÉ CRÉÉS.

J*ai fait remarquer, autant qu'il m*a été possible de le faire, que toutes les espèces animales sont distribuées suivant une vaste échelle de gradation ramifiée k l'infini, dont toutes les parties sont liées entre elles par les affinités les plus évidentes , en formant plusieurs troncs principaux sortant tous d'une même souche commune , occupée par les Entozoaires Parenchtmateux, les animaux les plus simples sous tous les rapports , étant réduits aux seules parties rigoureusement nécessaires ii l'entretien de la vie; offrant par Ih même, k la fois , le minimum de la possibilité d'existence de chaque fonction principale, et le point de départ de tous les modes d'organisation susceptibles de pouvoir être établis ; modes fondés sur diverses lois auxquelles le Créateur a assujetti l'organisation des animaux. Nous avons vu que par l'effet do

CIAPITRI Vil. i33

ces lois tout le Règne animal se troavait distribué en quatre grands Embranchements qui s*élevaient sur celle souche commune; c'est-à-dire que l'ensemble de toute la série zoologique formait d'abord deux principaux troncs primitifs , dont l'un comprenait les animaux soumis à la loi du rayonnement des organes , et l'autre ceux soumis à celle de la dualité des parties.

On a vu que le premier de ces troncs fondamentaux ne constituait guère qu'une seule tige à petites branches latérales formant d'abord la Classe des Entozoaires eux-mêmes, d'où Torganisalion s'élevait ensuite graduellement sous l'influence de la loi de rayonnement vers des types plus compliqués et par là plus parfaits , en s'étendant successivement à un plus grand nombre d'organes, en* produisant successivement les Échinodermes Fistuldies, Échinibbs etSTELLÉRiDES, OÙ le type arrive déjà à son maximum de perfection ; qu'à partir de là, le mode d'organisation dégradait ensuite de nouveau, et cela rapidement dans les Classes des Acalèphes et des Polypes, pour s'éleindre dans les derniers genres de ceux-ci qui terminent le Règne animal, où l'organisation offre de nouveau la plus grande simplicité dans les Éponges^ animaux placés encore plus bas, s'il est possible, que les Proies de la Classe des Entozoaires, formant la souche sur laquelle tout le Règne animal s'élève.

Dans le second et principal tronc primitif du Règne ANIMAL, celui des Animaux à corps par partie paire, qui s'élève sur la même souche fondamentale, l'organisme arrive de même graduellement à des degrés bien plus variés et plus élevés de perfection que dans le premier, en allant vers trois types différents constituant les Embranchements des Mollusques, des animaux articulés et des Vertébrés, parlant à la fois de l'organisme le plus inférieur des Annéudës , où le corps , encore très-simple , se compose toutelois déjà d'un nombre considérable de divers organes bien

23 i THÉOLOGIE DE LA NATURE.

distincts les uns des autres, afin que leur action soit plus indépendante.

Tous les organes suivant, en conséqucncp de la loi générale, une gradation plus ou moins régulière dans la série de ces auimaux, deviennent tantôt plus simples et tantôt plos compliqués, en changeant dèlb souvent de fonctions pour se suppléer ou se remplacer les uns les autres, lorsque Tun devient insuffisant, on bien finit par disparaître Dans ces diverses modifications, il arrive souvent que dcot organes, et même des appareils ou des systèmes entiers, suivent tantôt une maf*cife semblable, et tantôt une m .rche contraire; et dans ce dcrtilèi' cas, toutefois ttne tnéme direction , lorsque Tun a pa^ sa fonction une influence telle qa*il maintient Taulre sous sa dépendance , jusqu'^ ce que, deveno lui-même trop faible par H dégradation qu*il a subie, il cède la domination h tin autre, et quelquefois même ii celui qu'il a longtemps dominé.

C'est ainsi que nous avons vif chez les Vertébrée le système musculaire si compliqué et si varié dans ses parties, suivre, d après les lois indiquées plus haut. Tome I, p. 94, e?Lactement le système osseux auquel il e^t intimeniént lié par sa fonction : l'un kôtnme puissance acfive des iliOuvements, et l'autre comme puissance purement passive. A mesure que les diverses [Mrtie^ dii squelette se modifient dans les séries que forment les os analogues , tels que les Vertèbres^ les Côtes, les PhaJaiigeà des doigts et des orteils, les tnuscles qui meuvent ces pièces tariént également comme elles ; et sitôt qu'iin de ces os disparait, les muscles qui le meuvent disparaissent aussi, k moins que leur puissance ne puisse être utile à une autre fonction , A LAQUEttE la Sagesse du

CftÉATEUR LES A EMPLOYÉS ALORS.

C'est ainsi que les muscles très-complexes de la colonne vertébrale et des côtes, par exemple, forment plusieurs chaînes parfaitement régulières tout le long du corps, chez les Serpents, où l'influence de ces os reste partout exactement la

Page 1