CHAPITRE VU
dessus de la colonne rachidienne , et qu'il changeait subitement de disposition aussitôt que le squelette auquel il est sabordonné disparaissait, pour se placer au contraire le long de la ligne médiane ventrale dans tout TEmbranchenoient des Animaux articulés; en suivant, par ses modifications, tous les changements qu'éprouve le système tégumentaire , sous la domination duquel il a passé. Bien que ce dernier arrive à UQ degré fort bas de dégradation chez la plupart des Mollusques, où il n'a plus guère d'influence sur aucun autre organe , le système nerveux conserve toutefois à peu près les mêmes caractères que chez les Animaux articulés ; n'étant dominé par aucun autre organe, si ce n'est très-faiblement par le système musculaire , qui parait être devenu un peu influent sar lai , k en juger par la diversité des formes qu'il prend , sans que le système nerveux suive ses nombreuses modifica* tions dans les trois grandes Classes que comprend cet Embranchement. C'est-à-dire que le système nerveux reste , chez les Mollusques, dans les mêmes conditions générales que lui prescrivent les quatrième et sEPTiiHE lois qui le régissent chez les Animaux articulés; celles qui ont rapport au cas où les segments du corps sont confondus en un seul ; ce qui est en efiet celui où se trouvent tous les Mollusques.
Dans les Animaux rayonnes, le système nerveux obéissant ^ la loi du rayonnement , répète ses parties centrales autour de Taxe du corps ; mais dans les autres Zoophytes dont le corps n'est point rayonné, tels que beaucoup d'Entozoaires, il parait que le système nerveux, devenu tout à fait indépendant comme tous les autres, n'offre plus rien de constant dans sa disposition.
Dans le court exposé que j'ai essayé de faire ici de la sublime structure des Animaux aux divers degrés de l'échelle de gradation où ils sont placés, je n'sd pu indiquer que sommairement les faits organiques les plus remarquables et les pins faciles k comprendre sans le secours de nombreuses figures explicatives , et n'ai encore parlé que des seuls or-
tB6 THioLOon db la rature.
gaoes dont les fonctions donnent aux Animaux la faculté de conserver leur propre existence individuelle; conservation
QUI CONSTITUE LE PREMIER DES DEUX GRANDS BUTS QU*ILS SONT APPELÉS À ATTEINDRE.
Mais quelque imparfaite que soit cette esquisse de Torganisation des Animaux , elle peut suffire pour montrer combien sont frivoles et profondément erronées ces théories philosophiques par lesquelles on a cherché h faire comprendre que l'univers entier, tel qu'il se présents ii nos veux dans sa magnifique complication, n*est dû qu à Taclion des lois physiques qui régissent la matière brute; matière et lois qui seraient seules éternelles, sans qu*il soit nécessaire d*admettre, même par simple bypotbèse, le concours d'une Puissance intellectuelle qui aurait mis la matière en œuvre pour en former les Êtres sans nombre que le monde renferme. Et pourtant ces mémea Philosophes seraient bien embarrassés d'expliquer, et de comprendre d'abord eux-mêmes, comment a pu se former cette infinité d'Êtres vivants dont la terre est peuplée, voire même le plus petit animalcule.