‹ Théologie de la nature (volume 4)Chapitre 51 sur 136 · CHAPITRE Vin · texte numérisé non relu

CHAPITRE Vin

PHfiQVES DB L^fiXTSTETfCE DE DIEU ET DE SES ATTRIBUTS , TIRÉES DE LA GRANDE FONCTION DE LA REPRODUCTION DES ÊTRES VIVANTS EN GéNÉRAL £T DES AlflVAUX VERTÉBRÉS EN PARTICULIER.

Il n'a élé encore question dans ce qui précède que des appareils organiques au moyen desquels les animaux maintiennent, pondant un temps plus ou moins long, leur propre existence individuelle ; mais comme ils sont soumis h la loi générale de la destruction , que subit tout ce qui constitue le inonde , il n'a pas suffi à rÉternel dans sa sublime saççesse d'avoir donné uniquement l'existence h ces innombrables Élres divers; il a voulu aussi qu'ils eussent le pouvoir de

PERPÉTUER LEURS RACES , AFIN QUE PAR EUX-MÊMES l'OEUVRE DE LA CRÉATION FÛT CONSERVÉE.

Or ce second grand but essentiel que les Êtres vivants doivent atteindre a nécessité chez eux: encore d'autres appareils dont le Créateur a enrichi leur organisme, et par lesquels chaque espèce animale est capable de reproduire, par la plus inconcevable faculté, un plus ou moins grand nombre de fois son semblable, afin d'en multiplier les individus et parer ainsi à Tanéantissement de sa race; fonction essentielle , fort différente de celle de la simple assimilation on de la conservation de l'individu, dont il a été exclusivement P^rlé jusqu'à présent.

L'accomplissement de cette nouvelle grande fonction finale ne devait également pas être abandonnée uniquement ^ la simple volonté des Animaux , où l'influence de nombreuses causes accidentelles eussent trop facilement pu compromettre le succès ; aussi Dieu , dans son adorable provi- <l^iice» les a-t-il soustraits à cette ehaoce incertaine, comme

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il les a soustraits aux effets de Tinfluence de la yolonté et du sentiment pour la fonction de la nutrition ; mais par des moyens entièrement différents : ici en leur inspirant une horreur instinctive pour la mort, et par la souffrance qu'il a attachée à la faim; et Ik , par l'attrait de la vive jouissance dans l'union des deux sexes, ainsi que par l'amour passionné instinctif pour leur progéniture.

Mais si la volonté ne dut pas être le seul mobile qui portât les animaux k l'acte de la reproduction , elle put toutefois y intervenir comme moyen accessoire avec toutes les autres facultés sur lesquelles elle agit ^ afin d'en faciliter l'accomplissement \ aussi voyons-nous cette puissance auxiliaire employée dans ce but selon le degré d'intelligence auquel peut s'élever chaque espèce animale ; non-seulement pour faciliter l'exécution de l'acte même de la génération , mais surtout pour en favoriser le succès.

On conçoit que, moins il fut accordé aux animaux de moyens qui leur permettent de se placer dans les conditions favorables à l'exécution de l'acte de la reproduction , moins aussi cet acte devait dépendre de leurs facultés intellectuelles , et moins encore du concours de plusieurs individus. Enfin, plus les animaux sont sujets à des causes de destruction par les circonstances dans lesquelles ils se trouvent d'ordinaire , plus leurs moyens de reproduction ont dû être faciles, afin de compenser par le nombre des individus nouvellement produits , celui des individus qui périssent. Or l'observation nous montre avec quelle sublime sollicitude

TOUTES ces causes ET TOUS CES EFFETS ONT PARTOUT ÉTÉ

PRÉVUS PAR LA DIVINE PROVIDENCE , qui , pour parer dans diverses circonstances k de grands inconvénients , a souvent employé des moyens qu'on croirait impossibles si l'on n*en avait pas les preuves les plus évidentes.

En effet , les faits nous prouvent , sans que nous puissions en comprendre la raison , que dans tous les Animaux supérieurs doués des facultés les plus éminentes , la production

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