Et il lui dit : Quel eU ton nom? Et U ripoM: lacob
28. < Alors il éU : Ton nom ne sera plus lemb^ mats Israël ; car tu as été le plus fort en lultwiu avec Dieu et em les hommes. »
Et Dieu le bénit.
Que signifie ce passage? quel sens peut-on y trouver! Ua pauvre mortel âgé de plus de 90 ans lutte corps à corps et longtemps avec Dieu, qui se sentant le plus faible est obligé de lui démettre la hanche, par Teffet de son pouvoir absoln présenté ici plutôt oomme magique, vu qu*il est dit que, pour produire cet effet, il lut toucha Vemboiture de I« hanchej en même temps qu*il lui demanda de le laisser; et la lutte terminée, il le bénit. Or Dieu ne sachant pas nd»s le nom delà personne qu'il avait attaquée» est ekiigé deUhÂ
CMAPITEB XIV, ftil
demander^ afin de la récompenser par sa bénédiction, sans doute pour le mal qu'elle ne lui a pas fait. C'est ainsi qu'on trouve encore ici une nouvelle preuve de cette vérité que Moïses ne s*est jamais fait de TËtre Suprême une autre idée que celle d'un simple homme susceptible même de pouvoir être vaincu par un vieillard de 90 ans auquel il est obligé de demander grâce ; mais tout en le bénissant après, il le laisse « boiteux d'une hanche, p
Verset 32. « Cest pourquoi , jusqu*à ce jour les enfants d'Israël ne meurent point du muscle retirant^ qui est à l'endroit de ïemboUure de la hanche , parce que cet homm^-là toucha Vendrait de VemboUure de la hanche de Jacob , à Tendroit du muscle retirant. »
Après avoir quitté son frère, qui s'en retourna dans son pa;s, lacob alla s'établir en Cbanaan, dans la ville de 5tekem^ où le fils du Roi lui enleva sa fille Dîna (Chap. XXXIV), qu il demanda ensuite en mariage; mais le Père et les Frères de la jeune fille déclarèrent ne vouloir consentir à cette union qu'à la condition que le Roi et son fils, ainsi que tous les individus du sexe masculin du petit État, se fissent circoncire, afin que tous ne formassent qu'une seule nation avec la famille d'Israël ; condition qui ne fut proposée que pour mieux tromper le roi et son fils, vu que trois jours après Texécutiou de cette convention, deux des fils de lacob, SinÉON et Léyj, entrèrent armés de leurs épées dans la ville de Sichem, et y massacrèrent non-seulement le roi et son fils, mais encore tous ceux qu'ils rencontrèrent, pillèrent la tnlle^ s'emparèrent des troupeaux avec tout ce qui était à la tille et aux champs , enlevèrent les enfants et les femmes ; et tout cela contrairement k la volonté de lacob qui en fut fort irrité. Cet acte de trahison et de vengeance fut exécuté par les enfants dlsraël, secondés sans douie par leurs gens; nais on ne conçoit pas comment un si petit nombre de persoones aient pu ravager une ville tout entière , ne fût-ce qu'un ûnple village, où il a dû se trouver des hommes capables de
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défendre leurs familles et leurs propriétés; mais on aurait tort de vouloir compter avec des auteurs de Poèmes, tout leur étant permis ; la plus absurde impossibilité ayant le droit de passer pour vraie, il suffit que cela fasse inapression. Somme toute, il n'en est cependant pas moins vrai que Moïses, tout en offrant cet acte comme un haut fait de ses héros , ne présente pas moins ces derniers comme d'indignes pillards k qui tous les moyens de s'enrichir sont bons.
lacob, cet homme protégé de Dieu qui l'a si souvent béni en concluant des alliances avec lui et ses pères, se patnit toutefois d'avoir encore dans sa maison des Idoles auxquelles il rendait un culte; ce qui prouve que, bien qu'il ait eu, ainsi que son Père et son grand-Père, le bonheur de parler face à face à l'Éternel, de recevoir ses commandements avec la promesse si souvent réitérée de son alliance, sa foi a été fort peu solide, ainsi que cela ressort formellement du Chàp. XXXy, où il est dit : 2. « Jacob donc dit à sa famille f et à tous ceux qui étaient avec lui : Otez les Dieux des étrangers qui sont au milieu de vousj et purifiez-vous^ et changez de vêtements ,
3. < Et levons-nom et montons à Béthel^ et je ferai là im autel au Dieu fort^ qui m*a répondu au jour de ma détresse, et qui a été avec moi pendant mon voyage. »
4. c Alors Us donnèrent à Jacob tous les Dieux des itrath gers qu'ils avaient^ et les bagues qui étaient pendues à leun oreilles , et il les enterra sous un chêne , gui était auprès de Sichem.
lacob étant parti ensuite de Sichem alla s'établir à Béthel en Chanaan, lieu où l'Éternel lui avait apparu quand il s'enfuit en Mésopotamie auprès de son oncle Laban, et où il bâtit déjà alors un autel qu'il nomma de ce nom de Béthel. An Ghàp. XXYIII, 19, et suivants , il est dit, au contraire, qne cet autel fut bâti et nommé Béthel quand Dieu lui apparut lors de son retour de ce pays ; ce qui est difficile à faire accorder.
Enfin le même fait est également rappelé au Verset 10,
CHAFITRB XIV. 513
comme il a été rapporté au Chap. XXYII , 3 , que Dieu ayant apparu k lacob lors de son retour de Mésopotaïnie, lorsqu'il lutta avec lui k Pèniel , lui dit que dorénavant il devra s'appeler Israël ; passage qui parait évidemment intercalé au Chap. XXXV, où il rompt la suite de la narration, qui en fait le sujet principal ; mais toutefois en y ajoutant, comme. toujours, que TÉternel lui donna les assurances les plus formelles de son alliance , la promesse de multiplier considérablement sa postérité, et que non-seulement de nombreuses nations naîtraient de lui , mais que sa famille produirait plusieurs Rois ; enfin, ce qui n'est jamais oublié, que Dieu lui donnera tout le pays de Chanaan.
Après le départ de Betbel pour se rendre k Êphrat, Rachel mourut en mettant au monde Beniamin , le douzième et dernier fils de lacob (Chap. XXXY, 16), et fut enterrée k Sethléhem, et ce ne fut qu'après que lacob revint chez son père k Mamré près Hébron.
Après s'être réconcilié avec lacob, Ésaù, surnommé Édom (Chap. XXV, 30), s'en éloigna en allant plus vers le midi, habiter les montagnes de Séhit (Chap. XXXYI, 8), dans le pays d'Édom , auquel il donna son nom , et y devint le Père des Idumèens.
C'est k cette époque que parurent déjk les titres nobiliaires, plasieurs petits-fils d'Ésaû étant qualifiés du nom de Duc (Chap. XXXVI, 15).
A ce même chapitre sont nommés les descendants d'Ésau, mais avec d'assez nombreuses répétitions des mêmes personnes ; ce qui indique que ce passage est un amas de notes mal rassemblées. Et le texte ajoute que ces descendants d'Ésaû ont en efiet produit plusieurs rois, longtemps avant qa*il y en eût en Israël.
C'est au Chap. XXXVII qu'est racontée l'histoire de lo- SEPH , fils aîné de Rachel , que lacob aimait le plus de tous ses enfants. Cette affection attira sur lui la jalousie de ses frères, qui, profitant d'un moment où ils se trouvèrent