Mais ta verge d' Aaron engloutit leurs verges, d
Et le Pharaon refusa encore. Or que signifie ce miracle 4e verges devenues des dragons , si ce n'est que les magieiens d'Egypte étaient aussi savants qn'Âaron; ou, en d*autrès termes , qu'Osmis , leur Dieu , était aussi puissant que I'Éterhel , et, par conséquent, également un Dieu rèd et Boo pas une simple /dote? C'est ainsi que Tauteur de l'Exode, en voulant faire du merveilleux, s'est simplement fourvoyé.
L'Éternel ayant.de nouveau formellement envoyé une troisième fois Moïses et Aaron auprès du roi, pour solliciter la permission de sortir du pays, il leur ordonna de faire devant le monarque le miracle de transformer Teau du fleuve en sang , et qui , devenant puante , devait causer les plus grands maux i TÉgypte (Chaf. YII, 20). Ce miracle ayant été exécuté, les magiciens païens en firent également autant ; de manière qu'ici encore , rien ne prouve ni la réalité et la supériorité de Tunique Dien des Hébreux, ni la nullité d'Osirig. Hais ce qui est difficile k concevoir dans ces mira- (to, c'est comment, après qu'Âaron eut converti toutes les eMx â'Êggpte en sang^ il toi possible aux magiciens, défaire lëmêmeêhose { Versets 2D-S3). Il es! évident qu'en écrivant oe passage Fauteur de l'Exode ne s'est point aperçu de cette ÎMonséqvettce. Mais quoi qu'il en fût, le monarque, peu convaincu par ces prodiges, tourna le dos aux deux Héireuxy et {Verset ^), vint en sa maison et n'appliqua pomi eneorè son cœur à cela. »
TBÉOLOaiB Bl Là NATURB.
Mais Dieu envoya une quatrième fois Moïses et Aaron an PharaoD pour lui demander la même faveur, et le menacer, en cas de refus, de faire produire au fleuve (Chap. VIII, 3)
€ une infiniié de grenouilles^ qui monteront et entreront
dan$ ta maison , et dans la chambre où tu coucheras , et sur tout ton lit , et dans la maison de tes serviteurs^ et parmi tout ton peuple^ et dans tes fours et dans tes mais. »
Ce nouveau miracle fait par Aaron n'eut guère plus de succès que les deux premiers ; vu que les magiciens égyptiens en firent autant (Verset 7); mais le Pharaon, coaimençi
toutefois k céder ; et (Verset 8) € appda Moues et Âaron^
et dit : Fléchissez V Étemel par vos prières , afin quHl retire les grenouilles de dessus moi et de dessus mon peuple; et je laisserai aller le peuple , afin qu'il sacrifie à TÊtemeL »
Moïses promit de faire cesser le fléau et l'arrêta, en effet, dès le lendemain ; mais, une fois les grenouilles détruites, le roi , revenant sur son engagement, refusa de nouveaa de laisser partir les Israélites ; et Aaron , .pour l'en punir, frappa, par ordre de rÉternel, la poussière avec sa verge; et elle devint dans toute TÉgypte une infinité de poux ; prodige que les magiciens s'efforcèrent en vain d'imiter (Vers^ 17 et 18); ce qui les obligea à reconnaître eux-mêmes que c'était Ik le doigt de Dieu; mais le roi ne céda pas encore pour cela.
Dieu envoya en conséquence une cinquième fois Moïses chez le Pharaon , pour le menacer, s'il ne consentait pas an départ des Israélites , de faire dévaster le pays par un mélange d'insectes ; fléau dont la province de Crosehen , où ha* bitaient les Hébreux, serait toutefois préservée (Versets 21, 32). Ce miracle ayant eu Heu dès le lendemain , le Roi fit de nouveau venir Moïses et Aaron, pour leur annoncer qu'enfin il leur permettait de sacrifier à leur Dieu , mais dans le pajs même.
26. « Mais Moïses dit : Il ne serait pas à propos de faire ainsi , car ce que nous sacrifierons à l'Éternel notre Dieu^