‹ Theologie de la nature (volume 5)Chapitre 26 sur 58 · II · texte numérisé non relu

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'SBA THiOLOGIB Dl LA HATURB.

diqué plus tout ponr la quantité de germes de paYot contenus dans une' seule graine, et destinés à naître dans une seuk année , suivant les savants qui croient h remboitement de$ germes dans le premier individu créé au commencement du monde ; quantité où il s*agit pour une seule plante de VuniU «utvtB de dix-huit mille zéros.

Si tel est le nombre des germes renfermés duns un simple grain d'une plante annuelle, qu'on se figure la quan* tité de ceux contenus dans le premier individu des végétaux vivaces dont chaque sujet produit d'innombrables semences pendant plusieurs années? Enfin qu'on se représente celui provenant de germes qui naissent autrement que pargraines, tels que ceux venant de Stolons^ de Bragecns et de Boutures , où il suffît souvent d'une simple parcelle de feuille pour reproduire la Plante entière avec nne série infinie de descendants. Or tout cela doit avoir été renfermé dans l'origitie dans un seul germe primitif!!! Je laisse ensuite k ehacun à peser lui-même la valeur d'une semblable hypothèse que des hommes, et surtout des savants de grande réputation, ont osé soutenir, sans chercher k se rendre compte de ce qu'une semblable opmion pouvait signifier; mais il leur a suffi d'avœr- soutenu une thèse extraordi* naire. Du reste, que peut gagner au fond la ^science li de pareils systèmes? Si TËsprit ne peut pas concevoir comment un Être prend sa première origine, il concevra eno>re bien moins comment l'individu primitif a été produit ou s'est formé lui-même; et si forcément on est obligé d'en venir k croire k une création , tout s'explique par Ih de la manière la plus simple, par l£ pouvoir tout-puissaut et l'oi-

NiSCIGNCK DIVINE.

Mais si par cela même que les Plantes et les Animaux ioni animés de la force vitale créée par l'Éternel, force qui tient sous sa dépendance toutes les propriétés inhérentes k la matière brute > il est incontestable que Dieu ayant eu la puissance de neutraliser par Ik ractiom de ces

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mêmes propriétés pour rendre l'existence des Êtres vivants possible, afin d'arriver chez eux à des résultats différents de ceux que les propriétés de la matière brute produisent ordinairement, on est obligé d'admettre aussi qu'il doit être également le Créateur des lois qui régissent la matière brute,

AYANT EU LE POUVOIR DE LES MODIFIEE ET d'eN SUSPENDRE LES SFFETS.

Cette vérité est ensuite appuyée par cet autre fait, que Dieu ayant eu le pouvoir de créer les lois et les propriétés qui, caractérisent les substances organiques, il est naturel d'admetlre qu'il a créé aussi celles inhérentes k la matière brute; et cela d'autant plus que les deux catégories offrent souvent les plus grandes analogies.,

§ IL CoéternUé de la Matière et de Dieu.

Certains Philosophes déistes pensent toutefois que la matière en elle-même est coèternelle avec la Divinité^ et quen "sonséquence elle nest pas créée par elle^ tandis que d'autres , en beaucoup plus grand nombre, croient au contraire que Dieu est seul éternel et a tout créé, même la matière brute^ Quoique cette question paraisse au premier abord entièrement insoluble, elle est cependant susceptible d'un examen , d'où ressort, sinon la preuve, du moins de très- fortes présomptions en faveur de l'opinion que Dieu a également créé la matière.

Il eât.vrai qu'il semble que la puissance intellectuelle absolue, que nous désignons sous la dénomination de Dieu, peut être éternelle avec pouvoir sur la Matière , également éternelle; iqais si l'on examine quel a pu êtrq l'état de cette dernière avant que rintelligence suprême l'ait mise en œuvre dans la création de l'univers , ou est conduit a une conclusion qui ne s'accorde pas avec la première de ces deux opinions. En effet, nous avons vu que, du moins pour les substances organiques, Dieu a créé leurs propriétés

dans les malières composées ; d*où il est très-probable, si-» non certain, que son pouvoir s'étendait également à la matière brute, lui ayant commandé d'entrer en une infinité de combinaisons nouvelles pour former les diverses substances composées animales et végétales connues aujourd'hui. Or ces combinaisons n'ont pu avoir lieu qu'en conséquence des propriétés de leurs éléments constituants; d'où résulte que la création de ces substances composées n'a consisté qu'en celle des propriétés de leurs éléments, que l'Être Suprême leur a imposées en soumettant en même temps leur action à des lois désormais immuables sous sa toute-puissante volonté; absolument comme il a créé les propriétés des substances organiques qu'il a soumises à l'agent de la vie, créé plus tard.

Pour élucider cette explication générale, je me permettrai d'eu citer simplement un exemple. Dans tout le Règne de la matière brute, les trois substances élémentaires l'Oxyigène^ YHydrogène et le Carbone ne peuvent se combiner dans les proportions voulues pour former soit de VHuile^ soit de Y Alcool; ce qui prouve que cette propriété n'existant point maintenant pour ces corps simples , elle n*a pas non plus existé avant la création des Êtres organisés qui seuls produisent ces deux substances composées. Or , comme celles-ci ne se forment que dans les conditions spéciales que leur présentent les Végétaux et les Animaux, il est évident que les propriétés de l'Oxygène, de THydrogène et du Carbone auxquelles elles sont dues leur ont été données par l'Être Suprême ; et sil a eu le pouvoir d'imposer ces propriétés k ces éléments, il est naturel de croire aussi qu'il a créé toutes les autres dont ils jouissent : car pourquoi cela nç serait-il pas ?

C'est ainsi qu'encore aujourd'hui, les il/é^aua; , autres matières élémentaires , sont les uns k l'égard des autres, pour la plupart, en quelque sorte, k l'état chaotique; si ce n'est qu'ils jouissent réciproquement de la force d'attraction, et

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par suite de celle de cohésion , mais sans pouvoir jamais former aucum combinaison^ par laquelle leurs composants offriraient de nouvelles propriétés, restant, dans toutes les conditions, les uns par rapport aux autres, dans la plus parfaite inertie. Si donc il plaisait au Tout-Puissant de les employer dans une nouvelle création pour en former des substances composées entrant dans la composition du corps de ces nouveaux Êtres, il serait obligé de gréer en conséquence ces propriétés d'affinité dans les métaux; ce qui prouverait ) comme pour TOxygène, THydrogène et le Carbone, qu'il a le pouvoir de le faire; d'où il serait naturel de conclure qu'il a de même créé dans Torigine leur force d'attraction, la seule dont ils aient joui jusqu'à maintenant. Peutêtre ces créatures inconnues sur notre terre existentielles déjà sur d'autres corps célestes.

La Matière ainsi dépourvue, dans Vorigine^ de toute propriété, si ce n'est de celle de l'Impéné^ra&tltté dont l'existence constitue un véritable axiome, était, en conséquence, dans l'état nommé le Chaos ; état où chaque Atome complètement inactif se trouvait à côté d'autres également inertes, condition où tous étaient semblables entre eux par l'absence de toute propriété caractéristique , si ce n'est celle attachée k la forme , qui pouvait différer d'une espèce d'Atome à l'autre.

Or quel avantage les Naturalistes et les Philosophes pourraient-ils tirer de ce fait, d'ailleurs hypothétique, que la matière a toujours existé pour expliquer les causes et les effets dont elle est devenue l'objet depuis que la toute-puissance de l'Être Suprême l'a mise en activité? Et pourquoi compliquer aiqsi inutilement cette importante question, en admettant sans raison l'existence simultanée de dettx causes éterneUes^ lorsqu'une seule suffit pour tout expliquer ^ ainsi que l'ont pensé la plupart des Philosophes de tous les temps ?

358 TnoiOIftis 1>2 1à nàtork.

flcaiCLtaioiis «lirt&ALSf d» pbjrtiteb qui dieu est biul Là càsiE

<r£]UfSt.LE DE TOUT CE QUt BUfiT&

Les notobrew^es preuves MûtèrietteÈ que je viens de donner, non-seulement de INEXISTENCE D'UN DIEU COMME INTELLIGENCE StîPRÉMK CRÉATRICE DE L'UNIVERS, mais encore de sa TOUTE-PUISSANCE , de son INFINIE SAGESSE, de sa TOUTÈ-SCIENCE et de son INEFFABLE BONTÉ, preuves qu'on pourrait multiplier k Tin JBni, ne sauraient laisser le moindre doute sur cette vérité fondamentale principe de toute chose.

. Cette première base ainsi rigoureusement établie , les conséquences naturelles qui en découlent avec non moins d'évidence, fournissent encore la preuve d'autres àttri* buts caractéristiques de son essence d'ÉTRE SUPRÊME. En effet, comme Crémeur é4 funiver$^ Dieu est nécessaire^ ment ÉTERNEL.

Par son Infinie Sa^eêsè^ sa ToxM^Sdénèè et sa BomÙ, il est évidemment MISÉRICORDIEUX et d'une IMMUABLE JUSTICE.

Or ces divers attributs imè ibis reconnns comme d'IRRÉ^ FRAGABLES VÉRITÉS, IL NE SAURAIT PLUS ÊTRE PERMIS D ADMETTRE UNE OPINION QUELCONQUE A LAQUELLE CES MÊMES ATTRIRUTS NE SERVIRAIENT PAS RIGOUREUSEMENT DE BASE, èans tomber dans leâ plus graves erreurs , en manquant ^ là logique la plus vulgaire, quand même Cette opifUmi sÈTiXit nxppnyéé de VautoriU en apparence la plus respeel€lbîei la vékité Nfi t»otJVANT ia-

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