‹ Theologie de la nature (volume 5)Chapitre 50 sur 58 · II · texte numérisé non relu

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59(1 THBOLOGIK Vt LA NATURS.

butin iê tes ennemis , qm V Éternel ton Dieu Vaura donné. » ib. < Tu en feras ainsi à toutes les villes qui sont élotgnée$ de toi^ et qui He sontpoint des villes de ces nations. >

16. « Mais tu ne laisseras vivre personne qui soit des villes de ce peuple que V Éternel ton Dieu te donne en héritage; >

17. « Car tu nemanqueraspoint de les détruir^y^à la façon de Vinterdit; savoir^ lesUélhiens, les AmorrhéenSy les Chananéens , les Phérésiens , les Héviens , les lèbusiensj comme Y Éternel ton Dieu te Va commandé* i>

18. « Afin qu*ils ne vous apprennent pas à faire toutes les abominations quHk ont pratiquées envers leurs dieux, et que vous ne péchiez pas contre r Éternel votre Dieu. >

Ainsi toujours la môme cruauté envers les enn^nis , par crainte de l'idolâtrie.

Au Ghap. XXI Moïses engage k ne pas détruire les arbres fruitiers des pays conquis , le peuple devant se nourrir plus tard de leurs produits, et permet d'épouser les femmes qu'on fera prisonnières, après avoir observé à cet égard un certain cérémonial ; permission en contradiction avec la défense formelle . souvent faite ailleurs, de s'allier par le mariage à des filles des idolâtrés ; et ajoute que ces femmes pourront toutefois être répudiées et renvoyées libres^ mais jamais vendues comme esclaves.

Lorsqu'un homme aura plusieurs femmes, il ne pourra pas passer le droit d'ainesse du fils de celle qu'il aime le moins à celui de la femme qu'il préfère ; droit d'aînesse qui consistait en une double partxlans la fortune du père.

Les enfants qui n'obéiront pas k leurs parents , ne serait-ce que pour gournoiandise et ivrognerie, seront conduits par eux devant les anciens ^e la ville auxquels ils feront connaître les vices de leurs fils, et les juges les feront lapider. Les condamnés a être pendus devront être ensevelis avant la An du jour.

Le Chap. XXII traite des devoirs de charité, et défend de porter d* autres vêtemev^ts que ceux propre à chaque sexe;

oiAmRi XIV. 5dS

d*«iifever de son nid, v,n oi$mu qui couve , et ne permet d'y prendre que les petits; en ajo\£tant .* Verset 7. « Afin que tu sois heureux, et que tu prolonges tes jours. »

Il déf^d aussi de planter diverses variétés de vignes, de peur que le produit n^en soitsouilU. On ne devra point labourer avec un âne et un bœuf accouplés : on ne âevra porter aucun vêtement tissu de fil de différente nature. On devra faire des bandes aux quatre pam des robes qu'on portera. Le mari qui aura injustement reproché à la femme qu'il a épousée d'avoir eu de Vinconduite avant le mariage sera châtié pour T avoir diffamée y et payera cent pièces ^argent au père de la femme , qu'il ne pourra jamais répudier . Si y au contraire, la jeune femme est reconnus coupable elle devra être assommée. Les adultères pripen flagrant délit seront tous les dedx punis de mort; il en sera de même si la femme est simplement fiancée; et si f homme lui a fait violence, lui seul sera lapidé. Lorsqu'un homme aura fait violence à une fille libre, il sera condamné à la prendre pour sa femme, et def payer cinquante pièces d'argent à son père. Nul ne pourra prendre la femme deison père, ni ne découvrira le bord de la robe de son père, »

Ghap. XXIII. L'Eunuque ne pourra point entrer dans Vas-' semblée de ï Étemel; le Bâtard en sera exclu jusqu'à la dixième génération. En sont également exclus lesHammoni-' te» et les MoaMtes , jusqu'à la dixième génération , pour ne point itre venus au-devant des Israëliies avec du pain et de l'eau^ à la sortie d'Egypte; et pour avoir fait venir le devin Baiaamy afin de maudire les enfants d'Israël; et Moïses défend en outre de ne jamais rechercher ni leur paix , ni leurs biens; mais on ne devra point avoir les Iduméens en abomina^ lion, vu qu'ils sont les frères des IsraëUtes (eomme descendants d*Esaû). On ne devra pas non plus avoir les Égyptiens en abomination , ayant vécu, en étrangers dans leur pays; les enfants qui leur naitrontdans la troisième génération^ pour-ront entrer dans rassemblée de V Éternel,

' Il défend de déposer des ordures dans te camp , dfin que

Dieu eu passant ne les voie pas. On ne devra point livrer à son maUre le servi$eur qui se sera enfui de chez lui. Il défend ta prostitution. Au Verset 19 , Moïses défend de prêter à intérêt à Sion prochain^ mais bien aux étrangers. Il recommande d*accomplir les vœux qu'on aura faits à V Éternel; et derempUf fidèlement les engagements envers autrui. Il permet de manger dans la vigne du prochain autant de raisin qu'on voudra , mais non pas d^en emporter. On pourra aussi arracher des épis dar^ le champ d* autrui , mais non pas en couper avec une faucille: singulières lois qui permettent de voler en observant simplement une certaine forme.

Ce célèbre législateur continue, aux Chap. XXIV et XXV, de formuler encore plusieurs autres lois. Par la première, il permet k un homme de répudier sa femme, s*il trouve en elle quelque chose îï infâme; il lai remettra, dans <;e cas, une lettre de divorce; et lorsqu'elle se remarie k un autre, qui à son tour la répudie ou meurt, le premier mari ne pourra pas la reprendre.

Tout nouveau marié sera , pendant un an ) exempt d'aller à la guerre. On ne recevra point en gage les meules à mou-* dre. Le rapt est^puni de mort. On devra se préserver de la lèpre. Si Von a droit à recevoir un gage pour une valeur due^ il devra être remis devant la porte du débiteur^ sans que celui qui le reçoit n* entre dans la maison; et ce gage ne devra pas être accepté d^un pauvre. Moïses défend de faire le moindre tort à ïouvrier qv^nt à son salaire , qu'on payera même chaque jour. On ne devra point faire mourir le père pour sori enfant , ou V enfant pour le père. On ne pervertira point le droit de T étranger ou de V orphelin ; et Von ne prendra point les vêtements de la veuve pour gages. Les étrangers et les pauvres ont le droit de glaner^ dans les champs de blé, aussi bien qu'aux oliviers et à la vigne: Le maximum des coups de bâton quun juge pourra infliger à un coupable sera de quarante. On ne musellera point le kœufqui foule le grain. Lorsque deux frères habiteront ensemble , et que Vun meurtrie second èpoth

CHAPlTRE^ XIV. 597

sera M veuve; et s'il refuse de se marier avec elle , eUe le fera venir devant les Anciens , lui ôtera le sioiAieret lui crachera au visage , en lui disant : C'est ainsi Qu'on fera a l'homme qui

NE SOUTIENDRA PAS LA FAMILLE DE SON FRÈRE. (XXV, 9). Ofl

n'aura pas deux poids et deux mesures. Enfin Moïses recommande aux Israélites de se venger des Hamalékites, qui les battirent quand il vinrent les attaquer.

Le Chap. XXVI prescrit de payer la dîme aux Lévites et d'ofirir k l'Éternel , après avoir pris possession du pays de Chanaan , des sacrifices en actions de' grâce de tout le bien qu*il a fait au peuple d'Israël.

Moïses ordonne, au Chap. XXVIt, qu'aussitôt que le peuple aura passé le Jourdain , il devra dresser des pierres , scellées avec de la chaux , pour y graver les lois qu'il a prescrites, et dresser un autel k rÉternel pour y sacrifier. Moïses et les Lévites engagèrent encore le peuple de rester fidèle aux ordonnances de l'Éternel , de garder ses statuts » et de recevoir, dans leur nouvelle patrie, la bénédiction qui sera prononcée sur ht montagne de Garizim ; tandis que la malédiction sera prononcée par les Lévites ^ sur le mont Hébal , contre ceux qui feront une image taillée ou de fonte, qui est en abomination à T Éternel , et T ouvrage de la main d'un ouvrier , et qui le mettra dans un lieu secret; et en oik tre , contre celÎÂi qui aura méprisé son père ou sa mère ; cehui qm transportera les bornes de son prochain; celui qui fera égarer V aveugle dans son chemin ; celui qm pervertira le droit de V étranger^ de V orphelin et de la veuve; celui qui cmtchera avec la femme de son père ; car il découvre le bord de la robe de son père; celui qui couchera avec aucune béte; celui qui couchera avec sa sœur ou sa belle-mère ; celui qui frappera son prochain en cachette ; celui qui prend quelque présent , pour mettre à mort Fhomm^ innocent; et celui qui ne persévère pas à faire les paroles de cette loi.

; A toutes ces malédictions, le peuple qui les écoutera aura k^répondre: Amen.

tOè THiOLOMB DB lA MATURE.

Au Ghap. XXYIII, «ont récapitulés, d'une part, tous les avantages maUrieU dont Dieu gratifiera les Israélites , s'ils observent exactement les ordonnances qui leur sont prescrites; où Moïses n'oublie surtout pas de parler, comme d'ordinaire, des fruits abondants des champs, de la fécondité des vaches et des brebis , des pluies que Dieu fera tomber pour fertiliser la terre , etc. , etc. ; et d'autre part, les plus épouvantables, malédictions contre ceux qui n'obéiraient pas k la voix de rÉternel , malédictions dont les efifets sont exposés dans le tableau le' plus horrible qu'on puisse imaginer, mais dont je m'abstiens de reproduire ici les hideux détails, quoiqu'ils méritent d'être lus , pour se faire une idée de la révoltante image sous laquelle Moïses présente la vengeance de rËtre Suprême ; frappant des nations entières des maux les plus affreux , pour punir les péchés de quelques-uns de leurs membres : indigne pensée que ce célèbre réformateur eut de la Justice divine \ pensée , du reste , si souvent expri-* filée dans ses Livres , et que nous retrouvons malheureuse» ment encore dans ceux de ses successeurs , qui passent, eomme le Pentateuque , pour avoir été dictés par l'Esprit divin.

Dans l'étrange peinture de ces afflictions humaines l'auteur a soin, pour faire effet, de menacer le peuple des plus horribles calamités, telles que les dégoûtantes maladies, de la gravelle, de la gale, des hémorrhoïdes et de l'ulcération générale de tout le corps, sans oublier la mort, le fer des ennemis, la sécheresse et même la Nielle, la ruine dans tes affaires, le viol et l'invasion du pays par une nation qui vole comme vole V Aigle (Verset iV); malheurs qui devaient constituer encore les moindres plaies qui accableraient les Enfants d'Israël, obligés en outre de s'entre-dévorer dans les famines dont Dieu tes affligerait; récit de calamités aiquel l'auteur ajoute au Verset 63 : <i Bt il arrivera qi$e eomme V Éternel s'est r^oui sur vous , en vouê faisant du Nen et en vous multipliant^ aussi V Étemel prendra pla/i$ir à voue

faire périr et à vous exterminer y et vous serez arracMs de dessus la terre où vous allesi pour la posséder, » Et tout cela par le soi-disant ordre de ce même Dieu de boatë, de justice et de miséricorde, qui venait de renouveler avec le peuple d'Israël l'alliance qu'il avait jurée a ses ancêtres.

Or dans toutes ces bénédictions et ces malédictions pts un mot à l'adresse de ceux qui, par leur intelligence, pouvaient être capables de concevoir une pensée de morale philosophique ou d'immortalité de l'Esprit , et en conséquence d'une certaine béatitude après la mort, pour l'homme vertueux. Ce chapitre est, au contraire, suivi immédiatement d'un autre , où l'auteur , après avoir rappelé tous les hîanfaits dont les Israélites ont été l'objet de la part de la Divinité , depuis leur sortie d'Egypte jusqu'à leur arrivée au pays de Moab 9 il tâche de leur faire comprendre toute l'importance ée l'alliance que l'Éternel vient de renouveler avec eux, avec sermratetsous les imprécations qu'il venait de prononcer. Enfin Moïses revient encore sur les malheurs physiques sans fin qui accableraient le peuple, s'il rompait cet engagement; mais il a toutefois soin aussi de dire au Chap. XXX que, tors même que Dieu aurait fait venir tous ces maux sur Israël ^ il lui fera grâce 4ans sa miséricorde , aussitôt qu'il reviendra sincèrement k ses devoirs envers l'Éternel; et il accompagna de nouveau cette assertion du récit de toutes les bénédictions dont Dieu comblers^it son peuple revenu à l'observation de ses lois. G'est-k-dire , qu'ici comme ailleurs « TÉtre Suprême est représenté comme le jouet des caprices des hommes , qui n'ont qu'à se repentir momentanément des vices auxquels ils se sont abandonnés, ponr que la Divinité s'en réjouisse et les bénisse de nouveau.

Moïses étant arrivé k l'âge de cent vingt ans (Chap. XXXI) annonça sa fin prochaine au peupla et nomma Iéosghoa (Josué) son suœesseur, comme chef suprême de tout Israël, ainsi que l'Éternel l'avait ordonné ; en ajoutant que ce nouveau dbeî aurait le bonheur de conduire le peuple au detk du

Jourdain , pour le mettre eh possession du pays que Dieu lui a donné en héritage. Il recommande encore aux Hébreux de n'avoir aucune crainte de la ré^stance des Chananéens, que rÉternel livrera au contraire entre leurs mains. Moïses ayant ensuite mis les lois qu'il avait prescrites entre les mains des Lévites qui portaient l'Arche d'alliance, il leur Fecommanda de les lire au peuple tous les sept ans au Jubilé, à la fête des Tabernacles au lieu que Dieu aura choisi pour y habiter.

Dieu ayant annoncé à Moïses sa prochaine fin, il )ni ordonna de présenter léoscboa au TaJbernacle d'assignation, afin de l'instruire de ce qui est relatif k sa nouvelle charge. Ces deux chefs s' étant en conséquence présentés devant le (Sanctuaire, l'Étemel y descendit dans une nuée, et leur annonça que le peuple , à peine entré en €hanaan , romprait l'alliance qu'il venait de contracter et se livrerait au culte des faux Dieux ; mais qu'il les en punira en faisant venir divers maux sur lui , et Dieu dicta à Moïses le cantique suivant (Ghâp. XXXII), pour servir de témoignage entre lui, f Éternel et le peuple^ lorsque celui-ci se détournera de ses devoirs. Passage qui prouve encore <iue Moïses admettait qu'il était convenable d'avoir un acte écrit , qui pût servir de témoignage entre Dieu et le peuple, absolument comme entre gens qui se méfient les uns des autres. Voici le cantique.

1. c deux y prêtez T oreille, et je parlerai; et que la terre écoute les paroles de ma 6ouche; »

2. c( Ma doctrine distillera comme la pluie; ma parole dégouttera comme la rosée , comme la pluie menue sur l*herbe , et comme la grosse pluie sur Therbe avancée ; »

3. « Car j'invoquerai le nom dé V Éternel. Célébrez la grandeur de votre Dieu. »

4. < LoBUvre du Rocher est parfaite; car toutes ses voies sont la justice même. Le Dieu fort est vérité ^ et sans iniquité, il est juste et droit. »

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