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disent riétif ëi, partant , ùôiis âvdtis été conduit ï Va mâtfaë Gdnclilsidn pour toutes les parties de l'Ancien Testaient.
Lei tîhapiti^è^ stiivants de léschaïa ne sont guère que des remontrances adressées aux Juifs k Tégârd de leurs péchés et de leur manque de foi en l'Éternel.
Ge n'est guère que le Chap. LIiI qui semble faire allusioii k jÉsus-CitRisT, qui n'y est toutefois désigné que fort indirectement par le pronom iï, ainsi que par ses souffrances et sa mort, et présenté comme un personnage qui s'est sacrifié pour le rachat des pécheurs : indication où Ton pourrait en effet reconnaître le Messie. Mais le Prophète en parle comme d'un homme qui a déjà existé de son temps et non pas comme devant venir après lui : ce qui prouve qu'il n'est point question de Jésus-Christ ou bien qiie ce chapitre a été écrit après lUi et interpolé. Aux Chap. LIV,LX, LXI et LXII, il est parlé de Jérusalem et d'autres Villes, et non de l'Église, ainsi que plusieurs théologiens l'ont pensé : cela est formellement dit au Verset 12 de ce dernier.
Quoique Iérémia soit considéré par les théologiens comme l'un des principaux Prophètes en Israël , il n'y a guère de bien h dire de ses écrits où abondent les plus ridicules exhortations de l'Éternel au t)eùple juif de revenir à lui , les contradictions les plus manifestes, la trahison de Iérémia lui-mêtne , qUl exhortait le peuple à se soumettre à NébUcâdhetsat, et , qui plus ésl, le blasphèihe envers la Divinité.
Iérémia commença k prêcher déjk SoUs le tëgae de lô^chia (Iérém. I, 1), et fut transporté sous Sédécîas, dernier roi d'Iehoudfi, en captivité k Babyloné, par NébuCâdtietsar. Événement qu'il prédit (Chap. XXI) et dont il fixe inéitte la durée k soixante-dix ans (Chap. XXV, H), si toutefois cette prédiction n'a pas été faite après, k là manière de celle de léschaïa, et cela d'autant plus facilement que Iérémia fut lui-méttie un des transportés.
Les Assyriefts ou tlhâldéens , ayant une dernière fois assiégé Jérusalem dû temps dé Sédécias ; celui-ci envoya au*
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près du Prophète pour le prier de consulter l'Éternel «ur les événements futurs de la guerre ; il répondit (Ghap. XXI) que , loin de vouloir protéger leâ Juifs , Dieu disait qu'il détournera les armes qui sont en leurs mains ^ qu'il livrera la ville k ses ennemis qui la détruiront et que le roi sera conduit prisonnier à Babylone , ainsi qu'une grande partie des habitants de Jérusalem et de toute la Judée , et que le peuple^ pour avoir la vie sauve^ n'avait qu'à se livrer volontairement à discrétion à Nébucadnetsar , roi des Chaldéens , que Dieu nomme son serviteur (Ghap. XXV, 9 ; XXVII, 6 ; XLIII, 10), en menaçant de destruction toutes les nations qui oseraient résister a ce puissant conquérant (Ghap. XXVII» 8 et suiv«)^ promettant k tous ceux qui se soumettraient sans résistancci de les laisser vivr^ tranquillement dans leur patrie. lérémia ajoute ensuite que plus tard, après que le pays aura été dévasté par ordre (U Dieu à la façon de l'interdit , et que le peuple aura été pendant soi&ante-dix ans en captivité à Babylone, il punira l impiété de ce foi des Assyriens^ en rédui-^ sant toute la Chaldée à la désolation éternelle (Cui^. XXV, 11,12). Révoltantes paroles placées dans la bouche de TËtre Suprême , qui promet de punir iène nation entière pour lui avoir obéi dans ses actes de venge&nce. Dans ce méu^e chapitre» lérémia, faisant toiyours parler TÉternel, lui prête en outre, dans le même but, les expressions de la plus indigne ibalédiction , disant^ Verseî 37 , « quH rtigira dune façon ^ouvaMabie contre ^on habitation ^^ » et, Yersei 30» que c les tabaneh paisibles setoni renversées ^ à caufse de (ar-deur de la colère de (ÊterneL »
38. € lia abandonné son taberfkack tomme un lion c leur pays est mis en désolation^ ù cause ée la fureêr du destru&* teur^ à cause de ï ardeur ée $a colère. » GtAP. XIX, 9w € Et je leur ferai manger la chair de leurs fUsi, et la ehair de leurs filles f et chacun m;angera la chair de son voisin pendant le stège^ etc. , etc. »
A ai juger parles louanges doùnées à Nébucadneisar par
rhorrible tableau que lérémia fait partout des calamités qui viendront sur le peuple, ainsi que par Tinsistance et les menaces avec lesquelles lérémia engage, dans tout son Livre, les habitants de Jérusalem à se livrer à discrétion à Nébucadnetsar , et cela toujours en leur parlant au nom de TÉtre Suprême, afin de mieux les persuader; il devient de la plus complète évidence que ce prétendu prophète, en opposition avec tous les autres qui se disaient également inspirés de Dieu, n'était que Tagent du roi de Babylone; opinion qui se trouve fortement appuyée par les grands égards tout k fait exceptionnels avec lesquels il fut traité par les ennemis après le sac de Jérusalem , où Nébucadnetsar ordonna (Ghàp. XXXIX, là) non-seulement de ne lui faire aucun mal, mais de lui obéir même; et Tintendant de la maison de ce roi le laissa libre de l'accompagner k Babylone ou d'habiter telle partie que ce fût du vaste empire de ce souverain ; en l'engageant toutefois k se retirer auprès du nouveau gouverneur de la Judée que le roi d'Assyrie avait nommé (Chap. XL).
C'est ainsi que, suivant lérémia, Dieu appela non-seulement Mébucadnetsar son serviteur et menaça le peuple des plus grandes calamités s'il ne se soumettait pas sans résistance k ce conquérant idolâtre auquel il permet même de détruire sa viHe sainte, et, qui plus est, son unique temple, avec l'Arche d'alliance , son symbole ; tandis qu'autrefois il frappa de mort subite un malheureux homme qui, dans la plus louable intention, avait simplement touché cette Arche sainte pour l'empêcher de tomber du char sur lequel on la transportait k Jérusalem. De semblables contradictions avoisinant l'absurde sont difficiles k concevoir.
Une partie des Israélites qui furent laissés dans leur pays, ayant formé le projet d'émigrer en Egypte pour fuir les horreurs de la guerre , prièrent lérémia de consulter l'Éternel k ce sujet; mais il leur répondit que Dieu s' étant repenti du mal qu'il avait fait (Chap. XLII, iO), il les {^rendrait doré-
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navant de nouveau sous sa protection, sMIs restaient dans leur pays; tandis que s'ils se rendaient en Egypte, il les y ferait périr par Vépée , la famine et la mortùlité^ au point que pas un n* échappera (Verset 17); déclaration soi-disant de Dieu, fort en contradiction avec son prétendu repentir d'avoir fait tant de mal aux malheureux Içraëlites ; c'est-àdire que, dans son repentir du mal qu'il a fait, il en fera encore plus.
Or ce sont là des paroles d'un Prophète rapportant ce que l'Être Suprême lui a dit; ou plutôt la réponse d'un homme dévoué au roi d'Assyrie, dans l'intérêt duquel il voulait conserver le peuple en Judée. Aussi le peuple n'acceptant pas pour vraie la réponse que lérémia lui fit au nom de Dieu, le taxa de trahison envers lui pour le livrer aux Assyriens (Châp. XLIII, 3); il exécuta malgré lui son projet d'émigration, en l'emmenant lui-même avec lui.
Or des paroles aussi indignes que celles que je viens de citer se retrouvent non-seulement plusieurs fois dans le Livre de lérémia (Chap. XXVI, 3); mais il poussa le blasphème jusqu'au point de reprocher k la Divinité d'avoir trompé le peuple, disant : Chap. IV, 10. « Seigneur Éternel^ tu as véritablement abusé ce peuple^i et Jérusalem , en disant : Vous aurez la paix; et Vépée est vernie ju^qu à Vâme. »
Ce qui prouve que ce soi-disant prophète n'avait guère de l'Être Suprême cette haute idée de sublime perfection que son seul nom inspire k ceux qui ont réellement foi en lui. Cette inconvenante idée que lérémia s'est formée de Dieu ressort en outre de la vengeance divine qu'il appelle sur ses ennemis au Chap. XVIII, 21, dans des termes que je m'abstiens de répéter ici^
Dans d'autres passages du Livre de lérémia, Dieu fait diverses promesses aux Juifs qui ne se sont jamais réalisées. C'est ainsi que, Chap. XXXI, 3-40, il dit que Jérusalem dévastée parles Assyriens sera rebâtie et qu'elle ne sera plus jaïitai» détruite ; tandis qu'elle le futplus tard par lesRomains;
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Cbap. XXXII, 37, qu'appèft avpip ramené les Juifs dans leur patrie, il fera une nouvelle alliance avec eux, qu'il ne rompra point, ajoutant même, Chap. XJÇXIII, 17, que la race de Da^ vid régnera toujours sur Israël ; promesses si ^souvent répétées par tous les prétendus prophètes ; et qu'est finalement devenue cette malheureuse nation, dont nous voyons les débris dispersés sur toute la terre ? Mais ce qui est mieux que tout le reste , c'est la critique que lérémia fait lui-même de ceux qui prétendent prophétiser, disant d'eux : Chap. XXIII, 16. < Ainsi a dit VÊûrnel des artnies : N'écoutez point les paroles des prophètes qui vous prophétisent; ils vous font devenir vains; ils prononcent la vision de leur çomry laqtutle ne précède point de la bouche de V Éternel. »
17. < Us ne cessent de dire à ceux qui me méprisent : L'Éternel a dit ; Vous aurez la paix i et ils disent à tous ceux qui marchent dans la dureté de leur cœur : Il ne vous arrivera point de mal. »
18. « Car qui s'est trouvé au conseil secret de V Éternel î Qui est-ee qui Va vu, et qui a entendu sa parole? Qui est-ce çut a été attentif à sa parole y et qui Va ouïe? léfémie aurait très^bien fait de s'appliquer ces paroles k lui-mêpie.
* Au Chap. XLIY, lérémia continue k menacer les Juifs réfugiés en Egypte de la vengeance de TÉternel, en plaçant , comme toujours, dans la bouche de Dieu, non-seulement des termes absurdes, mais encore les expressions d'une haine odieuse.
C'est ainsi qu'aux Versets 12, 48, 14 et 97, Dieu dit qu'il ferei périr tous ceux qui se sont retirés en Egypte, dont pas un ne retournera danis sa patrie, tandis que déjà au verset suivant il dit qu'un certain nombre y reviendront; et les Israélites, fatigués des remontrances du prophète, finirent par lui faire remarquer {Versets 46, IB) qu'ils n'avaient jamais été plus heureux que quand ils sacrifiaient ii la Reit^ des deux (Isis).
Au Chap. ht censé écrit avant la prise de Jérusalem, lé-
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rémia prédit le retour de )^ captivité de Babylope, disant que cette vi)|^ serait prise ^t délruitfi par une puissante nation venant de VAqv^ilony terme dont il i^e sert même souvent pour exprimer le même évépeipent; tandis que c*est précisément par les Perses venant du Sud que le royaume d'Assyrie fut plus tard détruit, sans que cp peuple cppquérant ait anéanti la vjUe de Babylone ; et si lérémia ^ réellemept écrit ce passage, c'est par l'effet d'une simple hypothèse qui lui a paru probable , qu'il a annoncé la chute de cet empire; et, cotnme on voit, ï}on pa§ p^rce qu'il coquaisgait l'évépepient d'avaqqe ^ dis^int, Verset 28, que ceux qui ^ont revenus à Siop (Jérqsalem) §e sppt enfuis de j^abylone; tandis qu'ils sept revenus daps leur patrie, par l'effet de ]^ haute protection de CyRus, roi (les Perses, qui leur permit d'y retourner.
Tqutesces contradictions sont au moips singulières; mais il parait que le prophète lérémia n'était pas très-scrupuleux à ce sujet. C'est ainsi qu'il dit au Chap. LU, 31, que IéholAGHiM, roi dlehouda, conduit à Babylone, fut tiré de sa prison par le roi Evii.mérodac, qui le traita avec distinction jus^ qu'à sa mort ; tandis que , suivant le Cha?, XXII , 19 , l'Éternel dit qu'il aurait la sépulture d*un Ane^ pt qu'on le jetteraif hors des portes de Jérusalem : l'uue et l'autre de ces versions ne sauraient étr^ vf'^iei^.
Suivant les théologiep^ , lérémia ^vait fait diverses prophéties relatives à la v^nue du Messie, conime aux Chap. XXU|, XXJj^I, t^ndi^ qu'il n'y e§t pas mwç fait |$ plus légère allusion.
Il ressort de ce quj est dit ^u PFerpiçr chapitre du Liyr^ 4'Ézéchiel , que cpt ^i^tT^ prophète s'est trouvé eu captivité eu Chaldée quand i| poçimença a avoir des visions qui lui firent croire qu'il était inspiré de Dieu , et qu'i} était uu de ceux qui y fwT^ni transportés déjk lors de la chute du royaume d'Israël , v^ que s^ première vision eut lieu lî^ trentième année de sa captivité , et la cinquième de 1^ c^p-
tivilé du roi léhoiakim, roi de leheuda (Versets 1, 2). Ce passage est toutefois en contradiction avec ce qui est dit, au Chap. XXXIII, 21 et suivants, que Jérusalem fut pris la douzième année de la captivité d'Ézéchiel.
Ce que ce prophète appelle sa première vision où l'Éternel lui apparut, n'est évidemment qu'un songe fantastique d*un homme tourmenté par l'afOiction de sa captivité , étant au fond de la plus complète absurdité, comme tout le monde peut en avoir. C'étaient quatre animaux lumineux ressemblant à des hommes, avec cette différence qu'ils avaient chacun des pieds de veau et quatre faces , une d'Homme ^ une de Liony une de Bosufei une A^ Aigle, et quatre ailes, animaux qui traînaient un char également lumineux sur lequel était l'Être Suprême, etc. Or, au Chap. X , 14, 20, il décrit ces' mêmes animaux dans une autre vision , en disant que la face Bœuf était celle d'un Chérubin : singulière description d'un Ange; et tout le reste des cinq premiers chapitres roule sur la description et les effets de ces apparitions extravagantes ainsi que sur plusieurs autres semblables.
De même que tous lès prétendus Prophètes de ce temps-là, Ézéchiel ne manque pas de rapporter, dans son Livre , ce queTÉternel lui a dit, et de lui prêter les discours, nonseulement les plus ridicules , mais aussi les plus indignes qu'on puisse imaginer pour exprimer toute sa colère et sa vengeance contre les Juifs de la Judée.
Nous retrouvons encore ici cette idée que YAms n'est autre chose que le principe de la vie et qu'elle n'est nullement immortelle , Ézéchiel faisant dire à l'Éternel , Chap. XVIII , 20 : < VAme qui péchera sera celle qui mourra; le fils ne portera point l'iniquité du père , et le père ne portera point f iniquité du fils; la justice du juste sera sur lut, et la méchanceté du méchant sera sur lui. » Or la seconde partie de ce verset, tout juste que soit le principe qui s'y trouve exprimé , n'en est toutefois pas moins en contradiction manifeste avec le Dé* calogue.