PART DANS CES CIRCONSTANCES
liais, outre ces six muscles de l'œil -qui existent seuls dans
*'>60 THBOLOGU DB LA HATCRl.
Y Homme, il y en a encore quatre antres chez les Animaci, et même chez les Singes, qui approchent tant de res|ièce humaine. Ces muscles, semblables aux quatre droits, soos lesquels ils sont respectivement placés, mais plus courts, sont également fixés aux os, autour du nerf optique, et s'insèrent en avant, a la face postérieure du globe de Tœil, qu'ils tirent plus particulièrement en arrière, en le faisant en même temps tourner, chacun de son côté. C*est chez ces animaux une complication qu'on retrouve même chez les Oiseaux, mais dont on ne comprend pas Tusage. La sclérotique qui constitue le globe est une mbmbrâiie
ÉPAISSE, FIBREUSE, RÉSISTANTE ET ÉLASTIQUE, POUR MAIN- TENIR AUTANT qu'il EST NÉCESSAIRE LA FORME SPHÉRIQUE
contre les dépressions faibles qu'il pourrait éprouver; dépressions qui pouvant facilement changer la forme du fond de Tœil produiraient une altération dans la netteté de Timage sur la rétine.
La cornée, placée à sa partie antérieure étant parfaitement transparente, ainsi que les humeurs qui remplissent le globe, ces parties présentent par là la seule condition de
POSSIBILITÉ QUI permette À L* ANIMAL DE PERCEVOIR AVEC netteté ET SANS ALTÉRATION DE COULEUR LÉS OBJETS QU*IL
REGARDE ; mais cette rigoureuse limpidité de ces humeurs ne suffit pas pour que le résultat le plus parfait soit obtenu. La lumière blanche étant composée de plusieurs éléments colorés dont Tensemble constitue le spectre solaire , ces éléments diversement réfrangibles se séparant, lorsque la lumière passe d*un milieu moins dense dans un autre plus dense, et réciproquement, il était de toute nécesspté que cet inconvénient fût évité dans Toeil, pour empêcher que l'image produite sur la rétine ne fftt irisée, et par la altérée dans les couleurs naturelles des objets. Or cet inconvénient
A, EN effet, été prévenu PAR L*APPLICATI0N DE MOYENS ressortant DE LA CONNAISSANCE TRANSCENDANTE DE U THÉORIE DE LA RÉFRANGIB1LITÉ DES CORPS , EN FAISANT
CHAPITRB IIK 561
PASSER LBS 1UT0NS LUMINEUX QUI PÉNÈTRENT DANS l'oEIL À TRAVERS PLUSIEURS MILIEUX DE DENSITÉS DIFFÉRENTES « DONT L*UN CORRIGE l'eFFET PERTURBATEUR DE l' AUTRE ; propriété qui ne fut découverte que le siècle dernier par les Physiciens qui , cherchant à faire des lunettes achromatiques, en ont trouvé les moyens en tâchant, dit-on, d'imiter la composition de l'œil, organe qui possède cette propriété à un degré très-émiuent.
Cette découverte est attribuée k un Opticien nommé Hall, qui, le premier, construisit des instruments achromatiques dès 1733; mais cette partie de la science de Toptique fut surtout perfectionnée par Dollond, en 1757, qui en démontra la théorie.
C'est ainsi que le Tout-puissant, qui a gréé la lumière en la composant de divers rayons colorés, capables de réfractions différentes , a lui-même prévenu , dans la
COMPOSITION DE l'oEIL, QUI DEVAIT ÊTRE ACHROMATIQUE, LES INCONVÉNIENTS QUE CETTE PROPRIÉTÉ DEVAIT Y PRÉSENTER.
J'ai dit un peu plus haut que nous n'avons réellement pas conscience de Timage qui se forme au fond de notre œil , mais bien, par le moyen de cette image, la conscience que l'objet qui la produit est hors de nous, dans la direction de notre rayon visuel ; mais cela ne suffisait pas : il fallait encore pouvoir reconnaître la distance k laquelle chaque objet se trouve pour déterminer sa véritable place , et cela au moins pour les corps placés non loin de nous, avec lesquels nous pouvons être en rapport d'action.
Cette distance est indiquée, d'une part, par la netteté plus ou moins grande avec laquelle les objets se dessinent sur la rétine; et de l'autre, par la teinte que prennent les objets , teinte d'autant plus grisâtre et plus violâtre que ces objets sont plus éloignés ; et c'est cette propriété qui constitue ce qu'on nomme la Perspective des couleurs; et enfin la distance est indiquée par la forme et les dimensions que présentent les images des objets , selon leur éloignement et leurs diree- I. 36
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^^TTE PROPRIÉTÉ DES CORPS NOIRS, QUE LE QftÉATEUtI A Dan 5^ TOUTE-SCIENCE , PARFAITEMENT CONNUE , IL L'a APPLiQtÊ DANS l'admirable APPAREIL OPTIQUE DE L'OBIL CBBS TOOS LE ANIMAUX ; ET CELA NON-SEULEMENT EN DONNAIT CETTE TEINT AUX PAROIS DE LA CAVITÉ DE CET ORGANE , Qu'UNB LUMl&ft PERTURBATRICE PEUT RENCONTRER , MAIS ENCORE À TOUtiM LES PARTIES OÙ ELLE POURRAIT PRODUIRE CET Bt?PSt DÉP VORABLE À LA VISION, SI ELLE LES TRAVERSAIT» AFIN QUE catT LUMIÈRE SOIT ÉGALEMENT PARTOUT ABSORBÉE. C'eSt aiUSi Qn
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MIÈRE A ÉGALEMENT ÉTÉ PRÉVU ET CORRIGÉ PAR LA SÀfeBSSfe m CRÉATBbn, EN CRAbUART CÉttft L^UllfeRfe gfiLdN LE BfeSdiN, DÈS SON BNTRÉB BANS l'BBIL ^ PAl^ LA H'AtbLTË UOlf NÉE À tl PH^ILLB DB POmrotR SE DILATEll OU DE 6B RÉtRÉCltt CONVh- RIBLÉMENT POUR NE LAtSéEÉl ÀBRÎfEB SUR ifc CRISTÀLLiN ÔGB iOSTE LA QUANTITÉ DB LUVIÈRB LA MlBUi Àt>PftOl>ÉfÉfe l LA PkOBUCTlON d'une IMAGE BIEN NEttfi } Et GÈLi , NOA Pië EN BN LAISSANT LB SOIN À L'aNIMAL QtJl t^OtlÉftAtT E* pAlhfe tîN MAUVAIS usage; M41S LA BaGEBSE lIlVINte BN k PAÎT tNfe H- CULTE AUTOMATIQUE ; DB lÉANtèBB Q©E liB IlOtJVEllfeilrT bB LÀ PUPILLE A LIBU PAR l'EPÏM MÊMB DtJ BfAL i^tJl bOlT ÉThE ÉVITÉ SANS QUE L'iNblVlDU BN AIT CONSGIËNCB.
Pour cela, la membrane de Firis a été fonbée, ainsi que je l'ai déjà fait remarquer, de deux ordres de fibres, les unes
o6A THEOLOGIB DB LA NATURE.
rayonnées fibreuses et élastiques , et les autres circulaires musculeuses automatiques croisant celles-ci. Ces dernières susceptibles de se contracter d'autant plus fortement que la lumière k laquelle la rétine est exposée est plus vive et par là plus irritante ; faculté physiologiquement gilgulée avec LA plus rigoureuse PRÉCISION, de manière k produire exactement l'effet voulu. G*est-k-dire que , si une lumière trop vive vient k frapper la rétine, celle-ci , irritée , réagit sympa^ thiquement sur les fibres musculaires de Tiris qui se contractent en resserrant Touverture pupillaire, jusqu'au point où le faisceau de lumière que cette dernière laisse passer ne produit plus d'éblouissement. Lorsqu'au contraire le faisceau lumineux n'est pas assez fort pour former sur la rétine une image suffisamment éclairée pour être parfaitement sensible, celle-ci ne réagissant point sur l'iris, les fibres musculaires de celui-ci se relâchent comme paralysées , et les fibres rayonnées fibreuses élastiques devenant prépondérantes se raccourcissent et font agrandir la prunelle, jusqu'k ce que le faisceau lumineux qui traverse cette ouverture soit assez fort pour irriter la rétine ; circonstance qui détermine, ainsi qu'il a été dit, la contraction des fibres circulaires.
Ces deux effets opposés sont si parfaitement calculés dans leur gradation , et agissent si promptement , selon le besoin , qu'il suffit de quelques minutes pour que l'un ou l'autre effet soit produit; résultat qu'on peut facilement voir, soit sur les personnes, soit sur les animaux, en leur faisant tourner alternativement les yeux vers la lumière et vers l'obscurité. Cet effet explique pourquoi on ne voit rien lorsqu'on entre tout k coup dans un lieu obscur ; tandis qu'on y voit assez bien après y être resté un peu de temps.
On pourrait penser que la contraction de la pupille a lien par l'effet direct de la lumière sur l'iris ; mais Fexpérience prouve le contraire , vu que chez les individus aveugles par l'effet de l'insensibilité de la rétine , l'iris ne se