CHAPITRE m
contracte plus par l'effet de la lumière qui frappe Toeil. Cette contraction et cette dilatation de la pupille sont surtout fort étendues et très-remarquables chez les animaux nocturnes, et parmi les Mammifères, spécialement dans le genre Chat, qui voient assez bien dans une obscurité presque complète, leur pupille, qui peut s'élargir jusqu'au pointqu'on n'aperçoit presque plus rien de tout l'iris, laisse pénétrer dans l'œil un faisceau de lumière tellement gros , que malgré son peu d'intensilé, il suffit pour produire une image sensible sur la rétine. C'est ainsi que la sublime sagesse
ET l'ineffable BONTÉ DU CRÉATEUR A SOUS CE RAPPORT, FAVORISÉ LA VIE NOCTURNE DE CES ANIMAUX , QUI SANS CETTE FACULTÉ NE SAURAIENT SUBVENIR k LEURS BESOINS*, Ct COmme,
par cela même que leur rétine est extrêmement sensible , un faisceau assez faible de lumière produit l'éblouissement chez eux, il leur a été donné aussi de pouvoir tellement RESSERRER LA PUPILLE, qu'ou uc l'apcrçoit ^ SOU tour presque pas lorsque l'animal est exposé à une vive lumière.
Mais une particularité difficile k expliquer que présentent les espèces du genre CAat, ainsi que plusieurs autres animaux nocturnes encore, est d'avoir la pupille en forme de fuseau, au lieu d'élre circulaire; c'est-à-dire que c'est une ouverture anguleuse en haut et en bas comprise entre deux arcs de cercles, de manière que, se dilatant, l'ouverture s'agrandit principalement en s'élargissant dans le sens transversal, et pas en longueur, et cela jusqu'au point de devenir à la fin parfaitement ronde; tandis que, dans son plus grand rétrécissement, ce n'est, au contraire , qu'une fente à peine perceptible.
Les rayons lumineux formant les faisceaux qui pénètrent dans Tœil, étant d'autant plus divergents qu'ils viennent d'un corps plus rapproché, il est impossible que, sans changer de disposition, les humeurs réfringentes de l'œil puissent, dans tous les cas, les réunir en un seul point ou Foyer
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sur ^ Tétine ; ^ rayons ye^fm^ dfi loin ce réunissant fA^ tôt quç cçux v^pant de près. Or, camqie Vm^^ ^^^^ ^'^^ fçi^mée que Iqr^quç Iç^ faycms 4*49 iaêa4e f4isçea\i sont confondus en un seu^ point, U éui( q^cesçs^râ que la dislance $n^e le cristallin çt la fétine. constiti^qt ^ distance focalç du pjcepfti^, ffyff ^tre al^ngée ou rapcoi^rci^» sçlon qne Va^iQ^l vçut bien distinguer <l|es olyets placés plus ou moins éloignés. R^çn q'^ndique cepends^nt (ii^ns Tœil dos Va^xi-
f È^«S QUEL EST l'^ Vfi^^^ QPf V'^^'^^W^^BNCB Gf^ÉiT^CE T 4
Eij^pLOYÉ popf^ <ie:t effet ^ c'est-^rdiire q^'U n*ejj\ste aucun moteur spécial q^\ façse varjer la pç(SiÛcM[^ ^\t 4u crista\Iip, sojit dç la rétine : ipa^s Teff^ esi^ P¥n4^^l PV* 4^ moyens, i^dirçcts.
ip'obsçrvatioA n9\^ n^ontçe q^e , lotsqv'on regarde au loip, Tceil Qft fai^ au^cun effort pour ^^n distinguer les objets : Qp çberchç ^çiulemeu^ à b;çn opvrii^ Iça yeux ; ce qoi ^ probablement po^^ but 4e tendre le w^^ possible la cotijorv^ttvtf > qo^çmhrape superficielle 4$ rcçj,^ qui , sans cela, peut être légèrement ridée, et delà moins transparente* Qfm,^^ au contraire, ofx reg^cl^ dfi ^çès-prè*, ftp s^t qu'on fait nn e([Qrt vo^ntairç t^^e^ent gf and t qu'op Vfi saurait \e continuer longtemps ss^ps ^?tigue^ pre^vçi qu^, daçs ce dernier cas,^ tçs opiuscies de. Tç^l sipnt contr^ctéç^ 0^». il semble que pa,r W^,ei de cette v^èvfQ contraction, le giobç de Içsit doit étr^ tiré en arrière , et comme il sipp^iç^sur im coussinet de graisse, l'effet que ce retrait payait ^çypir pro.duire est de pousser le fond de la rétine çn aya^tn ^ diminuant par là la distance focate d^ cristallin. Mais c'çst prédséi^^t le contraire qui doit avoir lieu , le foyer du cristallin pour les objets rapprochés étant plus reculé que celui des Qb|^ éloignés ; d*où il devient évident que cette coi^t^aiçtion des muscles doit produire défipitivenptent un tout autre réaultat.
En effet. le globe de Vœil éta^t rond et rempli de diverses humeurs plus ou moins fluides, il arrive qi^*e^ le çomprimaui d'une façon quelconque, ces bun^çursi^oÀy.Çnt se porter
GHAFITW m. Mn
vers d'autres parties et les dilater. Si donc les qaatre mus* des droits, et peut-être aq^si les deux obliques, se contractent, les premiers pof teot non-seulement Toeil en arrière , mais ils le compriment, ^u outre, sur ses quatre faces dans sa partie postérieure, vu que les muscles qoî contournent le globe , sur lequel ils sont appliqués , tendent par cette con* tr^tion ï prendre une direction droite en appuyant sur sa convexité , de manière k lui faire prendre dans oetle partie une forme un peu pyramidale, en le faisant entrer dans l'espèce d'entonnoir qu'ils constituent entre eux , sans le déprimer au fond de ce dernier, et , par conséquent sans raccourcir la distance focale du cristallip.
Cette compression du globe de Tœil est d'autant plus possible, que les deux muscle^ obliques s'opposent, en agissant ensemble, k ce que ee globe soit porté en arrière, en même temps que , par leur action , ils le compriment par les e6tés, et 1^ font allonger par consé<)uent d'avant en arrière.
C'est sans dontf^ aussi par l'effet de ostte forme pyramidale que prend la partie post^enre du globe de Toeil, qu'ott ne voit jantais bien dis^oçtevfeav qu'une t^ès-pefite portinn d'un objet, le reste étant d'autant plus confus que la partie de l'image s'éloigne davantage de ce point central. Cela s'explique, d'après ce queje viens de faire remarquer, parc^ qne le fond de l'œil étant allongé, et en conséquence non cnncçntrique autour dn centrç du cristallin , ce n'est que ds|ns (a [jartie très-petite dn sqinme^ de la pyramide où la sensa* tion est la plus viye, que l'image est seule parfaitement nette , et de plus en plus trouble autour.
Cet allongement de la partie postérieure du globe doit, toutefois, être très-faible, pour ne pas trop troubler l'image vers la périphérie du cb^^ip de Vœil; ^lais assez cependant pour allonger un peu la distance focale 4u cristallin, afin de contribuer k faire mieux distinguer par Ik les objets rapprochés.
Cetie même con^pression du gloj)e doit ensuite produire
on second efiet bien plus efficace que le premier, celui de porter toutes les humeurs de I*intérieur de l'œil en a^ant. Le cristallin, librement suspendu au centre de la cloison membraneuse dans laquelle il est placé, est fortement poussé en avant par le déplacement de 1 humeur vitrée, en s'éloignant du fond de la rétine, ce qui augmente notablement la distance focale de ce dernier; mais ces effets ne suffisant pas encore pour amener la rétine au foyer de cette lentille; celleci poussant k son tour Thumeur aqueuse devant elle , ce liquide agit de même sur la cornée , et lui fait prendre une forme beaucoup plus convexe; d*où résulte pour cette dernière humeur une plus grande force de réfrangibilité, qui achève d'amener le foyer du cristallin sur la rétine.
C'est par cet ingénieux effet produit par les muscles, que l'animal fait à volonté varier instantanément la distance focale de la rétine, pour accommoder, selon le besoin, son œil à la perception des objets placés k différentes distances.
Le globe ayant dû être mobile, pour pouvoir être dirigé de tous côtés , et les téguments qui le recouvrent étant parfaitement transparents, il se présente pour ces effets deux conditions différentes : ces téguments pouvaient être cornés, et par conséquent flxes, et l'œil mobile dessous; ou bien ils pouvaient être très-flexibles et adhérents à l'œil, qui les entraine dans ses mouvements; deux dispositions qu'on remarque en effet chez les différents animaux , selon les conditions DANS lesquelles LA VOLONTÉ DU CRÉATEUR LES A
PLACÉS : la première nous la trouvons chez les Serpents, etc., et la seconde chez les Mammifères et les Oiseaux.
Dans ces deux dernières classes, la portion de téguments qui revêt la face antérieure du globe de l'œil ou la conjonctive , est une membrane très-ténue et molle , qui , pour
RESTER TRANSPARENTE ET FLEXIBLE , A BESOIN d'eTRE CON- STAMMENT HUMECTÉE PAR UNE HUMEUR AQUEUSE QUI LA RE- COUVRE. Cette humeur, qui constitue les Larmes lorsqu'elle roule en abondance, est sécrétée par une petite glande placée