‹ Théologie de la natureChapitre 112 sur 119 · CHAPITRE III. o · texte numérisé non relu

CHAPITRE III. o

au -dessus de la partie extenie du globe, et qui produit plusieurs petits canaux excréteurs venant s'ouvrir sous la paupière , où ils laissent couler ce liquide ; et c'est par les mouvements de clignotement que les paupières la répandent en très-petite quantité sur les yeux pour les humecter simplement. Cette humeur coulant ensuite sur la conjonctive, s'y évapore en partie, et le surplus, descendant par l'effet de son poids, arrive à la paupière inférieure, qui, taillée en biseau k son bord postérieur, forme par Ih une gouttière dans laquelle les larmes coulent vers l'angle interne de l'œil , où elles arrivent k un canal par lequel elles s'écoulent dans le nez.

La sécrétion des larmes étant continuelle, il arriverait le plus souvent que la petite gouttière qui les recueille ne pouvant facilement les contenir, les laisserait déborder sur les joues. Mais tout, jusqu'à ce petit inconvénient, a été admirablement PRÉVU PAR LA BONTÉ DU CRÉATEUR. Pour CCla, il

a été placé, sous la conjonctive qui double les paupières, un certain nombre de petites glandes simples, dites de MeiboniuSj sécrétant une humeur onctueuse, grasse, qui, coulant par de petits conduits ouverts sur le bord des paupières, les graisse légèrement, et empêche par là les larmes de passer par-dessus, k moins qu'elles ne soient trop abondantes ; et c'est leur débordement qui constitue l'action de pleurer.

La sécheresse de la conjonctive, qui survient lorsqu'on tient les yeux longtemps ouverts, devenant douloureuse, on est souvent obligé de clignoter pour l'humecter de nouveau ; mais ce n'est pas uniquement pour cela que les paupières ont été ajoutées aux yeui ; ces organes si précieux et trèsdélicats DANS toutes leurs PARTIES DEVANT ÊTRE SOIGNEU- SEMENT MIS À l'abri DBS NOMBREUX ACCIDENTS AUXQUELS ILS

SONT CONSTAMMENT EXPOSÉS , surtout par l'actiou des corps étrangers qui volent dans l'air, ou même par l'effet d'une lumière trop éclatanie ^ les paupières ont principalement pour

570 THEOLOGIE DK U NATURB.

fonctiona de les eu garantir* A eet effet , ces deux replis téguwentaires renferment, d'une part, des muscles qui les meuvent, dont Tun, formé d'une couche de fibres circulaires autour de la fente, sert à fermer Vw\ en pressant les paupières Tune coptre l'autre.

Sous la partie de ce muscle qui ^qtre d^ps la oa^pqsition de la paupière supérieure , se trouve le l^mcU r^^ct^r de ia paupière ^ fiié au fond de l'orbite au-dessus du muâcie droit supérieur, d'o^ il se porte en avant ^t en baut, piètre dans la paupière et s'; élargit en un feuillet winoe quî va s*insérer à une lame cartilagineuse occupant le boni libre de la paupière. C'est en agissant sur c^ cartil^ qae ce muscle relève la paupi^e san^ lui faire faire d*angle . ainsi que cela a lieu chez beauCQifn d*aniipau$ qui i^auquaiit de ce cartilage.

Mais la soluqitvps V^ C^tiTvxjfi ^r s'cst point incwie ARRÊTÉE hk l^a moindre p<>ussière causant de vives dou* leurs sur U conjonctive,^ ^e^pv^ PH^gisém^t ^i^È^spii-

SIBLB FOUR QUB l'aKIMAL SÇl^T CONSTAIPIÇNT ÇN GARp« GÇQITaft TOUT QE qui FOURRAIT 1^ ÇAtîSJBR (H3KLQUE fROUBLE , LA ^ Vm« Pf^OVlDXMGIi A PQRTI; ses SOI^S MIKUTAÇUX jusqu'à GAR- NIR L£ BOi\D nVS nEU^ FAUP)È|(ES, ET SPÉGIALEIfENI LA SUFl^KIËllRE I n'uiKE RAI^CiÉE M OM * POfLS, TRÈS-BOIDE^ MS- POSltS EN PEIGNES » SERIEES ET OARlUiS EK AYANT POUR A|||lt^ TER LES MOINDRES CORPUSCULES QUI , VOLTIGEANT EN h* 4^ , POURRAU^NT TOMBER PANS LES YEUl^ , EN MÊME T^WS^ QUE LES C^LS QARAISTISSENT l'qEII* DE V4 CLARTÉ VENANT DU CISL , ET QUI PEUT TROUBLf^ll |<A ^^TTETÉ Bli t^' IMAGE PEINTE Sim |Jk ÇIÉTINE.

Enfin Tappareil du sens d^ la vue étant, par la délicatesse de sa structure, très -exposé aux efforts pli^s ou moins violents que les corps extérieurs peuvent exercer s^r lui , la Sagesse divine l'a abrité le mieux possible, en l' enfermant dans une cavité osseusi; formant l'Orbite, da9s laquelle il se veut; flt dont couverture, tournée

Page 1