CHAPITRE III. S
AVANT» E8T BLiE-MÉVE GARANTIE |»AR LA SAILLIE PU FRONT, S'aVA9(CANT PLUft OU MOINS SUR ELLE.
Dans 1$^ descppUoQ très-succinct^ que je viens de faire de Tceil, de$(cripUoo suffisante pour f^ire comprendre la foriqe et Is) fopctjon d^ <^^ superbe appareil oii se dévoile la science la plps (f anscendante de Toptique , je n*ai toutefois p;|6 fij^it meq^oq de plusieurs particularités fort remarqusibles p^qr l'anatomiste ^\ le pl^ysiologiste, mai? qui seraient pa^Qs ilitéfét daqç le présent ouvrage. Je n'ai ainsi poipt parlé de la structure intime de chacune des parties de cet appareil , ai du Cercle çiliairt , i^pi^eau blanc)iàtre qui entoure pointérieur^ent le gf^iid cercle de l'iris , et dont on ne conp^U pas Is^ fofic^on. beaucoup d'anatomistes le con^d^rent foi^me un gangljpn qerveux appartenant, dans ce cas sans doute, ^^ système sympathique, ^\ pepsent que c'est sous son ipQuençe qu^ la PupiUe ^e dilate qu se resserre sympathiqvemept par l'irritation de la rétiu^,.
Qn retrouve le$ qiêmes cinq $en$ d^^Si Içs quatre stupres classes de Vertébrés, et ceU avec la même disposition dans les appareils respectifs ; çopséqucpce naturelle de Tu- (lité du plan d'après lequel cet EitBRANcuEUfiN'r du Règni: ANIMAL a été form^; et chacun de ces appareils $ç compose ^n conséquence des mêmes partieçi pripcipsiles que che^ les Mammifères; en o£(rant toutefois diverses p^odilications eu harmonie avec le geure ^t vie pour lequçl cçs animaux ont été créés.
Le Tactj généralement répandu sw toutes les parties du corps, ne parait nulle part localisé ds^s quelque organe spécial du Tov^het; chez les Oiseaux , si ce n*est chez certaines espèces qui çaisi^sent les objets avec leurs pi^s , organes oii la sensibilité parait être assez précise.
Le Goût et Y Odorat ne présentent rien de particulier; et sont l'un et Tautre plus ou moin$ subtils , coiniue chez les Mammifères.
Quant a VOuie , j'ai déjà fait remarquer que les Oiseaux ,
les seuls animaux réellement musiciens, portaient souvent le talent du chant jusqu'au plus haut degré de perfection. Cette faculté prouve non-seulement que ces animaux ont un appareil vocal parfaitement organisé, mais encore que le sens de rOuie est exquis chez eux , tant par la finesse de la perception que par le discernement des sons harmoniques; et cependant leur appareil auditif est plus simple que chez les Mammifères, ainsi qu'on Ta vu en parlant plus haut de ces derniers animaux; fait jusqu'à présent inexplicable pour le physiologiste.
C'est ainsi que déjà les Oiseaux n'ont point de Pavillon de VOreiUe , mais seulement une dépression membraneuse latérale de la tête qui en tient lieu : partie toutefois trèslarge chez les Chouettes et les Hibous, qui, sans pouvoir chanter, paraissent avoir l'Ouïe extrêmement délicate.
Cette conque de l'oreille est généralement dépourvue DE PLUMES, QUI EMPÊCHERAIENT, PAR LEUR PRÉSENCE, LES SONS DE s'y RÉFLÉCHIR CONVENABLEMENT DANS LE CON- DUIT AUDITIF. Mais cette partie est recouverte par quelques grandes plumes qui la traversent, et qui présentent seules
UNE CONFORMATION PARTICULIÈRE , CALCULÉE d'aPRÈS L'USAGK
AUQUEL ELLES SERVENT, CCS plumes ayant leurs barbes trèsécartées, grêles et roides, de manière à ne former qu'une