RAPPORT AVEC LA FONCTION SPÉCIALE QUE LA MAIN DOIT
REMPLIR CHEZ CES ANIMAUX, OÙ cllc scrt essentiellement à combattre et k saisir la proie. Cette phalange terminale arrive ici au type de sa perfection , formant au lieu d*un osselet k peu près cylindrique ^ extrémité émoussée comme dans rhomme, au contraire un crochet aigu, garni d'un ongle également très-crochu et fort acéré ou Griffe, avec lequel Tanimal saisit et déchire. Mais il n'a pas suiB de POURVOIR ainsi les animaux chasseurs d'armes aussi parfaifaitement propres au combat, il a fallu aussi que les griffes pussent conserver facilement leur tranchant, afin de servir toujours efficacement à cet usage ; et pour cela rien n'est
AUSSI INGÉNIEUX NI AUSSI BEAU QUE L* ARRANGEMENT ET LA COMPOSITION DES PARTIES QUI CONTRIBUENT A CE RÉSULTAT.
Dans cet animal, l'ongle arrive k son plus grand point de perfection, après avoir déjà passé par plusieurs degrés intermédiaires de transition que présentent les autres Mammifères. Au lieu de ne former, comme dans Thomme et les singes . qu'une simple plaque revêtant la face dorsale du bout de la troisième phalange, il contourne au contraire en» tièrement Texlrémité de cette dernière, en prenant |)0ur ne point être gêné par les doigts voisins, la forme d'un crochet en arc de cercle, fortement comprimé, très-large à sa base, afii; d'avoir plus de force, et parfaitement aigu k sa pointe; et la phalange, dont la fonction est subordonnée k celle de la griffe, prend de W également la forme de crochet.
Par l'effet de cette disposition des parties , le réceptacle
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du sens da toucher, placé chez l'homme au bout des doigts, a la surface d'une masse molle, légèrement élastique, pour mieux se prêter, soit à la forme des corps que la main explora i soit pour mieux retenir les petits objets que les doigts saisissent; cette partie des doigts, ayant été envahie par Tongle dans le besoin de sa nouvelle fonction , et ne pouvant plus servir au sens du toucher, le siège de celui-ci A ÉTÉ PORTÉ simplement un peu plus en arrière, k la base de la même phalange. Là la masse pulpeuse qu'il forme constitue une forte saillie ovale , ou Pelotine , dans laquelle se rendent en grand nombre les nerfs servant à ce sens , de la même manière qu'ils se rendent au bout des doigts chez l'homme; mais la sensibilité parait y être toutefois beaucoup moins subtile, les téguments y étant plus épais et plus ou moins cornés, par cela même que ces animaux marchent sur leurs doigts ; c'est-k-dire que le toucher y est à peu près cotnme aux orteils des personnes marchant pieds nus.
Mais si le Créateur a donné , dans sa haute sagesse , Tarme si redoutable de la griffe aux Mammifères chasseurs par excellence, sa sollicitude a voulu aussi que cette ARME NE FUT PAS cxposéc k perdre trop facilement son tranchant par Tusure sur le sol dans la marche , ainsi que cela arrive aux Mammifères voisins, tels que les Chiens , animaux de transition sous ce rapport. 11 a suffi pour cela , k la Providence , de donner simplement une autre disposition k la phalange unguéale, pour que la pointe de la griffe soit dans l'état habituel de repos, dirigée plus ou moins en haut, avec la faculté, pour l'animal, de pouvoir k volonté la fléchir en dessous, pour en faire usage selon le besoin ; et le mécanisme au moyen duquel ces effets sont produits, offre encore une de ces admirables combinaisons de formes et d'emploi d'organes accessoires de perfectionnement si bien fait pour être admiré; disposition où les moindres inconvénients de fonction , ou même de simple mécanique , sont PRÉVUS et corrigés par cette sublime sagesse , dont