‹ Théologie de la natureChapitre 34 sur 119 · CHAPITRE m · texte numérisé non relu

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face externe, les deux conduisent au contraire cet os k la place qui lui est assignée.

Un troisième ligament élastique impair forme au contraire une corde arrondie , placée entre les deux ligaments latéraux ; derrière la base de la dernière phalange, à la partie supérieure de laquelle il se fixe , tandis qu*en bas il s'insère k l'extrémité terminale de la seconde phalange, immédiatement au-dessus de sa tête articulaire, et par conséquent, comme celle-ci , un peu en dehors du plan médian de cet osselet.

On voit de suite que , par Teffet de la disposition de ces trois ligaments qui par leur contraction doivent relever la phalange unguéale et la faire placer au côté de la phalange moyenne , aussitôt que la traction du muscle fléchisseur des doigts, qui l'a préalablement abaissée, cesse son action en ramenant la phalange avec la griffe qu'elle porte à son état de repos.

Mais cet arrangement , quelque ingénieux qu'il soit, ne saifit pas encore, k beaucoup près, pour rendre la main du Chat un instrument parfait de préhension , en tant qu'il doit servir k cet animal.

Les tendons du puissant muscle fléchisseur des doigts devant nécessairement éprouver dans leur mouvement de relâchement quelque résistance dans les coulisses qui les renferment, malgré l'abondante synovie qui les y baigne; les ligaments élastiques extenseurs de la dernière phalange, dont il vient d'être parlé, les seuls antagonistes de ce muscle, ne sont pas assez puissants pour vaincre seuls sa force de contraction . passive , afin de ramener cette dernière k l'état de repos ; mais le Créateur , pré-

VOYAIfT CET INCONVÉNIENT, Y A REMÉDIÉ EN PLAÇANT SOUS

LA SECONDE PHALANGE uu quatrième ligament élastique , arrondi , qui , fixé en arrière de la tête terminale , se porte de Ik en haut en longeant cet osselet, et s'insère au tendon du muscle fléchisseur, vers le milieu de sa face inférieure de la première phalange. Ce ligament, en agissant sur ce

I9ê THiOLOGIB DÉ LÀ RATURB.

tendon comme partie mobile , le tire en avant , rel&che sa partie antérieure , et seconde par Ik la force des ligaments élastiques extenseurs de h phalange unguéale. L'emploi de ce ligament est encore un de ces nombreux exemples de li

SOIGNEUSE ATTENTION DE LA SAGESSE DIVINE , k QUI RIEN N*EST INCONNU, ET PARE À TOUS LES INCONVÉNIENTS.

Mais quelque admirable que soit en lui-même le mécanisme des doigts du chat y tous les soins pris pour donner aux diverses parties des formes et une mobilité parfaitement appropriées à leurs fonctions eussent été inutiles , si la griffé proprement dite , c'est-à-dire l'ongle qui chausse l'extrémité de la dernière phalange , était organisée de façon h émousser facilement sa pointe par l'usage que l'animal en fait. Mais nous trouvons encore ici un nouveau cas de

cette SUBLIME ET SAVANTE PRÉVOYANCE, AVEC LAQUELLE IL A ÉTÉ PARÉ A CE GRAND INCONVÉNIENT pat QU mOyCU

qu'on retrouve d'ailleurs partout dans l'organisme animal, où la même cause se présente. Il a suffi pour cela de donner une structure particulière, au fond très- simple, à la griffe, pour que celle-ci conserve toujours, malgré son usure, une très ^grande finesse dans sa pointe; moyen qui consiste purement et simplement en ce que la substance cornée de la griffé est, par une gradation insensible, d'autant plus dure qu'elle est plus près du bord convexe de cette dernière. On conçoit en effet que, si la griffe se plonge un grand nombre de fois dans les objets qu'elle saisit, le frottement qu'elle éprouve par lîi, nonseulement sur son sommet; mais auâsi latéralement, doit l'user partout , mais beaucoup plud fortement dans son arc concave , où sa substance est moins dure , et que la partie répondant à la circonférence' résistant davantage s*use beaucoup moins, et fait ainsi prendre une forme pointue trèsaiguë k la griffe ; et précisément par cela même qu'ellA s'isE, ccst-k-dirc que, la cause dE l^iNconVénïeNT eôt Aissi celle qui en répare l'effet. Les mêmes èonditionft

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