‹ Théologie de la natureChapitre 39 sur 119 · FUT PRÉVENU EN TOURNANT LES PIEDS EN SENS CONTRAIU · texte numérisé non relu

FUT PRÉVENU EN TOURNANT LES PIEDS EN SENS CONTRAIU

c'est-à-dirp en LES DIRIGEANT EN ARRIÈRE. Par ce uioyeo , le petit animal est appliqué par son ventre contre Ip iQur^ avec ses yeux tournés vers l'espace libre , pour voir autour de lui. L'ordre des Chéiroptères formant une simple branche dans la Classe des Mammifères , branche qui se termine sans se lier au bout k aucune autre division \ on passe de même dc^ derniers Q^japrumanes , aq quatrième jQ^Pf v 4e^

CHAHTRS 111. 235

MiiaiiFiRBS, keeloi des Plantigrade» , dont le prineipal type est le genre Ours. Dans ces animaux , qni habitent généraleaient à terre « les pieds reprennent en conséquence , de nouveau , k peu près , la forme qu'ils ont dans l'espèce humaine ; c'est-k-dire que les cinq orteils sont k o6té les uns des autres, avec cette différence toutefois que le premier ou rinteme, au lieu d'être plus fort que les autres , est au con* traire plus petit que le second , comme d'ailleurs déjk chez les Singes, en offrant de part et d'autre le premier degré de dégradation par laquelle il doit le premier disparaître dans les antres familles de Mammifères. Du reste, le pied de l'Ours ressemble beaucoup k celui de l'Homme; offrant de même sous le bord interne du cou-de-pied un creux assez bien marqué , et appuyant sur le sol par le talon , le bord externe du pied et les orteils dans toute leur longueur; le tout absolument comme chez l'Homme.

Quant aux membres antérieurs , ces animaux sont digitigrades comme les Singes; mais n'ont plus, comme eux et l'Homme , le pouce séparé et opposable aux autres doigts, mais placé k côté de ces derniers, quoique déjk sensiblement plus court.

Les Plantigrades faisant immédiatement suite aux Qua- DRiouHBs, les Ourst leur principal type, offrent encore cette analogie avec ces derniers , que bien que leurs mains aient d^jk des doigts fort courts munis de griffes, et le pouce non opposable, ils conservent encore la faculté de saisir les objets avec quelque facilité avec leurs mains ; autant du moins que le comporte la d^r^dation en organe locomoteur qu'elle a épropvée.

Quoique les Ours n'aient plus qu'une clayicvle entièrement rudimentaire , suspendue dans les chairs w bas du cou y et absolument sans aucune fonction , ces animaux ont cependant la faculté de pouvoir étreindre très - fortement les otyets e^ les serrant dans les bras, moyen dont ils se servent habituellement pour eonabatre, ou pour grimper

Îd6 THEOLOGIE DE LA l^ATUKB.

aux arbres , en saisissant leur tronc dans leurs bras vigrareux. Ce fait, contraire k Tidée qu'on s*est formée de Fasage des clavicules , prouve qu*on ne connaît pas encore la vraie loi de relation et de subordination de cet os.

C'est aussi par leur voisinage avec les Singes , mais sur* tout par reflet de la forme et de la disposition de leurs pieds plantigrades , que les Ours conservent la faculté de pouvoir facilement marcher debout , en prenant assez bien la tournure d*un homme ; et cela même mieux que les Orangsoutangs^ dont le pied est, ainsi qu'on Ta vu plus haut, moins bien conformé pour la marche bipède.

On trouve aussi dans cet Ordre des Plantigrades quelques espèces remarquables par leur organisation toot eiceptionnelle :

Le Kinkajou^ dont la queue est prenante conune cdiedes Singes sapajous.

Les Taupes^ si extraordinairement organisées pour en

PAIRE DES ANIMAUX FOUISSEURS PAR EXCELLENCE , genre de

vie pour lequel les membres antérieurs, excessivement forts, ont éprouvé une véritable torsion sur eux-mêmes , de manière que les coudes se trouvent tournés en dessns et en dehors.

L'os du bras et les mains sont surtout excessivement larges , indiquant la force que ces animaux si petits emploient pour remuer la terre et la pousser au dehors de bas en haut.

Un autre animal du même ordre des Plantigrades , remarquable par son organisation toute spéciale , est le Hérisson , dont le corps , couvert de piquants de deux (Centimètres de long y dirigés dans tous les sens , au lieu de poils doux et touffus, trouve dans cette espèce d'armure nn moyen passif de défense contre ses ennemis , qui ne peuvent l'attaquer sans se blesser eux-mêmes. Ces nombreuses épines , très-aigués, qui ne sont dans le principe que d'énormes poils fort roides, ne couvrent toutefois que le dessus du

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