A CET USAGE
Dans I'Ordre des Pachydermes^ qui fait suite à celui des Rongeurs, ordre peu naturel dans lequel on a placé tous les Mammifères que des caractères négatifs excluaient des
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autres , on trouve en con^quence réunis» des genres extrèr mement différents, sans aucun caractère commun, pas même celui exprimé par le nom qu'on leur a donné (1) , tous n'ayant pas la peau épaisse, surtout le Cheval^ qu'on y place avec raison.
Ce sont toutefois des animaux , la plupart trèsrgrands et lourds , ayant d'ordinaire la peau épaisse et dure ; dont les pieds faisant, par leur conformation, la transition de ceux des mammifères digitigrades à ceux des mammifères unguligrades , qui n'appuient plus * sur le sol que par la dernière phalange des doigts et des orteils; de manière que» parmi les Pachydermes , on trouve les différences les plus grandes dans la composition de ces extrémités. Chez les Éléphants^ animaux qui sous plusieurs rapports ont de l'analogie avec les Rongeurs, il existe encore cinq doigts et autant d'orteils bien complets; mais dans l'un et l'autre membre, ils sont confondus en une seule masse, où les ongles, petits et arrondis, indiquent seuls leur présence au dehors. Cette masse, formée en dessous par la pelotine et la pelote confondues, constitue un grand coussin fibro-graisseux sur \^ quel l'animal s'appuie ; et aux pieds, ce coussin s'étend même sous le métatarse jusqu'auprès du talon \ de manière que l'animal, qui tient le pied à moitié fléchi, en appuyant dessus, est réellement plantigrade.
Dans Y Hippopotame , qui est entièrement digitigrade, il n'existe que quatre doigts et autant d'orteils, mais également confondus jusqu'auprès de leur extrémité, où ils sont de même armés chacun d'un ongle arrondi, en forme de petit sabot de cheval, et postérieurement confondus de même dans une grosse masse commune, représentant la pelote et les pelotines.
Chez les Rhinocéros^ aussi tout k fait digitigrades, les doigts et les orteils, également confondus , se terminent de
(I) Vormédu çrecpoc/ii/. épais; et doriervia, pçau.
mime par de petite sabote arrondis ; mais enfin le^ Tafin , qui ont quatre doigte et trois orteils garnis de sabote, n'ap^ paient plus sur le sol que par la dernière phalange , et sont de Ik déjà ee qu'on appelle unguUgraif$ « coBu»e les Chû-^ fmum et les Rwninants.
Il en est de même des Co$h^n9 et genres voisins » qnî ont qnatre dfiigte et quatre orteils ^ mais dont de part et d'autre, les deui^ moyens appqient seula h terre i en mtee teaps que les sabots , tout en enveloppant entièrement le dernière phalange, sont toutefois pointus, comme dans lei Rumin^mis. Pe manière qne^ pas même la forme des sati bots ne constitue un caractère général de eet onenn de Memmif ères^ dont un petit nombre seulement est réellement engnligradei et c*eit cependant daps le *genre dn CMel» appartenant à ce même ordre, que llntelligence créatrîee est arrivée nen-*seulement an véritable type des mammifères engnligrades, mais en même temps à celui des plus parfaite merebenrs et stetionneurst Aussi le Cheve) offre-t-il, par l'élégante harmonie de ses proportions, l'un des plua bemn modèles de l'organisation des Mammifères.
Le Cheval se trouvant en prinoipe dans les mémep eondî# tione de stetique que les mammifères digitigrades ^ le corpe efre également dans sa colonne vertébrale les mêmes cour»* baree que ches ces derniers; les inflexions, sont seulement oKiins prononcées, vu que cet animal, destiné au régime des végétani , n'avait de là pas besoin de jouir d'une aussi grande agililéde mouvementeque les mammifères chasseurs eu sau^ twrs ; d'où la colonne rachidienne pouvait être en conaA* quence, non-seulement moins flexible , mais dbv41t màmm
OFFRm UNS MOINDRE SOUPLESSE POUR DONNER À CET àNMAL
FLus en FDUTt e^Ns LA STATION «T u HARCHs , oA uno partie dn poids du ecwps est nécessairement soutenue par les efforts incessante de la contraction volontaire des muscles. En ^et, le courbure du dos et des lombes est assez peu pre^t noncée, mais les vertèbres sont plus solidement réunies , et
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de Ik beaucoup moins mobiles. Pour cela , les apophyses épineuses sont larges , verticales , et plus élevées que dans les digitigrades , surtout celles des vertèbres dorsales antérieures, dont la grande saillie forme sur le cheval cette éminence nommée le garrot ^ qui parait précisément si élevée parce que l'arc dorsal du rachis plonge moins fortement en dessous que chez les carnivores, où il est cependant presque aussi fortement prononcé. Cette grande longueur des premières apophyses épineuses dorsales a, ainsi que je l'ai fait remarquer déjà plus avant , pour but d'offrir, chez les carnivores , de longs bras de levier aux muscles très-puissants qui relèvent la tête, afin de donner à ces animaux, non -seulement la faculté de combattre avec facihté, mais aussi la force nécessaire pour porter leur proie dans leurs dents.
Chez le Cheval , les mêmes apophyses ont cependant dâ être également fort longues , pour offrir de grands bras de levier au puissant ligament cervical élastique destiné à tenir la tète élevée, k l'extrémité du long cou de ces animaux ; et cela précisément par là même que, moins souples que les carnivores, ces animaux n'ont pas la faculté d'abaisser assez leur corps sur les membres antérieurs pour atteindre avec leur bouche à terre; circonstance qui exigeait que le cou fût plus long qu'il ne Test chez les carnivores et autres digitigrades. Cette circonstance dans laquelle se trouvent également les Ruminants , a voulu que chez tous ces animaux le ligament cervical qui maintient la tête relevée, trouvât dans les premières apophyses épineuses du thorax des leviers assez longs pour lui donner.la force dont il a besoin k cet effet.
Or si le ligament cervical s'étendait uniquement entre le thorax et la tête , sa constante traction tendrait a faire arquer le cou en dessus , ce qui raccourcirait ce dernier sans relever de beaucoup la tête ; mais cet effet fut prévenu ,
ICI PAR Là forme qu'a reçue LE LIGAMENT CERVICAL , dOUt