‹ Théologie de la natureChapitre 45 sur 119 · CHAPITRE · texte numérisé non relu

CHAPITRE

qoi courent en liberté tiennent la tête fortement relevée, pour tendre ce muscle, afin de le faire agir avec plus de force et de précision sur le membre antérieur, dont les mouvements doivent être bien assurés. La simple tension de ce même muscle, tirant le bras en avant, produit déjk en partie le redressement du corps sur ses membres antérieurs; et, en même temps, la tension des muscles anta* gonistes, c'est-k-dire du long et puissant Triceps -moyen ^ un des principaux extenseurs de Tavant-bras , dont l'action devient également plus énergique et plus précise. On voit ainsi , par cet enchaînement de muscles si difTérents et si éloignés, quel savant moyen mécanique 14; Créateur a

EMPLOYÉ ICI POUR ASSURER LA lURCHE, ET SURTOUT LA GOUBSB, BIEN PLUS PÉRILLEUSE ENCORE DE CES ANUAUX;

mécanisme par lequel les muscles releveurs de la tête, placés derrière le cou , agissent efficacement dans les mouvements de progression rapide ; et Ton conçoit de là aussi pourquoi les chevaux, qui marchent la tête basse, bronchent si facilement, par l'effet de l'incertitude des mouvements de leurs membres antérieurs ; enfin on y trouve la raison pour laqudje le cavalier tient son cheval court en bride , pour lui faire relever la tête lorsque le chemin est difficile ; et la plupart des personnes qui ne connaissent pas cette particularité de l'organisation du cheval , emploient ce moyen qu'on leur a indiqué, sans savoir pourquoi.

Le mouvement du bras sur Tépaule devant être trèsprécis dans la direction d'arrière en avant, où le membre doit agir avec une grande liberté; tandis que les mouve*ments latéraux n'ont pas besoin d'être fort ét^dus ; si ce n'est un peu en dedans , lorsqu'il s'agit de transporter à chaque pas le poids du corps sur celui des membres qui pose k terre , il n'était de là pas nécessaire que la tête articulaire de l'os du bras fût fort large transversalement ; et les ligaments qui unissent latéralement cet os k l'omoplate devaient ÊTRE ET SONT EN EPPET PEU LACHES, AFIN DE NE PAS

28S THliOLOGIE DB LA NATURE.

SE PRÊTER FACILEMENT AUX LUXATIONS , RCCideiltS d'ailleurs

empêchés , d'une part , par une forte saillie de l'os du bras , ou Trochiter^ placé en dehors de sa tête articulaire^ saillie qui, tout en empêchant cet os de se trop déplacer en dedans, sert en outre à former un plus long bras de levier aux muscles abducteurs du bras , qui ont principalement k soutenir le poids du corps lorsque Tanimal pose sur ce membre antérieur seul. Quant k la luxation du bras en dehors, elle est rendue très-difficile par la grande puissance des muscles pectoraux qui maintiennent ce dernier rapproché de la poitrine ; et, d'ailleurs , le bras très-court, et fortement dirigé en arrière, est entièrement contenu dans les muscles du poitrail. La main ne devant plus servir d'aucune façon k la préhension , les mouvements latéraux des deux os de l'avantbras étant devenus de Ik inuUles et même dangereux, en donnant sans utilité au carpe un mouvement vers les côtés qui pourrait devenir trop facilement une cause de luxation, ces mouvements ont dû être évités; et le meilleur MOYEN DE LES EMPÊCHER était dc soudcr Ics dcux os ensemble;

CE QUI EN EFFET FUT FAIT CHEZ LES ChCVaUX Ct leS RUMI- NANTS , en même temps que les muscles qui produisent les mouvements de pronation et de supination ont été supprimés.

La Palmure de la main , réduite par la dégradation progressive qu'elle a suivie k travers toute la Classe des Mammifères , n'est plus formée au Carpe du Cheml , que de sept osselets , au lieu de huit qu'il y a dans l'Homme , le plus interne de la seconde rangée ayant disparu ; et le Métacarpe ne comprend plus qu'un seul os parfait nonuné le Canon , portant un doigt , et deux rudiments cachés dans les chairs ; mais le métacarpien portant le doigt a été rendu proportionnellement beaucoup plus grand que dans les Mammifères digitigrades, afin d'être assez fort pour soutenir à lui seul tout le poids du corps; et, pour plus de solidité db la main , les mouvements de celle-ci

CHAPITRB III. 2S3

SONT ÉGALEMEinr RÉDUITS À LA FLEXION EN AVANT ET EN ARRIÈRE, LA SEULE NÉCESSAIRE À CES ANIMAUX; EN MÊME TEMPS QUE l'extension NE VA PAS AU DELÀ DE LA DIRECTION

DROITE , ce qui serait une autre cause de faiblesse pour le membre ; degré d'extension prévenu d'une part, par la forme de l'articulation du poignet , et , de l'autre , par la saillie assez forte de l'os pisiforme , formant le pilier au sommet duquel est fixé le principal fléchisseur de la main.

Chez les Ruminants les choses sont à peu près les mêmes , ces animaux se trouvant pour les facultés locomotrices dans le même cas que les Chevaux, avec cette différence qu'ayant encore deux doigts , et en conséquence deux os métacarpiens , ceux-ci sont toutefois soudés en une seule pièce imitant le Canon des Chevaux pour la grandeur, la force et la disposition , sa fonction étant déjà la même.

Le seul doigt qui reste dans le Cheval et les deux des Ruminants, sont toujours composés de irois Phalanges ^ comme dans tous les Mammifères , mais toutefois obliquement dirigés en bas et en avant, pour n'appuyer sur le sol que par la dernière phalange , entièrement enveloppée par tout Sabot.

Quoique cette disposition des phalanges soit en apparence très-favorable à la luxation , toute la charge du corps portant par là k faux sur le sol , elle était toutefois nécessaire

POUR DONNER AU MEMBRE l'ÉLASTIGITÉ DONT IL A BESOIN POUR ADOUCIR LES CHOCS QUE l' ANIMAL RESSENTIRAFT CHAQUE FOIS QUE DANS LA MARCHE , ET SURTOUT DANS LE GALOP, IL VIENT À TOMBER SUR SES MEMBRES ANTÉRIEURS ; MAIS AUSSI TOUTES LES PRÉCAUTIONS ONT ÉTÉ PRISES POUR EMPÊCHER LE FACHEUX

ACCIDENT DE l'entorse, ct Cela d'uuc part, par la disposition et la force des ligaments qui unissent ces os , et de l'autre, par la puissance des tendons fléchisseurs des doigts, qui s'opposent les uns et les autres k la trop grande extension de ces derniers.

Les Membres postérieurs des Chevaux ont également été

l'objet de modifications ANiLLOGUES POUR EN FAIRE DES INSTRUMENTS PARFAITS POUR LA STATION ET LA MARCHE. Le

bassin est, à cet effet surtout, fort grand en avant et en arrière de l'articulation de la cuisse , afin d'offrir de vastes attaches aux puissants muscles extenseurs et fléchisseurs de cette dernière , tandis qu'il est très-peu large ; vu que les muscles abducteurs de la cuisse qui s'attachent à la partie moyenne du bassin sont assez faibles , n'ayant pas de grands mouvements a produire; et la cuisse ne devant jamais s'écarter fortement en dehors , se trouve » k cet effet , tellement prise dans les muscles des flancs et sous les téguments de cette région du corps , que tout mouvement en dehors est impossible.

Le Pied du Cheval et des Ruminants , plus dégradé que chez les digitigrades , diffère de celui de ces derniers en ce qu'il ne présente également plus qu'un seul os Mitatarsien complet dans le premier, portant un seul orteil , avec deux métatarsiens rudimentaires sans doigts ; et chez les Ruminants , deux métatarsiens complets soudés dans toute lear longueur, ayant chacun un orteil; et les rudiments des deux autres os du métatarse ont des rudiments de deux autres orteils : encore ceux-ci manquent-ils dans la Girafe^ et cela aux quatre membres.

Le Tarse , suivant les modifications qu*ont éprouvées les orteils et le métatarse auxquels il est soumid, se Compose encore de deux rangées d*os, la première cottiposée de YAsiragaley du Calcanèum , du ScaphcHàe et du Cvbcnde , comme' dans les Mammifères digitigrades , ces os étant moins influencés que ceux de la seconde rangée portant les Métatarsiens. Cette seconde partie du tarse est formée de deux cunéifornies ; seulement un interne très-petit prêt à disparaître , portant le rudiment d'un métatarsien ; et le second est le représentant du troisième cunéiforme de Thomme, devenu très-large, portant l'os du canon. * J'ai dit plus haut que c*était dans le genre Cheval que le

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système organique des HàâitUiKfès arrivait au type des Mammifères essentiellement quadrupèdes , marcheurs et sta- Honneurs; c'est-à-dire que ces animaux présentent le moins possible de causes de fatigue et même de luxation dans leurs membres. Ce degré éminent de perfection ne dépend cependant pas uniquement de la transformation que les Membres ont graduellement éprouvée h travers toute la classe des Mam<mifères, en devenant, dans la première paire, d'organes pré-> henseurs, organes exclusivement locomoteurs; et en passant, dans la seconde , de la forme typique de Membres de locomotion bipède à celle de Membres essentiellement prop^eâ ï la marche quadrupède ; mais elle est aussi , en grande partie , due à la parfaite harmonie qui existe chez ces élégants animaux , entre toutes les parties qui constituent leui^ corps. En eflét, toutes les forces dynamiques qui agissent dans la station , se faisant à peu près équilibre , il en résulte que les Chevaux ont le moins d'efibrt musculaire volon-^ taire it employer pour demeurer debout* sans se fatiguer. Cet ÉQtnLiBRE de force est méhe calculé avec une si

iBMmABLE PRÉCISION DANS LE ChEVAL , QUE LA LONGUEUR ET LA nmECTION DES NOKBREtJl OS ET DE LEURS ÀPOPfiTSES FAISANT LEVmRS, SONT COMBINÉS AVEC LES FORGES IIUSCU- LAIRE8 AGISSANT PASSIVEMENT SUR EUX FAR l'EFFET DE LA

contraction involontaire constante de chacun de ces oa- Canes que , dans tout l'ensemble de l'organisme si compliqué , IL EN RÉSULTE L'ÉQUILIBRE LE PLUS PARFAIT. C'CSt RU

point que, généralement, les Chevaux dorment non-seulement debout, comme tout le monde sait, en perdant la conscience de leur être, sans tomber ; mais que bien plus, un grand nombre de ces animaux ne se couchent même jamais (1) ; restant ainsi toute leur vie debout sans se fatiguer

(1) J'ai oonsnlté à ce sujet M. Huzab^, directeur général des liarai de tanee, l'hoimne qui eonnaissait le mieux les chevaux, tant sous le rapport ttHAMDlqiie el piijtiologique , que sous celui de leurs races et de leur utilité. n me dit que certains chevaux , sans distinetlens de races et d'Age , ne se cou-

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assez pour éprouver le besoin d'étendre leur corps directe* ment sur le sol ; quand même les efforts qu'ils ont été obligés de faire dans le travail auquel on les oblige contrairement k leur condition naturelle primitive, ont en grande partie épuisé leur force. G'est-k-dire que chez ces individus cette parfaite harmonie de toutes les forces dynamiques n'est pas même détruite par la fatigue du travail , oii tous les organes paraissent également affaiblis , et continuent k se faire constamment équilibre.

On doit nécessairement conclure de cette remarquable faculté pour certains individus de la race chevaline de n'avoir pas besoin de se coucher pour se reposer , même après de fortes fatigues , qu'il existe chez eux seulement le plus parfait équilibre entre toutes les forces dynamiques passives qui agissent sur leur corps dans l'état de station ; d'où ils n'ont aucun effort volontaire k produire pour se maintenir debout ; c'est-k-dire que cet équilibre parfait doit surtout avoir lieu entre les muscles fléchisseurs des diverses parties des membres, et les extenseurs leurs antagonistes. En d'autres termes, la longueur et la direction de chaque organe faisant levier et la force des ligaments tant rigides qu'élastiques , sont si parfaitement calculés pour les effets qu'ils doivent produire avec le concours de la contraction passive (involontaire) des muscles, qu'il en résulte un équilibre presque complet entre les forces antagonistes , et que l'animal peut par Ik se maintenir debout en ne faisant qu'un très-léger effort volontaire avec ses muscles , pour complément de la force trop faible dans chaque partie.

Nous n'avons pris en considération jusqu'ici que les organes du mouvement des seuls Mammifères , en n'indiquant pour cette première classe .des Animaux vertébrés on k squelette osseux, que les faits anatomiques les plus saillants, aân de faire ressortif ce qu'il y a de savant et d'admirable

chaient jamais; c'est-à-dire qu'on ne Ut voyait jamaù cùuchés; tandis que d'mtres se couchent tous les Jours. '

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dans lV)rgani9Be de ces Êtres, où robservatîon confirme vrec la plos parfaite évidence ce principe fondamental, que tontes les formes et les dispositions diverses que présentent les organes jusque dans leurs plus minutieux détails, ne sauraient être que les effets d*une volonté suprême créatrice QOi A TOUT AINSI ORDONNÉ ; c'cst-à dire celle d*an ÊTRE SUPRÊME, que nous nommons DIEU ou L'ÉTERNEL; principe dont la vérité se trouve ensuite également démontrée avec la même certitude, par Torganisation des animaux de toutes les autres classes, des quatre grands embranchements du Règne animal, auxquelles je continuerai d'étendre mes remarques.

Si Ton admettait qu*un homme d'un génie supérieur ait la faculté de pouvoir créer k volonté, par la simple pensée, tout ee qu'il peut concevoir, et qu'il voulût transformer le type des Mammifères en celui d'un animal volant, parfait voilier, capable de soutenir longtemps un vol rapide , il serait conduit , de conséquence en conséquence , à former nécessairement un Oiseau tel que nous les connaissons; quand même ces animaux ne lui seraient pas connus , tant, jusqu'aux plus minutieux détails , tout est parfaitement savant ET RIGOUREUSEMENT CALCULÉ ET COMBINÉ DANS LA GOMPO- SmON DE LEUR CORPS POUR LA FACULTÉ DE VOLER , FACULTÉ QUI CONSTITUE LA CAUSE FINALE DE TOUT LEUR ORGANISME ; ET c'est, en EFFET, CE QUE l'ÊtRE SuPRÉME A FAIT EN CRÉANT

CES REMARQUABLES ANIMAUX, OÙ la fouction du vol arrive au summum de la perfection.

Déjk , en formant les Chéiroptères, Tlntelligence divine a, autant que possible, résolu cet important problème, sans* sortir même des conditions spéciales dans lesquelles elle a placé les Mammifères, classe à laquelle ces animaux appartiennent. Mais aussi, par cela même que ces conditions ne permettaient pas de les transformer en parfaits voiliers capables d'un vol rapide et longtemps^ soutenu » les Chéiroptères ne purent être que des volatiles fort imparfaits , chez

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lesquels le vol a lien , ainsi que nous TavoM Aéjjk vu , m iQoyen d'ailea membraneuses, soutenues par le^ quilFo Biembres; taqdîs que, chez les Oiseaux» celle fondioo est exécutée par la première paire seulement, et le mouvement dirigé par la queue , Tune et Tautre organisées de façon k as» surer le maintien de cette importante fonction , malgré des accidents plus ou moins graves qui peuvent altérer rintégrité de ces ailes; accidents dont le fâcheux effet n'est d'ordinaire que temporaire chez les Oiseaux, tandis qu'il est définitif pour les Chéiroptères, dont la membrane aiiforme , une fois en partie détruite, ne saurait plus se rétablir.

C'est également ainsi que le Créateur n'a fait que modifier le type des Reptiles saubibns, dont il sera parlé plus tard , pour faire dans les Pièrodaciylm des animaux volants , dont les restes fossiles, aujourd'hui seuls eonnns, indiquent que ee genre antédiluvien était pourvu d'ailes asses semblables k celles des cbauves^souris.

Enfin le Créateur a montré, dans les Exoc€t$ et les Priodontêê , que même le type des Poissoks a pu être modifié au point de permettre à certains de ces animaux de s'élancer dans les airs, par l'effet d*un véritable vol , exécuté même, comme dans les Oiseaux, exclusivement par les membres antérieurs.

Comme il était toutefois ^impossible de borner les facultés locomotrices des Oiseaux exclusivement au vol , ainsi qu'elles It sont pour la nage chez les Poissons , rintelligence suprême a dû accorder aux premiers les moyens de ponvoir se maintenir en. station , de marcher et même de eovrir pendant un certain temps , selon les conditions spéciales dans lesquelles elle a placé chaque espèce relativement à ses mœurs.

Or, comme- 1 ingénieux emploi de^ plumes a permis de faire servir exclusivement les m^nbres antérieurs à la fonction du vol , le Créateur a conservé aux postérieurs la faculté locomotrice qu'ils ont chez les |fammifères , en ue les modifiant qu'autant qu'il l'a fallu pour les rendra pit^res à

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Ifi loarçhe bipède, çt méipe k la nage et h la préhension.

Noo9 avons yu que, chez les Chéiroptères, les quatr<^ membres concouraient ii \^ fqis à deux fonctions principales , la marche et le yoI^ mais aussi qu*ils ne sont parfaitement propres ni s) U pr^fpière comme chçz les autres Ifammifères, ni à 1^ Aeçop^e , çomqie dans les Oiseaux.

Un Oiseau quj s^r^it é|[^lemept habile au vol et k la m^cbe, et pourn^t de \k ^tre plus particqlièrement considéré comme le type de la Classe , §ous le rapport de ces deux fonctjoqf , dçv^it, çn (^onséqqencci, préseqtef, dans les diver^e^ parties de $oq cqrps ,^ ^n^ structure ^ la fois favorable à Fmie e\ ^ |>ptfç. 14^19 C(|t 4P|ma| ^'existe réellement pi^, qpoiqi)^ ce|^ i}*?|it rien 4'iinpossible, ces deux fpnctio99 étant reiiQp}!^^ W ^^^^ f^PP^f^'^ entièrement différents.

Ces animaux devant, {^insj gue je Tai fait remarquer, marcher exclusiveipent sur leurs extr^ipités postérieures, et voler avec les antér jei|res , il seiiible, au premier abord, qu*ils auraient p^ ^ t^pif ^Çb<^n^ dans Tsittitude bipède dé l'homme, en offrant daiis la partie postérieur^ du corps une organisation semblable à h sieppe , et que les bras , transformés en ailes, anr^jppt pp conserver égalçfnent une disposition analogue à çel^ qu jls s^Sectent ç|ans Tesp.èce humaine, en ge mouvant sii^plppient ()^R? ^^ P'^^ presque vertical , pour produira le vol, ainsi que le^ Qi^es^qx le font en effet. Maisfelte disposition eûtoffeft de grave^ inconvénients san^ le moindre avantage pouif la locoinotion. Le corps conservant daps le vol s^ pqsitiqp redressée, eût présçiptj^ ^^^ ^rop grande surface au courant d'air qui s établit d'avant en arrière , par le mouvement de tran§)atipp en seps cpntrs^ire. |^es ailes , quelles qu'elles eussent été, devant avoir daû's le Vol leur disque k peu près horizontal , ainsi qu'on le verra plus tard , et se trouvant r^pb^ès dans le repos contre les flanés, afin de ne pas gêner |es autres fuouyements, et ne pas être çUe8«mêmë|» ^xpo^e)^ ï Hpe fople d'accidents, l'oiseau eût

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été obligé « en les étendant , de leur faire exécuter un qatrt de tour de rotation dans l'articulation de Tépaule , afin de les amener à la position horizontale, et de les maintenir dans cette disposition pendant toute la durée du vol , par Teffet de si fortes contractions incessantes des muscles, qu*il serait bientôt devenu impossible de les continuer. Enfin il n'y a point, dans le système organique des animaux vertébrés , des muscles abaisseurs et releveurs des membres antérieurs, agissant dans la direction voulue pour ce genre de vol, ï moins de combiner, pour le premier de ces mouvements , les actions des Pectoraux et du Grand-dorsal^ muscles qui eussent , par l'obliquité de leurs directions , perdu plus de la moitié de leur force ; et , pour Télévation de Taile , les muscles Delioides qui devraient la produire sont encore plus favorablement disposés ; tandis que l'action du vol exige des muscles d'une puissance prodigieuse.

Pour éviter ces grands inconvénients, il a en conséquence fallu, pour seconde condition, que le corps fût, du moins pendant le vol , dans une position plus on moins horizontale , afin de n'éprouver la résistance de l'air que par son extrémité antérieure, dont la surface est beaucoup plus petite , en même temps qu'elle a été conformée de manière que les courants latéraux de l'air n'aient qu'une faible prise sur elle. Enfin la tête , plus ou moins petite , se terminant en avant par le Bec , la forme anguleuse ou coiyique de ce dernier, fait qu'elle fend aisément l'air, et se continue chez la plupart des espèces, surtout dans les meilleurs voiliers, en formant avec le cou un même cône sur lequel l'air glisse facilement.

Il semble aussi , au premier aperçu , que les Oiseaux auraient .pu marcher debout, et tenir leur corps horizontal dans le vol,* ainsi que cela en efilet a lieu dans certaines espèces , telles que les Grèbes ; mais outre que cette condition offre déjk , chez ces derniers Oiseaux , de grands désavantages pour la marche, et surtout pour la course, it peu

ClUnTRB IlL 2tM

près impossible cbez eux , Fattitnde verticale de lear corps diffère beaucoup de celle de rhomme, par la iK>sition que preoneut les diverses parties des membres : disposition qui , dans l'espèce humaine, est la plus défavorable au vol. En effet, si les extrémités postérieures étaient conformées et placées comme dans Thomme, le corps en prenant dans le vol une disposition horizontale , le poids considérable de ces membres eût porté le centre de gravité de Toiseau fortement en arrière , tandis qu'il doit se trouver dans le plan vertical passant par les deux centres de force des deux ailes; d'où il aurait fallu que ces derniers membres se trouvassent bien plus en arrière qu'ils ne le sont; nouvelle situation qui aurait fortement modifié les rapports des parties, comparativement k ce qui existe chez les Mammifères; en même temps qu'elle aurait fait avancer considérablement l'extrémité antérieure du tronc; ce qui serait devenu un nouvel inconvénient pour la facilité du vol; en formant de cette portion du corps un long bras de levier, sur lequel le moindre courant latéral d'air eût agi fort défavorablement sur la direction d'arrière en avant que l'oiseau aurait voulu prendre. Restait donc la condition où le corps.de l'oiseau est k l'état de marche , aussi bien qu'à l'état de vol , dans une position plus ou moins horizontale , ainsi que lb Créateur l'a eu

EFFET ÉTABLI, PAR SON OHNISGIENCB , Chcz la plupart deS

espèces, et surtout chez celles^qui marchent et volent le mieux.

Pour cbla, le tronc des Oiseaux (PI. Il, fig. 2) est

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