GÉNÉRALEMENT GOURT,*ÂFIN QUE LES DEUX PAIRES DE MEMBRES
{qr$ei tuvxyz) soient iris-rapprochées , elque son centre de gravité (o) se trouve dans le plan vertical passant par
LE CENTRE DE FORGE DES AILES (poiut OÙ SC COUCCntre SUr
chaque aile la résistance que l'air oppose k celle-ci dans le vol) en même temps que l'insertion (() des membres postérieurs soit tissez peu éloignée àfx mén^e plan ; enfin que le pied (xy%)^ formant la base de sus-station du corps, se
prolonge au devant de la verticale (o y) abaissée da centre de gravité (o) sur le plan de position.
Comme le tronc, quelque court qu'il puisse être, a cependant une longueur assez considérable pour que les articulations des banches (t) soient encore très-distantes du centre de gravité, placé plus en avant que cbez les Mammifères, ainsi que nous Pavons vu ; la Nature , pour remédier
k CET INCONVÉNIENT , A EMPLOYÉ À PEU PRÈS LE MÊME MOYEN
QUE CHEZ CES DERNIERS, ctdaus des circoustauces analogues. Pour ceik elle a placé k Vétat de repos, les cuisses (tu) dans une très-grande flexion , afin de ramener leurs extrémités (u) en avant sur les flancs, pour que les jambes (tiv) et les tarses (yx)y en se dirigeant en dessous, portent les pieds (xyz) fortement en avant sous le centre de gravité, et que la ligne d'aplomb (oy), abaissée de ce dernier, tombe k peu près sur le milieu de cette base ; d'où le corps prend, selon le besoin, une direction plus ou moins oblique, au lieu d'être entièrement horizontal. Dans cette position , la marche et la course sont faciles, en même temps que les membres postérieurs, étant ramenés en avant, ne pèsent pas sur l'extrémité du tronc.
De ces trois conditions que doit présenter le corps des oiseaux, 1° d'avoir les membres antérieurs, exclusivement destinés au vol; â" d'avoir les postérieurs spécialement employés k la marche et ^ la nage, et 3* d'avoir le tronc dans une position plus ou moins horizontale, naissent ensuite plusieurs autres conditions , toutes parfaitement CALCULÉES DANS LEURS EFFETS, ct uon moius émincotes pour que les divers mouvements de locomotion de ces animaux soient possibles, en même temps que tes membres postérieurs conservent encore d'autres mouvements particuliers nécessaires au genre de vie propre k chaque espèce.
Je viens de dire que si Ton voulait transformer un Mammifère en un animal parfait volatile, on arriverait nécessairement au type des Oiseaux. En eflet , ces derniers àyaat ,
cuA^intiE m. 263
M lew cpnlilé 4'âMimiw v«nébrés, h FiMur des Mammifères, le corps sMtefla pat wt sqieteite iotérieur osseni éoM la partie mééiaM forme le len^ da dos une coloone fertébraie éieodoe de ta tête («6) k restrémité du corps, lermiadde otéme par un appeidice (t^udal (« ^ composé dte piosiears Yi^tèbRS cMséeiitives^ et constileant ce (fo'oii «MBme le Cnmpien. Qae sur les côtés, cette colonne fertébrale porte également une série d'appendices costaux (p) diversement conformés suivant la région , partout plus em anoms eemblaMes à eewt des ànimaut de la première , d'o* ifo refotvent les mêmes dénominations que chez ; tgve sartMt sai^ le tivorat (tàlinn), ces côtes se porteat de même par paires transversalement de chaque TOtMire eD dessous pour se réunir de nouveau sur un St»mnn (Ifim) oceupant la ligM médiane inférieure du limie ; qu'en tirîère , les (Mseaux ont de même un Bûtsih (dgk)^ cempesé de pMoes ésseuses analogues k celles des Mamaiifèreft. £iiftn, comme eèux-d, deux paires de mem-^ kw loeraMMra , rMe<<jf k ,^ r s) articulée sur le sCemuta -, et ruBtre (t s) eurlebassîti. Que i^es membres sont composés aussi des mêmes parties consécutives que Chez les Mamà»^ , c*esl4-dire4aiiftla pKMéère paire de trois os (ij h) for- VÉpauk; au Btm^ â'uh seul (9); de deux (r) placés \ eMé Vwk de ÏMWd ^M VÉJbmt-Bras. Plus loin encove ptariMi* osselets tsoiëtiUlànt ^e Oir pe et le iféiacarpe ; enfin dn Daiffiê qui leminent raiteen formant le Fouet (s).
Aux membres pôsfétfeiMPS , dont la fonction n'a pas chanfty les paities tpn \ek eamposent conserveM de Ik bëssi une plus grande ressembiance^emèe eelles^ \étv corresponde^ tlfeez les Mammifères. Dite la €uisse\ \\ t"j a qu'un setil grand M feng {im) ; dbis la Jau/Aè (ti vydeta, situés k cMfé r un de l'autre , et accompagnée d'une Botuh (h) placée dans Purtiealation du genou. Ué tt^-petit nombre d'osselets forme le Jtsma ; et le Méktio/t^ (t) ai) se compose toujours de trois os longs soudés enseinble comme chez les Rumiiha:nts ,
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et d'ordinaire encore un quatrième rudinentaiic^ portant l'orteil interne. Enfin chaque métatarsien porte un OruU (x y z) composé de plusieurs Phalange$. Mais quoiipie toutes ces parties soient parfaitement reconnaissables comme les analogues de celles des Mammifères, elles sont toutefois assez fortement modifiées, d'une part, par l'effet de la loi de dégradation que les quatre membres suivent dans toute la série des animaux vertébrés, et, de l'autre, par l'influenee de leur nouvelle fonction.
La faculté de voler est d'ailleurs, chez les Oiseau, nonseulement une des fonctions les plus importantes « mais même , ainsi que je l'ai déj^ dit , celle ^ laquelle la plupart des autres sont subordonnées; c'est k*dire qu'élu constitue LE PRINCIPE DÉTERMINANT D'APRES LEQUEL CES AlflIfACX
ONT ÉTÉ GRÉÉS ; sussi l'étudo de l'organisation de cette Classe de vertébrés est-elle éminemment intéressante, nons montrant partout la plus admirable sagesse et la science la PLUS transcendante avec laquelle l'Intelligence suprême A suivi cette fonction dans ses conséquences les PLUS éloignées , et gela jusque dans les plus minutieux
DÉTAILS DE l'ORGANISMB.
En effet, si Ton suppose qu'on transforme par la pensée un Mammifère en un animal parfait volatile ^ on conçoit qu'il n'est point assez de convertir ses membres antérieurs d'une façon quelconque en une large lame, dont les mouvements d'élévation et d'abaissement alternatifs doivent produire la translation du corps d'arrière en avant dans l'air, mais qu'il faut aussi que ces ailes soient conformées et disposées d'après certains principes de mécanique, pour que ce mouvement soit possible ; qu'il faut en outre que cette nouvelle fonction ne trouble en rien les autres, et que là où elle exige un cbangement quelconque dans la forme et la disposition de quelque autre organe, il faut que celui-ci soit également modifié en conséquence de cette même fonction du vol. Il faut surtout que le nouvel Être ou Oiseau puisse
CHAPITRK |U. S05
aussi se tenir en station et marcher sur ses membres posteneurs , réservés exclusivement k ces deux fonctions , et exercer d'ailleurs tous les autres mouvements k des degrés plus oo moins éminents, selon Tusage auquel chaque organe doit servir. Or c'est encore dans ces nombreuses modifications dépendantes les unes des autres » et toutes de la fonction principale ou le vol, qu'on trouve» comme partout ailleurs, l'application DK la SGIEMCE la plus THANSCENUAIITI BT DE LA PLUS SUBLIME SAGESSE.
Pour quele vol pût s'exécuter exclusivement par les membres antérieurs qui reçoivent de Ik lenomd'ilt7ea(Pl. II,, fig.i 9 r «, et PI. III, fig.i^a bed), il a d*abord fallu qu'en s'agitant dans l'air, nANS des coiiDiTioifs déterminées, ils y trouvassent une résistance telle que, par cette réaction, ils y prennent des pointe d'appui suffisante pour que l'oiseau puisse s'élancer dans la direction voulue, c'est-à-dire d'arrière en avant. Il a fallu en outre que \e^eentre$ de forcés des ailes ( jF) fussent dans le même plan vertical passant par le centre de gravité du corps , centre qui est réellement comme suspendu à ces deux pointe des ailes, placés sur la ligne médiane du disque de celle-ci, et au milieu de leur longueur, si les ailes éteient régulièrement triangulaires et k peu près k 7; (W^4) à partir de l'aisselle, si elles éteient en carré long; c'est-à-dire qu'en réalité ce centre de force est un peu plus loin que le milieu, à environ |. Or il résulte déjà de cette condition dans laquelle doit se trouver le centre de gravité à ^ l'égard des centres de forces des ailes, qu'il faut que le corps soit fort court, pour que le premier se trouve porté le plus avant possible, et c'est en effet ce qui a lieu.
Comme l'oiseau doit passer une grande partie de sa vie à terre, il a fallu également que les membres postérieurs fussent disposés de façon à soutenir pendant le march&et la station le centre de gravité (PI. II, fig. 2, 0) du corps, placé k une ce^teine distance au devant de l'articulation des hanches (0- Pour cela, les cuisses ont été le plus fortement
THlOLOMk tofe LA MATDRK.
fléchies» afin d^âmeBer les genoai pins en avant, et les pieds flOQS le centre de gratité.
Les ailes, dirigées nécessairement en dehors et en arrière pendant le vol, se replient dans le repos contre les fiices laté* raies du corps qu'elles emboîtent sans faire aucune saillie. Enfin les muscles de la poitrine, déj^ si forts chez les Mamiliifères, ont élé retdns bien plus puissants encore dans les Oiseaux , pour produire de vigoureut mouvements d'âévation et d'abaissement des ailes nécessaires k la production du vol , toutes conditions Star lesquelles J'aurai à revenir plus l^as pour en faire ressortir ritnportanee.
Quant aux membres postérieurs (PI. II, jjlg. % l z) restés exciosivenent affectés îi la Ibtacdon de la station et de la marche, ils conservent MiitA, ! très-peu de chose près, h disposition qu'ils ont AMi les Mammifères quadrupèdes. Cependant, comme ils doiVéM èbnls soutenir le corps, lèon orteils (ïty t) formant la base èé éus-station, but dû s'ëtendre jusqu'au devant du centre de gravitédu eorps.Or non-seulement left pieds des Mammifères sont très-loin d Vancer autant, eb suppb^nt même que les orteils^ entièrement étendus imr le sel cumme dans les Plantigi^des, soient en Mtre eneofè fort longs ; mais, dans les Otséaut, le centre de gravité dveorps esthli-méme, ainsi qu'on Ta à^ vu , porté plds en avant, afin de se trouver soUs î^ax'e pàss«Hnt par les centres de forcés des ailes pendant le vol; mats 11 a été facilement retnëdië i cet inconvénient , en fléchissant simplement les cuisses (ï ti) beaucoup plds foftement qu'elles ne le Sont déji dans les Mammifères quadrupèdes ; c'est-h-dife en amenant les genoAt (u) sur les côtés ducolrps, et même très-haut dans eertaines espèces. Par te moyen , le centre de gravité (o) se trouve sinon sous l'axe passant par les deux genoux, où 9 est directement suspendu entre les deux jambes, et au-dessus du milieu du plan de sus-station (y), ainsi que cela doit être poulr plus de fixité dans la station , du moins au devant de cet axe, comme cela est ordinaii^ment.