‹ Théologie de la natureChapitre 47 sur 119 · CHAPITRE m. Iê · texte numérisé non relu

CHAPITRE m. Iê

bans cette forte flexion des euîs^es, led Jdnibes (n t) se portent ensuite en bas et plus on liioins obliquement en arrière» encore comme dahs les Mammifères ; et les tarses avec les métatarses {v x) se dirigent également en dessons , comiiie dans ce^ derniers ; enfln les orteils s'étendent snt* te sol (± !^ us), ainsi que je viens de le dire.

Or on conçoit que le corps, placé ainsi plus ou moins bôriz6ntaieniietet , ne se trouvant appDyé qtie sur les membres postérieurs, aurait fléchi dans la colotin^ vertébrale, si telle-ci eût conservé tonte la flexibilité qu'elle a chez les Hammifères; mais cet iKCONvÉMiENT Autesi à éîé parfaite*

VEMT t^RÉVENt PAR La SaGESISÈ DIVINE.

L'épine tfn dos étant composée d'uwe sérte de vertèbres pluk on moins nombreuses, il est évident qu'elle fléchirait faiciletnent dabs chaque artfenlation s t$i <^s ts% étaient Missi mobHes les uns isut les antres ^e dans lei Mammifères. Ifotre iivonb *vu (fué, èbez des demii^è, le titchis s'apfMiyatit à ses extrémités antérieures et )pros(éyienrpS , Sur les ^deni paires de membres, il est par Ik disposé k fléchir en dé^ous dans lé milieu , mats que cette flexion est prévenue, d'une part, par ta forme anfdéè que prend le racbis, eft de l'^imtre par la résistance de la corde qui s^us-tend cet arc; corde formée par le sternum et lés mnsfcles inférienrs du tuonc.

Dans les Oiseaux , an contraire , où le fachis n*^ appuyé qu'il son extrémité posiérieuiie sur le bassin, et par celui-^ tuf les pieds, il est disposé, par l'effel dtt poids dii cbi*ps, h fléchir antérieurement en dessous, en formant un arc con^ vexe en dessus. Gbez tes Mammifères, la flexion de k colonne vertébrale a été prévenue par le moyen que je viens dindiquer ; tandis qne chez tes Oiseaux, oA elle afurait tien en sens opposé , le même moyen n'a pas pu être employé , vu que , d'après le plan sur lequel les vertébrés sui>érieur8 sont formées, il n'existe, au-dessus de cene colonne vertébrale, rien qui soit analogue sfnx côtes, ni au sternum, ni "dxa, muscles abdominaux. HAks la Natcre k Qti les

i08 THBOLOGIK UB LA HATURK.

MOYENS NE MANQUENT JAMAIS, Y A SUPPLÉÉ EN RENDANT, o'UNK PART, LES VERTÈBRES DORSALES MOINS MOBILES ET MOINS NOMBREUSES QUE CHEZ LES MAMMIFÈRES , COS OS DO dépassant

jamais onze , et d'ordinaire il n*y en a même que huit; et

d'autre part, en SUPPRIMANT TOUTE LA RÉGION LOMBAIRE,

c'est-ii-dire qu'elle a fait avancer le bassin jusque sur la der* nière côte , à laquelle il adhère.

Chez la plupart des espèces, les vertèbres dorsales sont même presque fixes , et surtout peu susceptibles de fléchir en dessous, par l'eflet de la grande hauteur verticale que présentent leurs corps et la longueur d'avant en arrière des apophyses épineuses. Dans quelques espèces , cependant , et notamment chez les Autruches , les vertèbres dorsales conservent encore une mobilité assez sensible , mais jamais snflisante pour permettre au tronc de fléchir sur luimême sans le secours d'une force musculaire volontaire, surtout chez l'espèce que je viens de citer, od la partie antérieure du tronc est peu chargée de muscles , et en conséquence peu pesante.

La région dorsale du rachis étant, du reste, soutenue par les côtés , qui appuient à leur tour sur le sternum , elle est de Ik peu susceptiblie de pouvoir fléchir en dessous , même chez les Mammifères; mais il n'en serait pas de même de la région lombaire, si elle existait, vu que le centre de gravité du corps agirait sur elle par un bras de levier d'autant plus long qu'il serait placé plus en avant ; et le corps , non soutenu dans sa partie antérieure , la ferait fléchir, malgré une grande résistance que pourraient lui opposer les ligaments et les muscles.

J*ai dit que le bassin des oiseaux (d g h) avançait sur les vertèbres lombaires, c'est-à-dire qu'il s*étendait beaucoup plus en avant que dans les Mammifères , et cela quelquefois jusqu'au milieu du tronc. Par l'eflet de celte grande extension en avant, il se liediiine manière intime avec le thorax, et fait ainsi du tronc un tout à peu près inflexible , dans

CHAFITRI m. dM

lequel la région lombaire a entièrement disparu : aussi n'esl-elle pas nécessaire aux oiseaux » dont le corps U^ court n*a besoin de plier ni dans le sens vertical ni dans le sens latéral ; ces animaux peuvent facilement suppléer k ces mouvements en tournant d*nne seule pièce sur les membres postérieurs.

Outre le grand avantage qne la nature a trouvé en rendant le tronc des oiseaux inflexible , en étendant le bassin beaucoup plus en avant et en arrière des articulations des hancbes (t)^ cbtte disposition offre encore celui n'oFFRiR, d'une part, unb surface fort considérable

AUX attaches DBS MUSCLES VOLUMINEUX DONT LES MBM* BRBS POSTÉRIEURS ONT BESOIN DANS LEUR FONCTION, devant seuls soutenir toute la charge du corps dans la station et la marche ; muscles dont la grande force est d*autaDt pins nécessaire que la plupart des oiseaux ne se couchent jamais ; et qu*en outre , cette grande étendue d*avant en

ARRIÈRE DU BASSIN PERMET AUX MUSCLES EXTENSEURS ET FLÉCHISSEURS DE LA CUISSE QUI S*Y FIXENT, DE PRENDRE LEUR POINT D* ATTACHE À UNE GRANDE DISTANCE DU CENTRE DÉ MOUVEMENT DE LA PREMIÈRE, ET D*AGIR AINSI SOUS DES ANGLES PLUS OUVERTS SUR CES DEUX PARTIES DU MEMBRE , ET PAR CONSÉQUENT AVEC PLUS DE FORCE.

Pour que les muscles extenseurs des cuisses et fléchisseurs des jambes agissent en outre avec plus d'efficacité , LA partie postérieure DU BASSIN A ÉTÉ ARQUÉE EN dessous; de manière que, malgré la très-forte OBLI- QUITÉ DE LA CUISSE , CES MUSCLES AGISSENT CEPENDANT SUR

ELLE SOUS DES ANGLES TRÈS-GRANDS *, tsudis quo cbcz les Mammifères , où cette première partie des membres est beaucoupmoins oblique, le bassin est horizontal . Mais quoique le bassin n'ait, du reste, pas des efibrts considérables à supporter, le corps des oiseaux étant généralement peu pesant, cet os, malgré sa grande étendue, est fort léger, les pièces qui le composent étant très-minces et agissent plus par (a longueur

du l«vîer qu'Ai foffiMBt f«e par la r^istwiee due à l«ur épaîase^f*

De mène qae les «aisseaux qui navigant sur les eapx oot neçtt des gouvernails servant à les diriger daos leur maicbe, de mine aussi les tûseaux ont le leur pour voguer dans Taûr. C'est à cette importante fonction qu'est dealiaée la queue. Daas sa partie osseuse et charnue (ef) qui reçoit ebes ces aaimaui le nom spécial de Croupion » eet appendice n'est formé, afin de aueux remplir oette nouvelle fonctîoE , que de sept on boit vertèbres , et rarement de neuf, tontes trèscourtes , mais fort larges par la longueur de leurs apophyses trauiverses. Lea premiers de ces osselets sont toujours fort mobiles en tous sens, tandis que les autres, se trouvent d'Ordinaires confondus en une seule grosse masse poua

SBRVIR SPÉGIAtBIttNT DB POINT d'iNSBUTION AUX GUâUBES

pujifBS, qui constituent pi us particulièremeu t ce qu*on appelle d'ordinaire la Qu€u$ chez ces animaux , et remplissent plus spécialement les fonctions de gouvernail, qqe Toisean tourne selon la direction qu'il veut prendre dans le vol. Cette aetiop de la queue est surtout très-remarquable dans les Qisbàdi. Rapagbs, lorsqu'ils fondent verticalement sqr leur proie.

£b planant au haut des airs, allant k la recherche de quelque animal dont ils puissent s'emparer, on les voit, à l'inst^t où ils en déeouvrent un, fléchir subitement la queue h angle droit en dessous, en étalant en même temps les plumes qui la composent , afin d'augmenter sa surface. Le courant d'air produit par le mouvement de translation en avant , agissant alors sur la face antérieure de cette queue ainsi abaissée, renverse l'oiseau la tète en bas , et celui-ci , continuant à v<rfer dans celte direction de toute la force de ses ailes , descend non-seulement avec toute la vitesse d'un corps qui tombe , mais la célérité de sa chute est considérablement augmentée par l'impulsion qu'il se donne par ses ailes; aussi le voîl-on descendre avec 4a rapidité d'un trait.

Le Cou y qui varie au contraire oonsidérablenent lant

«HàPITM ili* fîl

ppu; la lû&gawn qo^ pour h uovabm des fetlèlireft, suit cqpendant epcorfi» cwuno 4W9 \» Mammifères, la règle d*étre » en y ^joul^t U tête , an mm^ égal k la baulear de h) partie antérieure du ijorp^» afin que Tûiseau paisse atteindre k terre avee son bec sans être «obligé de beaucoup se baisser; mais fort souvent elle est plus longue.

Nous avons vu que déjk chez les mammifères cette règle éi»roova}t plusieurs exc^pUoas lorsque des drconstaaces particulières plaçaient quelques-uns de ces animani dans des conditions qui rendent cette proportion inutile ou défavorable. Gbes les oiseaux, cette règle souffre, par les mêmes raisons, plus d*e]Lceptions enoose, vu que ces ani* maux n'étant portés que sur deux pattes ssulement, le trône peot facilwient faire la basca)e , et s'abaisser en avant pour rapprocher la tête du sol ; ce qui permet au cou d*itre beanceup plus court qne la bautepr des pattes. Chei d'autres , comme les Cygnss, lesOtsi, etc., le contraire a lien , les pattes étant fort courtes et le cou extrêmement long , dis* proportion wi nipsun nx Là cirgonistâmgb uaiis laouxllb

U lUTUaX A Pl^Ci cas AMmAUX, BN les RBIWAlfT À LA Fors

anmvoRBS bt nageurs. Habitant sur Teau , ils avaient besoin de pattes courtes , plus avantageuses que les longues pour la nage, et devant se nourrir en partie de végétaux qui croissent au fond de l'eau , ils avaient besoin de pouvoir les atteindre au mojsen d'un long cou. Il en est de même des aatresPAtniPtoxa, tels que les Canarii^ qui se nourrissent de vers , et d'autrss petits animaux {dao^s au fond de Teau. Quant anx inconvénients résultant de l'inflexibilité du tronc, la Natosb, si admibable daiis ses soins, v a reuinii bu pmnabt par contre à ces animaux un cou très* LONO, dont les nombreuses vertèbres , qui sont quelquefois de plus de vingt, ont au coNTRAmn une vorilité tbllb

QUB CBS ANWAUX PEUVENT PAGILEIIBNT PORTER LEUR BBG

sua TOUTBS LES PARTus DB LEUR OMPS poup y subvenip k

i72 THBOLOOn M l NATURl.

Si celle longue série de vertèbres du oou faisttt, en ligne droite, suile à celle du dos, on conçoit queja tête, quelque peu pesante qu'eUe fût, agirait avec une force de levier considérable sur le tronc , en déplaçant de beaucoup le centre de gravité de ce dernier, en même temps qu'elle occasionnerait une fatigue bientôt insupportable dans les muscles extenseurs du cou, qui devraient maintenir celte direction. Mais ici aussi la Sagesse divine a paré facilement à cet inconvénient, EN RELEVANT LE COU VERTIGALBlfBNT , EN MÊME TEMP& qu'elle L*A CONSIDÉRABLEMENT RACCOURCI EN LE COUR- BANT EN S , EN RAMENANT AINSI LES VERTÈBRES AU MÊME PRIN- CIPE D* ÉQUILIBRE QUE CELLES DE LA COLONNE VERTÉBRALE

ENTIÈRE DBS MAMMIFÈRES. Eu effet, la tétc agissaul par son poids sur chaque vertèbre en particulier, par un bras de levier d'autant plus long que cette vertèbre est plus postérieure, il a fallu que ces os présentassent des moyens de résistance croissante suivant la même progression ; ou bien on a dû éviter cette cause. Or ces moyens, la Nature créatrice les a trouvés ici plus dans la disposition relative des articulations des vertèbres, le nombre, Tarrangement et h force des ligaments et des muscles, et, par suite, dans Is forme en S qu*eUe a donnée au cou , que dans la longueur proportionnelle des apophyses épineuses de ces os , comme cehi a lieu chez les Mammifères.

Cette disposition des parties a même permis de raccourcir considérablement ces prolongements osseux, et de les rendre presque nuls sur la plupart des vertèbres moyennes, sur lesquelles la tête est à peu près en équilibre. En eflTet, ce n'est d'ordinaire que sur les quatre ou cinq premières vertèbres qui suivent Tatlas que ces apophyses existent , et diminuent ensuite légèrement de longueur en s'éloignant de la tête. Sur les vertèbres placées en arrière de celles-ci , ces prolongements osseux n'existent réellement pas commeapophyses; mais elles y sont remplacées par un renflement de la partie correspondante de la masse apophysaire, généralement d'autant pins

aupiTM iii« 173

la vertèbre est plus postârieore, ce qœ allonge aoflsamment le bras de levier représenté par cette masse. Pour que ce bras de levier pût être le plus court possible , il a falln que la tête pesât avec le moins de force sur la vertèbre « dont le levier, qu'elle forme dans son apophyse épineuse, doit servir à lui faire équilibre. Or le moyen le plus rationnel était d'amener la tête le mieux possible au-dessus de cette vertèbre , où elle se trouve, par elle-même, k peu près en équilibre;

et c'est EN BFFET CE QUE LE CRÉATEUR A FAIT ; et POUR MIEUX ASSURER CET ÉQUIUERE, IL A PLACÉ POSTÉRIEURE- MENT ENTRE LES MUSCLES RELEVfiURS DU COU ENCORE UN

UGAMENT CERVICAL ÉLASTIQUE , l'analoguc de celui des Mammifères, mais ne formant chez les Oiseaux qu'un simple cordon arrondi passant d'une apophyse épineuse k l'antre ; ligament dont û contraction constante et passive fait un peu fléchir chaque vertèbre sur celle qui la suit ; d'où résulte, dans l'ensemble de plusieurs de ces os , formant environ la moitié postérieure du cou, un arc concave en arrière, de même que cela a lieu chez les Mammifères. Or on conçoit qu'en continuant k s'arquer ainsi , le cou a dû devenir d'abord vertical et finir par être dirigé en arrière ; d'où résulte que le centre de gravité de la tête (avec la partie antérieure du cou) se trouvant, vers le milieu de la région cervicale directement soutenu par la série des vertèbres moyennes , il surplombe en arrière ce point d'appui dans les vertèbres antérieures ; d'où la nécessité de faire en avant équilibre au poids de la tête , par des forces agissant k la partie infé* rieore dû cou , sur la face antérieure de vertèbres posté» rieures ; et c'est en effet ce qui a lieu.

Dans les vertèbres les plus postérieures dirigées directement en avant et même un peu en dessous, la tête pesant fortement sur chacune , il a fallu pour la soutenir que les apophyses épineuses fussent longues , et le ligament cervical fort , mais comme la puissance du. poids diminue k mesure que les vertèbres.sont plus antérieures , et s'infléchissent de

174 THKOLOO» tm Là IfATURB.

plttf m plus m aivière, ki IragoeUf de cas apophyses difliiâiie, et âvee elle la grosseur un ligament certical; fan et l'antre devenant nais vers le milieu du eou ; lorsque leur action devient inutile, la tête étant, ainsi que je Tiens de le dire , en équilibre sur la série des vertèbres moyennes , et qmnd enfin son poids surplombe en arrière , ces prolongements osseux des vertèbres , et les ligaments eervicaux , aind que plusieurs muscles de la ntique , soirr TiUifâPdRTf s àù MBVANT DU Gou, pour lui faire de nouveau équilibre, et arquent de Ik ce dernier en avant. InoAniecse TRAifsposrrioH

ft^OMANES, QUI FROUVE AVEC LA DEItmËRiS ÉVH>EI>r€E QUE Ct NH SAURAIT É^TRE UN EFFET AMENÉ fktl tTNE CAUSE t^UREMElTr raVSlQUE OU PRYSI0L06IQUE , QUI NE SAURAIT AINSI TRANS- VOIRVER DfES ORGANES d'uN LIEU BANS UN AUTRE , MAIS BIEN l'BFPET D^UNE SAVANTE INTELLIGENCE , QUI L'a ÉTABLI AINSI

BOUR PARER À l' INCONVÉNIENT INDIQUÉ. C'cst par le résuttat de ces deux inflexions en sens inverses que le cou prend naturellement la forme d'une S, dont j'ai parlé un peu plus haut; et l'ensemble du cou et de la tête se redresse ainsi de bas en haut , jusqu'à ce que le centre de gravité de la tête soit en équilibre sur les vertèbres postérieures du cou. Chez les Mammifères, les corps des vertèbres du coq s'unissent soit par des bases h surfaces légèretkxent concaves, entourées d'un Hgament flb^o-pulpeux , qui ne leur permet, eomme au dos et aux lombes, qu'un mouvement assez obscur , soit par des surfaces plus courbes et des ligamefits plus lâches , qui leur permettent comme chez tes Ruminants, un mouvement plus étendu. Chez les Oiseaux , ces articulations ONT REÇU une AUTRE FORME PLUS REMARQUABLE , QUI LEUR DONNE LA MOBILITÉ LA PLUS ÉTENDUE. EIÏCS SOUt formées sur les deux corps de vertèbres par des facettes arâculaires en arcs de poulies croisées îi angle droit, de manière que de la combinaison des deux flexions dont ces os sont par là capables , résulte un véritable mouvement, dé circumduction presque aussi parfait que si ^articulation était

mAmÊM m. S7ft

k Hli amttdie; It MMion seule est très-bornée , et eepen* dast esffinnie pevr ^e cee aftiniftax puissent toarner leur léle ea arrière, en faisant un pen mouvoir chacune des nonahrenses vertèbres q«i oomposent leur cou : nombre qui esl an moins de neuf et au phis de vingt-trois. Outre ces artienlations du eorpa des vertèbres , ces os s'unissent encore eÉtre eux, k Finstar de eeux des Mammifères, par des apophyses articulaires disposées comme chez ces derniers , et penneltant un nmivemeiit très-libre dans le cou , mais k peine sensible dans les réglons dorsale et lombaire, où ke vertèbres sont de toute façon presque fixes, surtout par reflet d'apophyses épineuses très-larges d'avant en arrière , et de Ik très-rapprochées k leurs sommets ; en même temps qaé les tendons iiséirés aut diverses apophyses sont tiw-serôés et le pins souvent ossifiés ; ce qui rend les mounts tneare plus difficiles.

Dans te Série ieê imMrès êaeries, généralement fort ihreuses ohex les Oiseaut , ces os présentent au fond les mêmes articulations qu'aut régions dorsale et lombaire; seolemenl, ces os étant fixés par le bassin , ils se confondent généralement en un# seule pièce dans les sujets adultes , au point que les apophyses épineuses ne forment tnéme qu'une eréto continue.

La BigUm eauiat9 otfre au contraire de nouveau une trèsgrande mobile dans ses vertèbres , ek conséquence de la

FONCTION QUE LA QUEUE REMPLIT GHEfe CES ANIMAUX , OÙ elle

sert de gouvernail dans le vol. L'action que cet appendice da eorps exerce demandant du reste peu de toice , les vertèbres y sont généralement beaucoup plus petites que celles dn autres parties du rachîs ; si ce n'est la dernière , qui , «a lien de n'être qu'un simple rudiment comme dans les astres vertébrés, prend au contraire , ainsi que je l'ai déjk fait remarquer plus haut, tin fort grand développement Aei les Oiseaux, pour servir de base aux grandes plumes ée la queue, tandis que les autres vertèbres caudales ne

i76 THBOLOf^W DB L4 MATURE.

forment qu'un simple pédicule fort BiobiieiiceUe-cî. C'est ainsi que nous trouvons encore ici un de cbs bxbmples remàbquâbles d'une exception aux règles généralbhent SUIVIES ailleurs, où un organe offre tout à coup une autre condition, lorsque la fonction qu'il doit exercer l'exige. En effet, suivant la loi générale, cette vertèbre, terminale de sa série, devrait être rudimentaire , tandis qu'elle est plus grande que les autres.

Les corps des vertèbres caudales sont unis entre eux par des facettes articulaires très-peu profondes , et les articulations latérales sont d'ordinaire presque nulles, la queue n'ayant pas k exercer des fonctions exigeant des mouvements

précis.

Les Apophyses épineuses et transverses y sont au contraire fort longues pour offrir de puissants leviers aux muscles qui s'y insèrent, afin que ceux-ci puissent agui

AVEC efficacité DANS l' ACTION QU'iLS ONT i EXERCER : ICS

muscles de la région supérieure pour maintenir la queue relevée k peu près horizontalement dans l'état de repos, malgré le poids des grandes plumes qui composent ccîlesci , et ceux des régions latérales pour porter la queue vers les côtés , lorsque l'Oiseau veut changer de direction dans le vol. Quant k l'abaissement de la queue, il est produit par Taction simultanée des muscles insérés de chaque cAté aux apophyses transverses et venant de la régkm postérieure du bassin placé plus bas.

Le tronc devant être inflexible dans la colonne vertébrale, sa fixité y a été en partie obtenue par des articulattons moins mobiles que chez les Mammifères , des côtes sur leurs vertèbres respectives, auxquelles elles sont unies par des ligaments plus serrés, et une plus grande longueur des apophyses transverses de ces derniers par lesquelles elles s'avancent plus sur le col des. côtes.

Mais cette inflexibilité du tronc est surtout due à la largeur considérable qu'a reçue le sternum , formant chez ces

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