CHAPITRE m
animaax une très-grande plaque d'une seule pièce fortement tranchée , occupant tout le dessous du thorax , en se prolongeant beaucoup plus en arrière que chez les Mammifères , afin de mieux soutenir le poids des viscères.
A sa ligne médiane , cette grande pièce osseuse forme en dessous une large crête verticale triangulaire nommée le Bréchet, ayant son petit côté en avant, lame qui tout en tontribuant k donner une grande force au sternum, sert plus
PARTICULIÈREMENT À AUGMEHTER LA SURFACE DE CET OS DONNANT ATTACHE AUX VIGOUREUX MUSCLES ÉLÉVATEURS ET
ABAissEURS DBS AILES ; aussi ce bréchet marque-t-il complètement chez Y Autruche^ oiseau qui ne volant pas n'en avait pas besoin » tandis que la plaque horizontale est comme d'ordinaire fort large.
Nous avons vu , en parlant du thorax des Mammifères , que cette partie du tronc était principalement destinée k loger les poumons , auxquels elle devait former une cage osseuse capable de résister k la pression de l'atmosphère lorsque, par Teffet des contractions du diaphragme, il se fait un vide dans cette cavité ; vide qui attire l'air dans les poumons en l'y faisant pénétrer par les narines et la bouche. Or comme les Oiseaux ont été essentiellement organisés pour le vol , fonction qui , chez eux , domine la plupart des autres , les moyens par lesquels la respiration s'exerce chez ces animaux ne purent plus rester les mêmes que dans cette première classe des animaux vertébrés, et furent en conséquence NOTABLBMEitr MODIFIÉS. Eu effet, par cela même que les Oiseaux ont k soutenir un vol rapide pour lequel ils emploient des forces vraiment prodigieuses dans les muscles moteurs des ailes insérés sur le sternum , il est évident qu'k cbnqne contraction de ees puissants organes , cette grande plaque osseuse doit être fortement tirée en haut, et en conséquence rapprochée de la colonne vertébrale; ce qui fait diminuer plus ou moins la cavité thoracique , et produit une inspiration forcée. Or si l'acte de la respiration était,
278 TBiOLOOS M LA HATVIUI.
comme chez les Mammifères , exereé principalement par le diaphragme, il arriverait que le plaa souvent, et même presque toujours , les deux actions n'auraient pas lieu simultanément, et que l'un détruirait l'effet de l'autre ; ou plutôt que l'action violente des muscles moteurs des ailes empêcherait le diaphragme de fonctionner convenablement; d'où il a été nécessaire de soustraire les Oiseaux k cet inconvénient, en ne faisant agir, dans cette fonction si importante de la respiration, que l'agent dont l'action ne pouvait pas être évitée.
En effet, l'acte mécanique de la respiration, tout en conservant, chez les Oiseaux, beaucoup d'analogie avec celui qui a lieu dans les Mammifères, est cependant fort différent. Ici c'est l'inspiratiop qui est produite d'une manière active par les contractions du diaphragme , tandis que l'expiration se fait passivement par le relftchement pur et simple de ce muscle remontant dans la cavité pectorale, d'où il chasse l'air, en même temps que les côtes, qui, dans les inspirations forcées , ont été élevées pour dilater la poi* trine, s'abaissent également d'une mani^ passive en téuté^ cissant la cavité thoriicique.
La première de ces actions ayant dû cesser ohex les Oiseaux, le dupheâgme a été bn cokséqubucs PimBiininr BT SIMPLEMENT SUPPRIMA; ct quaut k l'action des côtes, die a été modifiée en cela qu'au lieu que ce soit la dilatation du thorax qui soit active , et la oontraotioa passive , c'est le contraire qui a lieu. Or cela devait être em coHSÉQOBiieB
DB LA QAUSB QUI A BXIGÉ CBTTB MOMPItATION , VU qUO SÎ
la dilatation de la cavité pectorale était produite par un mouvement volontaire de la part de l'oiseau, il arriverait le plus souvent que pendant le vol cet note ne serait pas parfaitement isochrone avec la dilatation preduile par le relâchement des muscles pectoraux ; d'où la fenotion de la respiration serait étugulièreiiieut entnivée et même rendue impossible. Il était de là bien plus rationnel de rendre chez les Oiseaux l'expiratien aetife pn l'effet ée
GiUPITRI Hl. j^9
la coBtractMH da tborax, et Finspiratioa purement passive^ aînai que cela est ea effet. Par ne moyen , ces deux aetea successifs €fnt Uen sao^ entraves d^^iâs te vol par ta seuto action des muscles moteurs des ailes , qui , en mouvant c^ dernières avec plus ou moins de force , font contracter le tbQra:^, pendant qi|e la dilatation a lieu lors du relâcbemcol do çe$ mêmes j^u^les, secondés toutefois, selon le besoin, par tons les anir^ agents dynamiques qui peuvent y eontri- Imer, tels que les muscles spéciaui moteurs des cotas; orgfines k c^t effet plus oompliqiés et plus distincts qne cbez les Vammifèrese
Pour que ces qionvemeiits puissent aY<»r facilement lieu, Ittp fiôtes wt à cet e&t été légèrement modifiées. Au lies qve lomr seconde partie, qui se fixe au sternum , soit car<tilfgi^euse comme dans les Mammifères, pour n'être qte li^èreneQt élastique , elle est au contraire osseuse comoMi la côte vertélirale, et a'unit à eelle-ci par une véritable arti-' enlatioii mobile; et se jaîiM; en outre au sternum parcme sifti^^lation paiement fort nubile d'arrière en avant. £nfiil CM deux partie» <|ea oélea se reficontrent sous un angle è Bop près droit, au iÎM de former ensemble un arc de eefclo c^tinn. Par l'eUst de cette disposition, les côtes sternalea ^Nmt plus rigides, hnt mtm, les fonctiQns de levier, soit pont aro-booter eonfre lepra eâtes vertâ^rales respectives, aait pm Iléobir sur idtea et sar le irieroiiaa lors des oo»r trtetions d» tborwi^
Quant Wf inontementa qne peuvent exécuter les aôtm vwt^iales, ils sont )oa mêmes quecbes les Mammifères , pour ce qui dépend des mascles intercostanx er<}iBain»; mais ici aussi existe un perfectionnement qu'on ne tiionro point ebea ces deniim aAiiMux, conaietaîil, pour chacun do ces os, ra un appandîcç nasaux fonbant une grande apft«> pbyae partant do flâiUeu de levir bord postérieur, et dirigéo en arrière et 4n deaana, en e^oîsaAt la qôte qui suit, sur la^wlte eet npfmcUit a'appii^M et lui est uni par divem
i80 THltoLO«IS DE LA NATURE.
muscles spéciaux. Au moyen de ces branches latérales, les côtes vertébrales peuvent être éloignées ou rapprochées avec force selon le besoin, pour contribuera produire la dilatation ou le resserrement du thorax.
J'ai fait remarquer, en parlant des vertèbres du cou des Mammifères, que ces os portaient latéralement de fortes apophyses percées d'un trou à leur base, et que, malgré que ces prolongements ne formassent jamais des pièces particulières , ils représentaient cependant de véritables appendices costaux de ces vertèbres. La preuve de cette vérité se trouve non-seulement chez plusieurs Reptiles , tels que les Crocodiles , mais surtout aussi dans les Oiseaux. En effet , les vertèbres les plus^ postérieures du cou de ces animaux portent des côtes très-grandes , parfaitement mobiles , en tout entièrement semblables à celles de la région dorsale ; seulementelles se terminent k leur extrémité librement dans les chairs , sans se continuer par des côtes stemales.
Ces appendices costaux diminuent par paire rapidem^t de longueur d'arrière en avant , de manière h ne plus former déjà sur le milieu du cou que de simples petites pointes dirigées en arrière ; mais toujours articulées , comme les côles thoradques, par deux points avec le corps de leurs vertèbres respectives ; d'où résulte une ouverture ménagée ratre les deux os. Plus en avant encore, ces petits appendices latéraux des vertèbres du cou se soudent enfin complètement avec leurs vertèbres, sans laisser apercevoir de suture; offrant ainsi absolument les caractères des apophyses latérales des Mammifères ; et leur analogie avec les côtes est prouvée par le passage insensible qui existe entre eux d'une vertèbre k l'autre.
La tête des Oiseaux se compose exactement des mêmes parties que celle des Mammifères , mais se trouve tellement modifiée par la dégradation qu'elle a suivie d'une famille à l'autre , que pour plusieurs pièces osseuses qui entrent dans sa composition , il serait difficile de reconnaître leurs aiiar
GBAFRM m. 281
logues dans les Mamniifères , sans suivre la modification de ces organes ^ travers TOrdre des Reptiles sauriens , plaeée dans l'échelle animale entre les Mammifères et les Oiseau. En suivant ainsi la série, en commençant chez les Reptiles par le genre Tubinambis , dont la tête osseuse ressemble le plus à celle des Mammifères , on reconnaît parfaitement les parties analogues ; mais il serait impossible d'indiquer ici les différences sans accompagner les descriptions de nombreuses figures.
Les ailes, tout en prenant un grand développement pour servir avec avantage dans le vol , devant toutefois pouvoir être rqriiées contre le corps à Tétat de repos , en n'y occupant que le plus petit espace possible, afin de ne pas se trouver facilement exposées au froissement des corps étrangers , et ne point gêner les divers mouvements que l'oiseau peut avoir k exécuter. Pour atteindre ce résultat , il a suffi de faire simplement éprouver quelques modifications au modèle des membres antérieurs des Mammifères , sans sortir du plan général d'après lequel les Animaux vertébrés ont été formés.
Pour rendre la surface de l'aile assez étendue , sa partie osseuse et charnue (PI. III, /igf. 1 , abrd), le véritable analogue du membre antérieur des Mammifères ▲ été
fiJOUIl À SON BORD POSTÉRIEUR DE GRANDES PLIIMES TRÈS-
FORTBS OU Pmneif dirigées en arrière et d'autant plus obliquement en dehors, qu'elles sont implantées pluis près de Textrémilé, de manière que l'ensemble de l'aile (aef) forme un grand disque triangïdaire fort résistant, par l'effet RE l'élasticité DE SES PENNES , MAIS DU RESTE TRÈS-LÉ- GER , AFIN d'Étendre gonsidérarlekent la surface de ces
MEMBRES SANS AUGMENTER BEAUCOUP LEUR POIDS. PST l'effet
de cet ingénieux moyen , le centre de force (F) des ailes se trouve k une certaine distance en arrière du membre (l'aile étant étendue potfr le vol), et placé dans le plan vertical passant par le centre de gravité du corps qui , d'après la
382 TOiOLOGII M L4 MATUEI.
fonne de ee dernier, se trouve au milieu k peu près du tronc.
Quoique cette remarquable disposition des pennes soit connue de tout le monde, jamais aucun Naturaliste ne s*est demandé pourquoi cela était ainsi ; et c'est cependant de Ik qne dépend seul le mouvement de translation d'arrière en avant dans le vol , ainsi que je Tai démontré il y a plus de vingt ans dans mes Considérations générales sur VÀnatomie eon^ parée des Animaux articulés. En étendant par cette disposition le disque des ailes , leurs centres de force se trouvent non- seulement placés en arrière des véritables membres, mais la ligne qui les unit est aussi en arrière des articulations des bras , dans lesquelles led ailes se meuvent sur le corps.
Afin qne les ailes puissent se replier et se placer k Tétat de repos, leurs diverses artii^ulations analogues k celles des membres antérieurs des Mammifères , n'ont eu qu'k subir de très-légères modifications. Le bras (PI. II, fig. 2, ^) se dirigeant naturellement en arrière, le long du thorax, n'est qu'un peu plus relevé et entièrement horizontal dans les Oiseaux. L' Avant-bras (r), complètement fiéchi, ramène l'articulation de la main contre Tépaule ; et il a suffi de modifier un peu le carpe pour permettre k la main (^) ou fouet de l'aile , de se replier en arrière contre les flânes , an lieu de se fléchir en dessus , ou en dessous , comme ches les Mammifères. Mais ce n'a pas été assez que les ailes plissait simplement se plier ainsi en rigzag lorsque Teiseau vent les placer k l'état de repos , il a fallu que leurs articulations fussent conformées de manière k ce que chacune des trois parties pût s'étendre et se replier selon le besoin, en faisant bonne résistance k reffort que l'air exerce sur eHe pendant le vol ; et ce sont Ik les modifications les plus remarquables que ces membres ont éprouvées dans leur transferstation en ailes.
Pour que le corps des oiseaux soit le moins pesant possible , vous LB8 BfOVBMS QUI PEUVENT T eONTRIBUM ONT Ml
GHAPimi m. t83
ni8*8ÂVAiiifE]iT niPLOYÉs. Les os sont, comme dans les Mammifères agiles , généralement très-légers, et pour cela tfès^eelluleux dans leur intérieur, ou même tout à Mi creux el è parois minces pour les os Jougs , mais â*une substance très-dense , afin d*ôtre fort résistants sans offrir un poids considérable. C'est ainsi que nous trouvons déjà ici l*àppli- CATioif M €9 PRmen>8 db phtsique que les cylindres creux sovr, À MASSE ÉOALE, PLUS FORTS QUE LES PLEINS ; application qBÎ Ta au point que la plupart des os , et même tous, k l'eseeption de ceux des pattes , sont k cet effet entièrement vides, ne renfermitnt que de Tair, et non de la moelle «#mme dans les Mammifères. Et si les os des extrémités postérieures en oontiennent , il me parait très-probable que
c'est pour INPLUSR PAR LEUR POIBS SUR LA POSITION DU CENTRE DE GRAVITÉ, AFIN DE LE PAIRE DESCENDRE UN PEU
plus; tandis que le sternum. Tes le plus grand du corps, est très-eelluleux et plein d'air , vu qu'il était plus convenable d'augmbnter le poids de cette région du corps
EN donnant plus DE TOLUME AUX MUSCLES PECTORAUX QUI RECOUVRENT CET OS, QUE DE LE REMPLm LUI-MÊME d'uNE SUBSTANCE QUI l' AURAIT RENDU INUTILEMENT PLUS LOURD.
Les ailes devant non-seulement se mouvoir avec préci* sion, pour que le vol soit régulier, mais en même temps avec force et vitesse, pour trouver un puissant appui dans l'air, il était néoessaire aussi que les bras fussent solidement soutenus par les épaules ; et eelles-4;i en conséquence fortement fixées au tronc, h peu près comme chez les Mammifères clavicalés.
Les vigoureux muscles pectoraux qui produisent les mouvements d'élévation et d^abaissement des ailes étant placés sous le sternum, et tirant en conséquence, par leurs contractions, les épaules en dessous, il était nécessaire que celles-ci pQSsntleur résister en prenant un solide point d'appui sur ce dernier; appui qu'eltes auraient pn trouver naturellement dans les clavicules. Mais ces deux os ont été employés k une
^84 THBOLOftlE DB LA NATURE.
autre fonction ^ peu près semblable , celle de maintevii
SUfPLEMENT LES ÉPAULES TRANSVERSALEMENT ÉCARTÉES A€ MÊME POINT, EN FAISANT ENTRE ELLES L*EFFET D*UN RESSORT DONT l'élasticité ADOUCIT CONSIDÉRABLEMENT LES CHOCS QUE LES AILES ÉPROUVENT DANS LE VOL À LEURS DEUX SUR- FACES PAR LA RÉSISTANCE DE l*air; chocs qui tciideut à rapprocher et à éloigner alternativement les épaoles. Pour cela, les deux clavicules (k) ont simplement été réunies entre elles par leurs extrémités inférieures , en une seule pièce en forme de Y ou Fourchette , et qui ne touche même plus le sternum , auquel elle n'est liée que par de faibles ligaments; tandis qu'à ses extrémités supérieures, elle s'articule d'une manière immobile avec les autres os des deux épaules que cette fourchette tient écartées, en y restant saspendue au devant du thorax.
L'action de l'air sur les ailes varie suivant la position qoe celles-ci prennent, soit pendant leur élévation , soit pendant leur abaissement, agissant de dehors en dedans dans la première moitié des mouvements d'élévation et d'abaissement , et de dedans en dehors dans la secojide moitié. En effet, l'aile étant entièrement abaissée; lorsqu'elle s'élève jusqu'à la direction horizontale, l'air appuie sur sa face supérieure, d'abord directement de dehors en dedans, et ensuite de plus en plus obliquement jusqu'à ce qu'elle soit horizontale , moment où il commence à agir de haut eo bas ; d'où son effet devient négatif en agissant après en sens contraire ; c'est-à-dire de plus en plus fortemant de dedans en dehors jusqu'à ce que l'aile soit entièrem^t relevée. Cette pression de l'air se communiquant aux épaules les pousse ainsi tantôt en dedans et tantôt en dehors.
Dans l'abaissement des ailes , l'effet contraire a lieu ; c'està-dire que, dans la première moitié, l'épaule est portée de dehors en dedans , et dans la seconde de dedans en dehors. Or CEST POUR PRÉVENIR CCS mouvcmcnts latéraux alternatifs qui produiraient non-seulement une grande irrégularité
CBAPITHl m. 285
dans le vol, mais encore vn effet bien phis grave, celui de comprimer et de dilater violemment le thorax, que la Nature
CRI^TRICB, SI SAVAMTE BT SI INOÉIIIBUSB DANS SBS MOYENS,
a modifié , ainsi qne je viens de le dire , les clavicules pour les approprier k la nouvelle fonction si importante pour les Oiseaux de maintenir les épaules toujours écartées au même point , en leur permettant toutefois de céder un peu aux efforts qu'elles éprouvent; l'élasticité de la fourchette les ramenant constamment à leur position primitive; moyen par leqael les violents chocs que les ailes éprouvent viennent s'anéantir sur les fourchettes , en même temps que l'abaissement du cou et le passage des aliments ne sont point gênés par cet os ; tandis que ce double inconvénient existerait si les deux clavicules réunies formaient un os allant transversalement d'une épaule à l'autre.
Maïs cette nouvelle disposition des clavicules n'a pas suffi pour donner aux épaules toute la fixité dont elles avaient besoin; les muscles pectoraux, en prenant leurs points fixes sur le sternum , tendent en se contractant, les uns pour abaisser les ailes et les autres pour les relever, à rapprocher les articulations des bras de ce dernier. Or les clavicules , devenues la fourchette , ayant changé de fonction pour laquelle elles n'appuient plus sur le sternum , les omoplates ( î ) suspendues dans les chairs , ne pouvant s'opposer à ce déplacement qui annulerait l'effet que les muscles pectoraux doivent produire , le Créateur a remplacé les premiers de ces os , dans leur fonction primitive , par deux 06 particuliers, dont il n'existe chez les Mammifères que de simples rudiments formant la simple petite apophyse earacolde de la tète inférieure de lomoplate ; mais qui se prolonge cependant déjà jusqu'au sternum dans deux genres d'animaux de cette classe , ceux des Omithofynekus et des Echidna^ en y prenant à peu près le même développement que chez les Oiseaux. Ces deux os CoraccUdiens (j), très-vigoureux chez les Oiseaux , sont placés en arrière de la
fourobette) cittoiei de mèiae que celle derniète k leersonopliteB rèspeetivee pet une artieoletioa iminobile. De Mte extrémité ils deMeadeat obliquement en arrière et eo dedans jusqu'au bord antérieur du sternem avec leqod ils s'unissMit par «ne artiealation mobile i étroite, mais profonde, fort allongée transTorsalement; de manière que leurs luiattons sont k peu près impossibles.
Ces deux os étant placés PRÉcisÉunirr dans la diregtiok
DAMS LAQUBLLB AOISSBNT LES MUSGLfiS PBGTOttAUX, LBtR
BisisnNT ATBO iBBRGiB , dsus la tondauee qu'ils ont d'abaisser les épaules, ea formant de puissants arcs-boutants oratre ces dernières.
Par la forme de leur articulation avec le sternum , les os oeraeoidiens ne jouissant d'aucun mouvement latéral , contribuent puissamment h empêcher les mouvements transversaot des épaules ; tandis qu'ils permettent le mouvement d'avant en arrière dont TOiseau a besoin dans les changements de direction dans le vol , ainsi que je le forai voir plus tard. Ces derniers mouvements sont d'ailleurs très-limitâ, d'une part par la fourchette qui ne saurait s'écarter que Tort peu de l'angle antérieur du sternum auquel elle est liée par des ligaments courts , et de l'autre , par l'omôpIate qui , enveloppée de muscles , ne peut que glisser légèrement sur le thorax, en exécutant toutefois des mouvements qui permettent d'exécuter les changements de direction dans le vol.
Nous avons vu que le centre de gravité (o ) du corps devait se trouver un peu au devant , et un peu plus bas que l'axe passant par les deux genoux, afin que l'Oiseau pût se maintenir en équilibre dans la station, ou la mardie, et qu'il devait se trouver en même temps k une assez grande distance sous la ligne passant par les centres de force des ailes, au moment où celles-ci font le pins grand effort dans le vol , afin de maintenir également Téquilibre du corps dans le vol 9 et l'empêcher de chavirer; ce qui arriverait dans le
CHâilTMt t\U 9Ên
eu 9k le oÉfttf» de gfonté se irwfértk tu-KleiMU de mi ]NÉit$, ainsi qu'eu 1% Mmotiiie Aaiis tofis les otifi'ages de •tilIqM i pour les corps plaoés dans un milieu fluide. Pour
WàSÈM OeiKeiDBR Gis TBOIS COfiDitlOMB, LA NaTORR à TKAHS- PORTi tÈ GBRTRE DR ORÂTITÊ, RON-SEULEHCHt k LA PLUS GRANDS DISTANCE POSSIBLE DE LA COLONNE VERTÉBRALB, if BSt^Â-DlRR i LA PARTIE INPÉRiBtmË Et POSTÉRIEURE BË LA
peminfB, par l*èfpe¥ dé la Mande masse des muscles psetmuux, LES pi.us volumineux du corps, qu*elle à
PORTÉS EN OtELOUE SORTE AU-DESSOUS DU TRAI STERNUM , EN MOLONGRANT CELUIKIt EN DESSOUtI PAR LE BREGHET , SerVRllt
de principal point d'attache à ces muscles ; mais elle a en
•UtreÉELBVÉ FORTEMENT LES ARTICULATIONS DES ÉPAULES, Ètm QUE DANS LA POSITION MOYENNE DES AILES PENDANT LÉ
fOL (lorsqtt'elk» sont presque horison taies et un peu rele* tdes seulement) 4 la distance entée le centre de gratité
Ml LA L16NB PASSANT PAR LES CENTRES DE PORCE i)ES AILES MT la plus GRANDE POSSIBLE.
En prolongeant ainsi le steraum ( Imii) en dessous par iè breebel (m) pour sertir d'attacbe aut muscles pectoraux , le Créateur a non-seulement fait desgendre le plus
POSSIBLE lé centre DE GRAVITÉ, MAIS IL A EN OUTRE ^U donner par Là un volume plus CONSIDÉRABLE À CES
MUSCLES , dont la fonétion est de faire mouvoir les ailes dans le vol ; et ce qni prouve que le premier fait est Tun des ^neipauE motift de eéttê drsposifioti , 6*est que le muscle MêyHi-pèùlorùi (Vicq-d'Aztr}, qui relève Taile, au Uèû dTinsérer son (oidod , comme chez les Mammifères , k Toâ eeracoidien, o(mtoume son extrémité supérieure en s'y réfléchissant comme sur une poulie , pour se fixer par en dessus k l'os du bras qu'il relève. C'est ainsi que ce muscle
a dié CHANCE DE FONCTION , AFIN DE PLACER LE RELEVOm DE L^AILE A LA PARTIE INFÉRIEURE DE LA POITRINE POUR INFLUER
SUR LA POSITION DU CENTRE DE GRAVITÉ ; tandis que ce moutement aurait dû être principalement produit par tes muscles
â88 THBOLOGIB DB 1.A NATURE.
sar-épineux et aoas-épineux fliéft k l'omoplate; mMdes qui, devant être très-volumineux pour cela, auraient produit Teffet contraire sur le centre de gravité ; aussi sont-ils fort petits chez les Oiseaux, où ils n*exercent qu*une action secondaire dans le vol : celle d'étendre et de replier les ailes.
Si le sternum conservait la même position que cbei les Mammifères, il est évident que par Teffet du p<Hds des muscles pectoraux, le centre de gravité du corps se trouverait trop en avant , étant à la fois au devant de la base de sus-station des pieds, et au devant des points de suspension de Toiseau dans le vol , lors de la position moyenne des ailes. Ces deux circonstances ont fait porter le sternum PLUS en arrière que dans les Mammifères; et cela d'autant plus que la partie antérieure des muscles pectoraux (portion claviculaire chez les Mammifères) s'attache k la fourchette placée au devant du sternum ; et pour ne pas porter cb dernier plus en arrière qu'il ne l'a fallu, les ailes ont été amenées plus en avant que les membres antérieurs de ces derniers animaux ; c'est-à-dire que les articulations des bras sont au devant de la première paire de côtes et de l'extrémité correspondante du sternum ; et celui-ci se prolonge en arrière jusque sous le bassin.
Les membres antérieurs, transformés en ailes, noos offrent encore dans leur nouvelle condition un de ces admirarles exemples de haute science et de surluib sagesse , où l'Intelligence suprême a su approprier des
organes , PAR de simples MODIFICATIONS Qu'ELLE LEUR A FAR SUBIR, i UNE FONCTION FORT DIFFÉRENTE DE CELLE QU*ILS REMPLISSENT AILLEURS.
Tout cet appareil mécanique est si parfait dans sa composition , qu'il semble au premier abord qu'il a nécessairement dû être composé, dès le principe, de toutes pièces tel qu'il est, en vue de sa ronction actuelle, rien ne s*y trouvant de trop , et rien n'y étant oublié , jusque dans les
CHAPITRl m. S89
moindres détails des parties même accessoires, poor être propre à la fonction qu il exerce ; tandis que les ailes - ne sont que des membres purement transformés , accommodés à un autre usage , n'ayant éprouvé au fond que des modifications très-légères , mais fort savantes.
Dans cette disposition des parties , l' Omoplate (i) n'est plus ce grand os large des Mammifères , mais une simple lame longue et fort étroite , en forme de sabre , dirigée , non plus de bas en haut comme dans ces derniers , mais horizontalement en arrière y presque parallèlement à Tépine dorsale, ce qui semble au premier aperçu en contradiction avec rimmense force que les Oiseaux ont à employer dans les mouvements de leurs ailes ; mais cela s'explique facilement par le fait, dont il a déjà été parlé, que le principal muscle releveur de Taile est placé sous le sternum ; tandis que les muscles sur-épineux , sous-épineux et autres , qui se rendent de Fomoplate au bras, n'ayant plus qu'une action secondaire à exercer, celle d'étendre et de replier l'aile , n'agissant que fort peu dans les mouvements d'élévation et d'abaissement, sont de là considérablement réduits, et n'ont en conséquence plus besoin d'une grande surface d'attache sur l'omoplate ; aussi V Épine de cet os , cette lame si saillante qui s'élève sur le milieu de sa face externe chez les Mammifères pour augmenter l'étendue des insertions musculaires , a-t-elle complètement disparu chez les Oiseaux ; et VAcromion n'est qu'une apophyse très-courte et fort obtuse de l'angle antéro-supérieur de l'os , apophyse sur laquelle s'articule , comme d'ordinaire , l'extrémité de la Gavieuk (fourchette) (k).
Les mouvements du bras devant se faire , lors du vol , dans un plan presque perpendiculaire à l'axe du corps , en plongeant plus ou moins en avant; ou bien à peu près horizontalement quand l'oiseau étend ou replie l'aile, la cavité articulaire de l'épaule est en conséquence dirigée directement en dehors» et présente une forme arrondie, afin
2M THÉOLOCa BV 11. SATURE.
de p^riMttre eeft don nHrayeHient» , dent ta OMibiiiaism peut pNtdsire h cûrcumduetkm , qui doit lovlelois âtr0 toèsboraée » ûnâi qaon le ^enra lonq«*il «'agira d'expltcfser coittiaeDt s*eiécale le vol. Or^ paav empécber préetoément la trop grande étendue de ce dernier nraremest ,> Is p<mve
B» l^'AaTICULATlOH E&T FABFAITfillBirF GALGtJLÉfi. Qmî<}ue
arvondie» la cavité articalaârey {daeée cemme ^ez le» MMimifères sur bi joMtim de ^omoplate et de Tos eoraeoîdîen f eel toutefois sensthlement allongée dans le sens tertio cal , dans tef uel doit a*exéeuter le moinement de Y os dit Ims dans le lok; forme d*où résvlte qoe la rototion de Faite eal Uè»-lîmlée; et le bord antérieur der cette earilé, étant ai^lWA saillant, empêche nMi-deulemesl la trop grande eMefisian du bras , Hiaiâ prévient meore sa IniatieD en a? m(. Çnftn , pour <|iie Taile puisse se r^ier enlièremenl sur le (^pa 9 la této de Tes dû bras est courbée en dednns.
Le» trois pedrties prttcipales de ïaîie, le Bras, FAvant- Biras et la Main ou le Fouet , varieni assee fortenent en lo^^œur, suivant 1» facilité avec taqaelte^ les Oiseau doivent pouvoir vokr; faculté dépendant nalurelleinent de la grandeur dte Vaile , et plus spécialement de sa fongueur ; mai6 f terme moyen , ces membres aotérieurs sont fomefois plus allongé» que ceux des Mammifères , qu'ils dépassent souvent d«i doijd>le ; cette grande longueur élani nécessaire pour que Taile puisse trouver dans ses mouvements une résistance sujO&sanie dana r»r , résislnnee qui peroMC i Toiseau d*y prendre un point d'appui: pour s' lancer dans l'espace.
L'aile devant fortement résister k Flâv pw ses flaeee supérieures et inférieures , il est évident qu'eàe ne^ doit pas pouvoir fléchir^ ni en dessus ni en dessous, dans se» acticuiations du coude et du' fouet, mais uniquement dan» la> sçns horàzontal*;. et dans celui- ci mdme, ees- partie» ne devaient pouvoir »'étsndi« au delà* de ta direction droite; vu iffL^ l'impulsion que les aiiee reçoiveni d^arrière a avant
cHAPiniB m. S91
les forcerait daris ce dernier sens , ce qni rendrait le vol impossible ; et c'est eu effet fee qtti à lien Sans exception ,
TOUT AYANT ÉTÉ ^ARFAltÈMENT DISPOSÉ l^OUR ATTEINDRE CE BUT ÙÉl^lNlTIfi'.
L'articulation dtl côtide ressemblé eiîcdre bealicotip & celle de rfaomdlé è!t dés stùtrës Mâmmirères, dont elle diffigre toutefois sous 4uèl(}ned ptiidts FWif lîii'OiltANTS t^ouïi l'eP-
nf QXTÈ CES idbtfrlCAtlOI^S PkdDtlSÈNt.
L'os du bras t^^ésente âdfasi, dé niéme (|ue dâils t'homïné, denî cdttdyles , YHn itifërrfenr, suf \éqM Sé itieut principalèmetit le cubitus , èl Taùtre supërieul*, ^ùt lequel ^e ineut le radius ; eondytès dottt Vixë de tboutefuetit est à peu prèj Terdcal, iOtiJoUrs Mibnfé dans l'hdtUtilé; Inals tin peu oblique en dehors et en dëssoiis. Ces coùdyles âont, du reste, ëgàlemélit tdttrlléâ en avant, potll- pernlettre à Tàvàntbfas de venir toucbef lé Brsft lorsqu'il e^' ati fepos. Ces deux coiidjléd offretf t edstiltë cette dififeréilce que l'infériédr ou le cubital , est artdndi en tête et béattcôdp plus petit que lé supérieur ou radistl ; tandis (|tie ce dernier est étroit et d*une courbure mollis pfécipitëe, de diàtiiè^é St s'étendre fottemenf au delà du t)rébiiër ireri^ Tëfiaule , en même temps qu'il est plus oblique en dedans et en dessous. Cette différence de forme et degi^déur dàils ces dent saillies iiHlculaireS influe considérablement et d'une Uiaiiière fbrt remarquable i^ur les mouvements de Tavant-bras et dti (btiet dans leur extension et leur flexion.
Ces condyled ëtaiit places \k péU prés vértîcalettieilt audessus Tutl de Tailtre, à Textrémité du braë, les tétei^ du radius et du cubitus , qiii s'articuletif sltec eux , sont eu conséquence de niveati lorsque ràvslfat-bi'aS est étèddu ; mais quand ce dernier vient à se fléchir, le ciibitus tournant sur le petit Cdndylë , dé âe déplace que fbrt peu , en se mouvant horizontalement, tâhdiâ que h tête du radius, parcourant un arc beaubôup plus ^hlfad, avance davantage vers Tépaule, cet ùB glisse par consÀjùetitdân^ sa lôngnedr sttr te cubitus ,
^2 TuiOLOGIE DE LA NATURI.
de manière à le dépasser à l'articulation carpienne ; et nous verrons tout k l'heure comment ce mouvement de glissement du radius produit passivement la flexion du fouet de l'aile. En se fléchissant ainsi vers le bras, le radius, vu l'obliquité du condyle humerai , tourne en même temps en dedans et en dessous ; et comme il est lié au cubitus par des ligaments, il est forcé de rouler sur lui, ce qui produit dans le fouet un léger mouvement de pronation par un moyen tout k fait diflérent de celui des Mammifères , où ce mouvement est exécuté activement par des muscles spéciaux , ainsi que le mouvement contraire de supination ; tandis que chez les oiseaux l'un et l'autre sont produits par la simple flexion de l'avant-bras.
L'aile étant étendue , le bras est dirigé obliquement en dehors et en arrière; l'avant-bras , obliquement en dehors et en avant, en faisant un angle très-ouvert avec le bras; et le fouet, composé du carpe, du métacarpe et des doigts, se trouve dirigé en dehors et en dessous , en faisant également un angle très-ouvert avec l'avant-bras. Dans cette position, Me radius est placé obliquement au-dessus et au devant du cubitus ; et lorsque l'avant-bras vient k se fléchir, le mouvement de pronation, dont je viens de parler, amenant le radius presqu'au niveau du cubitus , fait tourner les pennes qui étaient inclinées en arrière , de manière k être dirigées en arrière et en dessus, de même que celles du fouet, qui suivent le même mouvement.
Le cubitus , l'os principal de l'avant-bras , au lieu âe se fléchir directement en avant, se porte, vu l'obliquité de son articulation du coude, en avant, en dedans et un peu en bas, en entraînant le radius , de manière que l'avant-bras , au lieu d'aller s'appliquer contre Tépaule , rencontre le corps audessous de cette dernière.
Quoique l'aile doive être étendue par la force des muscles, la saillie du coude k laquelle s'insèrent les extenseurs de Tavant-bras est toutefois presque nulle. Cette brièveté, loin d'ofirir, ainsi qu'on serait disposé k le croire , une contra-
CUAFITRB ni. ^3
diction relativement à sa fonction , comme branche de levier pour donner delà force ^ Textension de Taile, nous montre au contraire un exemple de plus de là rigueur avec laquelle
LE CRÉATEUR A CALCULÉ TOUS LES MOYENS QU*1L A EMPLOIES POUR ARRIVER AUX RÉSULTATS QU'iL s'eST PROPOSÉS.
Chez les Mammifères, où le bras fait un angle plus ou moins grand avec Tavant-bras, les muscles extenseurs de ce dernier agissant à peu près perpendiculairement sur la saillie du coude , surtout au commencement du mouvement, il était convenable que cette apophyse fût très-longue , pour donner à ces muscles la force suffisante pour soutenir le poids considérable du corps. Chez les Oiseaux, au contraire, qui n'ont qu'un faible effort à produire pour étendre Tavantbras et pour le maintenir étendu , il était inutile que cette apophyse fût très-proéminente; et cela d'autant moins que par les mouvements mêmes d'élévation et d*abaissemefit des ailes, la force centrifuge qui anime ceux-ci, tend déjk k étendre leurs diverses parties plutôt qu'à les faire fléchir, et l'oiseau n'a en conséquence qu'un faible eflbrt k faire pour déployer ses ailes et les maintenir en extension. Une fois allongés, les muscles moteurs de l'avant-bras , agissant sur l'apophyse du coude dans le sens même de sa direction , sa longueur plus ou moins considérable ne serait d'aucun avantage.
Les pennes ayant besoin , pour leur solidité d'être fortement attachées, I'Intelligence suprême les a profondément IMPLANTÉES DANS UNE GROSSE MASSE LIGAMENTEUSE QUI GARNIT POUR GELA LE BORD POSTÉRIEUR DE L'aILE. Or CCS
ligaments, en même temps qu'ils soutiennent solidement les plumes, présentent avec les extrémités de ces dernières qui y sont fixées, un bras de levier très-long aux divers agents qui produisent l'extension du coude, tels que le muscle triceps brachial; et la traction que ces ligaments éprouvent par l'extension du fouet, elle-même produite par tous les muscles qui étendent l'aile ; d'où résulte que l'avan-
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tage cpmine leyipf que présente I9 s^iRie du coi^^e est presque ^w] ; et ^e là ^on af^çeotce presque cqqiplète.
lue f adip3 n^ 4^yanJ pa§ tourner spr jç pqbitu^ pour produire la pronatioQ et )^ supinatiqn autrement que lors de rextensipn ou 4^ la Qe^ion f}e T^Uq, i) ^ lié à cet os, près de son extf éfnfté brachiale , par un ligaïqent supérieur passant de la tjBte d^ )'i|p à celle de Tautre. Ce Ug^meut tient pes os rappf $)pt)é$ , p^ pprp^ettapt tqut^fpK au radius de glisser en longueur 9^(: le cubitus.
A leur extrémité earpjenpp , Ips dep^ ps de )'avapt-}>ras , ^insi qpe peu;^ du carp^ 9 9^fiC lesquels il§ s'articulent , présentent également de§ cl jffjprpnpe^ qptables, ppmparé^ ^ leurs analogues plipz )ps »ï^îpfftifèreç , fQai§ tppjppf^ en rapport ^yec les mouypmept§ qu'ils dpiyent pi^épiiter.
L'pxtr^mit^ du piftiiitu^ se tprmine p^r pne poulie très* large, tournée o})liquen)ent en arrière et en dessous, k gorge peu prqfpnde, à cpqdy)es inégaux, dont le supérieur beauçppp plu? grand (}up Tj^^férieur; dp manièrp que les Q^ do carpp (|ui ^e Ptp^vpqt sur ^^^ poulie o|)ljque , Tpqt ^^\ex au fou^t de Tajlp up uipi^yepiept par lequel il d^t ppe portion ^p surface ppniqqe tr^^-éyasép , dont T^xe pst Ip ipèn^ que pej^j dp r^e*des depx pqpdylps dp cul3|itp§.
Mais Ip fpuet ne se meut p^ Jppt 4'PPP pj^e §ur le pafeitus : les os métacarpiens se meuvent également sur les çarpiens , et Sfvec autant ^'étendue qpe cpux-pi ^pr les qj| de Tayant-bras. |j*os antéripur, plaç^ pptre )a têt^ dp radius et le grand ipétacarpien, pt qpi paraît étrp plus partîpulièreipept l'analogpe du Scapboide dps Mammifères , préspnte qp peu la forme d*un coin engagé pntrp ep'x , pisps dont les deux plans incliné^ sont concayes popr s'adapter aux facpttes articulairps convpxes de ces derniers. Cet os sert d'une inanièrp remarquable k produire 1^ flf^ion pt l'extpnsioa du fouet, en communiquant ap métapsirpien Ips ipQuvpinents que lui iniprime le r^ip? Iprsqu'il glisse dsinq. Y^^ on Vaptre seps, le lon|; du cubitus. Enpffet, Iprsque le radius
se port^ en dfimrfeo dëpaflsaat ietetttd«tiiMUis^ il pousse lescaphoîde qKÛ. éU^m ret^ttii par le ligUBeuf latéral qui Fanit aa second os du earpe» ou le Pisifmne « fesie appliqué s«r la faicette articulaire terminale tm forme de poulie du cubitus > et tourne enr elle ee poiiseanl à son tour devant lui Tos métacarpien , en le forçant de tourner également sur la partie du Gf^iXw , dopt il «*d9t séparé que par «q mince cartilage inlerarticulaire « hmtïi partie de Tps pisiferme.
£e dernier, placé k Topposite entre le cubitus et le inéta-^ carpien , présente une forme fort irnégulière , mais parfaite^ mept adaptée à son usage. H «'applique par une facette articojaire enctement à la pftrtîe supérieure de la poulie du cubitus 9 sur laquelle il glisse. Vers le métacarpien il pré^ sente au contraire une mortaise formée par deux apophyses, dan^ laquelle pénètre |^ saillie inférieure de la poulie de cet os, fui y est maintenue p^r quatre ligaments • dont Tun su*^ piSriei^ se porte du sommet de la ^urte branche de la mortaise SUT un ibrt tubercule que présente la face correspondante df la t^te di) grand mîifa«arpieii i m peu au delà du sommet de Taxe de sa poulie.
\^^ s^co^d ligameqi^ oppoaé au préi;éd#iit, se fiie au sommet de la loqgu^ brAn^h^ de la mortaise et va s'insérer k la face inférieur^ dP graqd métacarpien égriement k tine fortp saillie ossep^^ pUsée i p^u près à l'extrémité de Taxe 4§ ^ poulie articuiaûF^t
Le troisième» forniapt «a «ngle avee le decrad » part du iQépie spnuaet dp rapopbyse dp pisiferme* mais va se fixer à la base du seçon4 Qiétaear|û^.
Le quatrième est jnterarticul^re et placé dans l'axe de mouvemept dtt fouet de Taîle. Il na|t dws la moftaise , sur 1» fape de la longue apopby^e 4p pis)forp[^« et se rend sur la fape correspondaiite de la t0t^ 4n gr^d inétaearpten:
Trois ^utre§ ligaments uni^nt le grand métacarpien directement au ci)bitu^. iiç premier, plaeé k h fece aqpfi» rieure ^é Faile , se lefA ^P ^ 1^ ^ la tête du cubitus en
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dehors sur le tubercule formant le sommet de Taxe de mon* ▼ement du grand métacarpien; et le second, inrérieur, opposé à celui-ci , offre une disposition semblable.
Le troisième , très-fort , se rend de la face inférieure de la tête du cubitus à la base de la grande apophyse du pisi* forme.
Lorsque le radius est tiré en dedans en glissant le long du cubitus, par l'effet de l'extension de l'avant-bras, il entraine avec lui l'os scaphoîde , et celui-ci le grand métacarpien , qui est forcé par là de s'étendre.
Dans ce mouvement , la facette articulaire en poulie des deux métacarpiens se détache de la tête du cubitus , d'où résulte un vide que l'os pisiforme remplit en suivant ces deux derniers os , qui le traînent après eux.
Pour donner plus de solidité aux os métacarpiens et rendre leurs mouvements plus réguliers , l'os scaphoîde se meut par une gorge profonde de poulie sur les deux métacarpiens , en même temps que le mouvement est réglé par la tête de ces derniers os reçue dans la mortaise du pisiforme.
Les os métacarpiens étant arrivés k un certain degré d'extension qui n'est pas tout à fait celui où ils seraient en ligne droite avec le cubitus, les deux ligaments inférieurs se trouvant tendus, s'opposent à une plus forte extension ; et cela d'autant plus que, par leur disposition et leurs attaches à l'os pisiforme, ils tendent à faire exécuter à ce dernier un mouvement de basculé auquel il ne [leut pas obéir, étant retenu par le ligament supérieur.
Lorsqu'au contraire le radius se porte en dehors en glissant le long du cubitus , par l'effet de la flexion de Tavantbras, il pousse devant lui l'os scaphoîde, et celui-ci pousse les métacarpiens en les faisant tourner autour de la partie terminale du cubitus , en même temps que les métacarpiens , en appuyant dans la mortaise du pisiforme, poussent ce dernier en dedans, en le faisant tourner également sur cette partie.
CHAPRRK Ul. 397
Par oe moaTemeiit, Tangle obtus que le second ligament inférieor fait avec la branche correspondante de la mortaise du pisiforme diminue de plus en plus, et le fouet de Taile se relâche. De même aussi , le premier ligament inférieur se trouve relâché par le mouvement de bascule que peut alors exécuter l'os pisiforme; mais la flexion du fouet de l'aile est limitée par la présence de ce dernier os placé dans l'angle du cubitus et du métacarpien ; de manière que cet angle n'est guère que de 50*".
Quoiqu'il y ait réellement deux os métacarpiens principaux représentant probablement les analogues de ceux du grand doigt et du doigt annulaire de l'homme , ces deux os sont constamment soudés entre eux à leurs deux extrémités, et paraissent comprendre dans leur masse la seconde rangée des os carpiens, qui manqueraient sans cela chez les oiseaux. Celte union intime de ces os donne une grande solidité k cette partie de l'aile k laquelle correspond à peu près le centre de force de cette dernière.
Près du carpe, le métacarpien présente au bord antérieur une petite apophyse k laquelle se fixe le muscle extenseur de l'aile, qui agit ainsi k la fois sur Tavant-bras et le fouet.
Les deux métacarpiens sont terminés chacun par un doigt, mais dont le postérieur est réduit k un seul osselet styloïde adhérant par des ligaments latéraux au bord correspondant de la première phalange de l'autre doigt. La présence de ce petit os borne k la fois la flexion et l'extension de cette dernière, ne lui permettant qu'un très-léger mouvement, suflisaut toutefois pour permettre au bout de l'aile de se relever et d'être plus facilement placé sur le croupion de l'oiseau k l'état de repos. ,
La première phalange du grand doigt s'articulant k sa base par une facette plane, avec son métacarpien, ne permet k ce doigt qu'un mouvement très-obscur, et il en est de mêpie de Tàrâculation de la seconde phalange avec la première ;