‹ Théologie de la natureChapitre 50 sur 119 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

l'aile s'étend par l'effet des muscles extenseurs du bras , ce ligament, qui tient à la peau sous raisselle, se trouvant nécessairement tiré en dedans, tend k prendre une direction droite et appuyant dans cette extension sur le coude , il force par là l'avant-bras de s'étendre sur le bras par une action purement passive , qui contribue beaucoup k maintenir l'aile étendue, sans grande fatigue pour l'animal, si ce n'est dans les muscles extenseurs du bras , assez forts pour la supporter. L'extension de l'avant-bras est ensuite produite , aussi activement , par les Muscles Triceps et Anconés qui sont les analogues des extenseurs de la même partie chez les Mammifères, dont l'un, ou le Triceps moyen, se rend de l'omoplate k la saillie du coude, et les autres, de l'os du bras également k la même apophyse.

Ce ligament, ainsi tiré en dedans, produirait la flexion du fouet de l'aile, le long duquel il se continue, si elle était possible; mais nous avons vu que par l'ingénieux mécanisme que présentent les os de l'avant-bras et du fouet, ce dernier s'étend nécessairement, par cela même que l'avant-bras s'étend; il en résulte que la traction que le ligament pennifère éprouve de dehors en dedans, lors de l'extension de l'humérus, force en partie l'avant-bras k s'étendre, et ce mouvement produisant en même temps l'extension du fouet , celui-ci tire au contraire le ligament en dehors. Cette traction en sens opposé de ce dernier, augmentant sa pression sur la saillie du coude, produit une plus forte extension de l'avant-bras, portée par Ik k son maximum, ainsi que celle du fouet, qui lui est subordonnée, et par suite , une plus forte tension du ligament pennifère luimême; c'est-k-dire que, par l'effet de cet ingénieux mécanisme, l'extension de toutes les parties de l'aile est produite essentiellement par les puissants muscles extenseurs du bras dans l'articulation de l'épaule. Le bras se portant par Ik en avant, le muscle Triceps moyen, se trouve tiré en long et agit ainsi non-seulement d'une manière passive sur l'avant^

3QG TUROLOGIB DS LA NATURK.

bra^; ma» anssi par sa propre contraction volontaire. Par cela même que le bras 8*étend , le radins , étant tiré en dedans, glisse le long du cubitus sur lequel il est appliqué , et ent^înant le fouet de Taile , il produit également son extension : action passive k laquelle contribuent ensuite aussi activement les muscles extenseurs propres de ce dernier, placés le bng de Tavant-bras ; d'oà résulte que toutes les parties de Taile se trouvent fortement étendues ,

SANS qu'il ait été BESOIN DE PLACER DB FORTS MUSCLES SUR

SA LONGUEUR, qui, en augmentant son poids, auraient renda SC8 mouvements d'élévation plus difficiles; inconvénient ainsi très-savamment évité.

Ce mécanisme par lequel Taction d'un muscle donne de la prépondérance k ses antagonistes, qui lui viennent parla en aide dans 1 effet qu'il doit produire , bst extrêmement remarquable gomme moyen mécanique en même temps qu'il est admirable gomme invention dans son extrême simplicité

ET LA précision AVEC LAQUELLE TOUT BST CALCULÉ ET PRÉVU,

et cela d'autant plus que les organes employés k l'effet final ne sont au fond que les analogues légèrement modifiés de ceux des Mammifères, dont la fonction est différente. Chet ceux-ci , le mécanisme du radius et du cubitus sert principalement k produire la pronation et la supination de la main; chez les Oiseaux , au contraire , il détermine son exlensi<m et sa flexion ; tandis que les mouvements de volte de la main dont je viens de parler sont impossibles.

L'oiseau devant tenir ses ailes pliées dans le repos , il était convenable qu'elles pussent être maintenues dans cet état sans un effort volontaire continu, qui eût bientôt produit une fatigue insupportable ; aussi la nature a-t-blle rendu

CETTE FLEXION ENTIÈREMENT PASSIVE , SU mOyCU d'uu liga*

ment élastique tendu au bord antérieur de l'aile , de l'épaule k l'extrémité carpienne du radius , et pas plus loin , où 0 eût produit l'extension du Ibuet; effet contraire À CELa

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