‹ Théologie de la natureChapitre 51 sur 119 · AUQUEL CE LIGAMENT EST DBSTINÉ · texte numérisé non relu

AUQUEL CE LIGAMENT EST DBSTINÉ

CHAPITME III. 907

La NATURB t TOUJOURS 61 iraÉNIBUftE DÂ1I8 ftON AMlRAilLE

ÉcoNOxii: » a trouvé ce ligament dans le lendon du muscle deltoïde, qu*eilé a straplemeni rendu élastique en même temps qu*elle Ta prolongé jusqu^au carpe; nouTelle disposition qui constitue, avec le reste du mécanisme de i*aite auquel elle est appropriée , un des arrangements les plus admirables de rorganisibe des Oiseaux.

Le muscle deltoïde ^ tout en eonservant, comme theà les Mammifères, la fonction d'étendre le membre dans son artîealatio& de Tépaule, contribue ainsi indirectement à Texlension du foliet ^ a« moyen dit radius dont Je Tiens de parler, mais produit eilcore, par Teffet de réiasiicité de son tendon , la flexion du coude quand l'aile se replie , » agissant ainsi dans deux dreobstaficeè opposées. Pour cela le muscle, au fond peu Tolumineux, mais toujours triangulaire, s'attache par sa base aux extrémités de l'omoplate et de la fourchette (clavicule) , d'où il se porte en dehors en longeant ici h dis- Umce la partie antérieure de l'os du bt'as , et se termine bientôt par un tendon élastique, ce qui n'eliste déjà pas chez -les Mammifères; tendon qui , au lieu de s'insérer k l'os du bras, se prolonge jusqu'il l'extrémitc du radius à laquelle il se flxe , en s'écartant fortement des os du bras et de l' avant-bras; et cet intervalle est rempli par une expansion ligamentaire qui relie ce tendon aux deux os, en formant la partie mince du bord antérieur de l'aile, si bibn oibposég pour fendre l'air BAifS LE VOL. Par cette disposition , le muscle deltoïde étend le membre à sa base , (iomme chea les Mammifères , et en même temps le fouet de l'aile ; mais il produirait au contraire la flexion du coude, si dans dette action sa puissance n*était vaincue par ceUe des divers muscles extenseurs de ce dernier, bien plus puissante que lui ; et ces mêmes muscles extenseiirs du coude, faisant ouvrir langle que l'os du bras fait avec ceux de Tavant-bras, forcent le deltoïde de s'allonger dans son tendon élastique, et augmentent ainsi encore, par cette ingénieuse disposition,

3(^ THioLOGlB DK LA RATl'RE.

son action comme extenseur du bras et du fouet de l'aile.

Dans la flexion, au contraire , de Taile, le deltoïde, se rel&chant dans sa partie charnue , permet k Tos du bras de se replier en arrière, tandis que son long tendon élastique, en se contractant passivement, ramène Textrémité de l'avant^bras auprès de l'épaule, en faisant fléchir le coude; et sa traction étant d'autant plus faible que son raccourcissement est plus fort , il permet au fouet de l'aile de se fléchir facilement sous l'action de l'os radius , qui le pousse, en glissant sur le cubitus ; lui-même poussé, comme nous l'ayons vu , par le condyle externe de l'os du bras. Mais la flexion du coude ne serait pas assez forte par l'efiet seul du rac^ courcissement du tendon du deltoïde , pour ramener l'articulation du fouet assez près de l'épaule k l'état de repos de l'aile; ce tendon élastique fort long, ne pouvant pas se raccourcir assez par lui-même pour cela. Mais les moyens n'ayant jamais pu manquer à Tlntelligence suprême , elle a produit cet effet en plaçant dans le pli tégumenlaire qui contient le ligament élastique du deltoïde, un second ligament de même nature, mais disposé perpendiculairement k ce dernier, en partant du pli du coude. Ce second ligament, distendu lorsque l'aile est étendue, se contracte, par l'effet de son élasticité , quand elle se replie : le ligament du deltoïde, tendant k rester en ligne droite, s'écarterait du pli du coude; mais il est forcé par la contraction du ligament transversal k former un très-fort angle rentrant qui , allongeant son parcours , achève de lui faire replier entièrement Taile. (

Dans l'état de repos de l'aile, les articulations dal'épaule, du coude et du fouet, étant fléchies en sens opposé, le ligament pennifère se trouve tiré en dedans sur l'avantbras , par Teffet de l'angle saillant en arrière que forme le coude ; et l'état de flexion du fouet lui permet de céder facilement k cette traction , k laquelle il obéit en entraînant avec lui les pennes de l'avant - bras qui se fléchissent par là

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