‹ Théologie de la natureChapitre 52 sur 119 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

en dedans , en formant un angle aigu avec la partie interne de ce dernier, an lieu de lui rester presque perpendiculaire » comme dans l'extension ; angle tellement aigu que les plumes sont presque parallèles au cubitus , en se rapprochant considérablement les unes des autres.

Quant aux pennes du fouet , se&plumes étant moins fortement tirées en dedans que lorsque l'aile est étendue , elles se fléchissent au contraire en dehors par l'effet de l'élasticité du ligament pennifère , de manière 2i s'écarter angulairement de celles de l'avant-bras; mais l'angle qu'elles laissent entre elles est de nouveau effacé par la flexion du fouet , et l'aile , de large qu'elle était dans Textension , devient par là fort étroite dans la flexion.

Lorsqu'au contraire l'aile est étendue , l'excès du mouvement d'extension du fouet sur le mouvement de traction en dedans du ligament pennifère par l'extension du bras, tire ce ligament en dehors , et produit en conséquence l'érection des pennes , ramenées 2i faire un angle presque droit avec le cubitus.

Les pennes du fouet , tirées au contraire en dedans par le ligament qui les porte , se redressent également pour devenir de même plus ou moins perpendiculaires aux os qui les portent, mais beaucoup pioins que sur l'avant-bras ; vu que le ligament dans lequel elles sont implantées étant fixé à la dernière phalange , ne peut se porter en dedans qu'autant que sa propre élasticité le lui permet ; c'est-k-dire pas du tout pour la première penne , un peu pour la seconde , et graduellement de plus en plus aux autres; d'où résulte que les» pennes du fouet s'étalent en éventail, tandis que celles de l'avantbras deviennent toutes parallèles entre elles ;

MOUVEMENTS 81 BIEN CALCULÉS QUE LÀ DERNIÈRE EST PARAL- LÈLE À LA PREMIÈRE DU FOUET , ct quc , l'ailc étcudue , elles forment toutes une série continue légèrement divergente.

Chez la plupart des Oiseaux la largeur des pennes est proportionnée k leur écartement, de manière que, l'aile

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ottverte , elles se recouvrent b moitié ée dedans en dehors , pour se servir suecessivenient d'appui tes unes aux autres, afin de mieux isteroepter le passage de Tair; ne formant en tout qu'un seul disque mince continu.

L'ensemble des os et des chairs de l'aile formant un are légèrement concave en dessous , la série des pennes prend de ik ia même disposition , et chacune de ces plumes étant en outre également arquée vers le bas, tout le disque de Faite est concave en dessous dans toutes les directions,

AFIN DE DONNER PLUS DK PUISE À L'aIR PENDANT L*ABA1SSB- HSNT DE l'aile, QUE LORSQU'ELLE S'ÉLÈVE ; dispOSitîOU qui

n'est en réalité qu'uN simple pEftPEcrioNNEMENT qui porte chez ces animaux le toi k son ttiaximuin d'énergie, ne constituant qu'une forme très-favorable il ia puissance du vol, sans être une condition essentielle de cette fonction; ainsi que cela est prouvé ebez les Insectes qui volent très* bien , quoique leurs ailes soient entièrement planes : mais

AUSSI LEUR CORPS ■ST-'IL PORT PETH*, ET DE LÀ PEU PESANT, TANDIS QUE CELUI DES OISEAUX, BEAUCOUP PLUS LOURD, A

BESont d'Être mieux soutenu en dessous.

L'air devant ainsi résister plus fortement chez ces ani* maux lors de l'abaissement des ailes qne lorsqu'elles se relèvent pour donner k Toi^eau une impnlsion ascensionnelle plus grande , dont l'excès doit FAmn éouilibre à la porgx DE gravitation; il n*a toutefois pas suffi que les ailes prissent ainsi une forme conosTe en dessous et convexe en dessus , il a fallu encore qu'elles s'abaissassent avec plus de force qu'elles ne se relèvetit ; auisi les muscles peetoraox qui produisent ces deux mouvemenls«soNT-iLs fort inégaux

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