‹ Théologie de la natureChapitre 58 sur 119 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

dessous , en arrière et en dedans pour ramener les pieds l'un auprès de Tautre. Pour obtenir ce dernier effet, il

▲ SUFFI de donner SIMPLEMENT, COMME CHEZ LES MAMMIFÈRES OUADRUPÈDES y UN PEU PLUS DE SAILLIE AU OONDTLE EXTERNE DU FÉMUR , LE CONTRAIRE DE CE QUI EST CHEZ L*HOMME , ÉGA- LEMENT BIPÈDE. On toit PAR CETTE DIFFÉRENCE , AVEC QUEL

SOIN l'Intelligence suprême a partout modifié les parties

JUSQUE dans leurs PLUS MINUTIEUX DÉTAILS , POUR ARRIVER AU BUT qu'elle A EU EN VUE , ET CELA SOUVENT PAR DES MOYENS OPPOSÉS.

L'extrémité supérieure du tibia présente, comme dans les Mammifères , une truncature formant son articulation avec le fémur, et divisée en deux facettes articulaires très-peu profondes. Sur l'interne, à peu près perpendiculaire à l'axe de l'os , appuie le condyle interne de Tos de la cuisse ; et la seconde, inclinée en dehors et en bas, forme, avec la tète du péroné, une gorge dirigée d'avant en arrière, dans laquelle appuie le condyle externe du fémur; disposition

DIFFÉRENTE DE CE QUI EST CHEZ LES MaMMIPÈRES POUR PRODUIRE UN EFFET PARTICULIER , NÉCESSAIRE AUX OiSEAUX ,

et que j'expliquerai après avoir indiqué les modifications qu'a reçues le péroné.

Si , avec la disposition que je viens d'indiquer, le Péroné était entièrement fixe, il est évident que la jambe ne pourrait se mouvoir que d'arrière en avant ; direction que prend la gorge dont je viens de parler, en offrant l'avantage de ne pas permettre facilement les luxations vers les côtes; le condyle externe du fémur, divisé en gorge de poulie, pénétrant, par la saillie interne de celle-ci, entre les deux os de la jambe; et dont l'externe, emboîte la tète du péroné. Mais le créateur a encore ici parfaitement prévenu l'inconvénient, en rendant le péroné mobile le long du tibia, au moyen d'un ligament longitudinal linéaire, qui n'est que le ligament interosseux des Mammifères réduit à un filet étroit, faisant les fonctions d'une simple charnière. Ce

ââi THiOLOéttt M3 %k HaTURK.

é}6tlvêtlielli , qtti \dél d'iiltetih bè&-bbni6 , pèhii(ît k ta gorg« terifiitlâlëi éûtre le përorïé et lë tibia ^ de changer de direction, en fiait&nttft faillie du côiidyle qui s'y eDgrèbe; t'ést-k-dirè que cette saillie, étant un peu oblique, présente par Ik une dit'éietibii différente dand bhïciine de ses parties qtli appuie stîk^ là jambe, et fbrce t^elle-ci de tourner sur ellé-teénîë , isUivant soii degré de fle^iion.

Pat* Teffet de ces modTetnetils qu'eiécute le péroné ^ cet M pif ait, quoique fortement réduit, être afrivé à sa véritable fonction. Servant exclusivement k régler les mouvements de la jambe, il ne devait pas s*élendre jusqu'au tarse,

sur les mouvetnents duquel sa rotation eût influé sans

Uéeessité; aussi est il atténué Vers en bas en un simple filet grêle, de métoe que cela arrive déjk dans àè& circonstances Sealblablès chét beaucoup de Mammifères.

Diaprés cette conformation que présenté Tarticnlation Ab gédbu, les luxations latérales y sont fdrt diflSciies , ed AéHie tetiipé que la jambe peut se mouvoir légèrement en rotaUon stU* la cuisse , comme chez les Msimtnifères , afin de ^N niettt^é àu pied d*étre diirigé , selofa le besoin , dans diverses dii'ectidns.

La luxation en arrière est prévenue par la présence de la rotule lorsqu'elle existe , ou bien par une saillie plui oo moitls grande que fait Tangle dii tibia au-dessus du niveau de rairticulailion eti retnplaçant la rotiilë (tî). La luxation en avant est prévenue par lés forts ligaments qui entourent la t'otule , et retiennent le fémur appuyé dans Tangle que la tête du tibia forme avec la rotule.

Le Péroné n'atteignant pas le tarse, c'est uniquement le tibial qui s'articule avec l'os unique formé par l'union des os du tarse et les métatarsiens.

La jambe pouvant exécuter un mouvement suffisant de rotation pour donner au pied la direction dont il a besoin, le mouvement entre la jambe et le tarse devait être simpletoient ginglymoîdal ; et d'autant plus que le tarse étant fort

ètéVë, CDtotne chei té6 MàkUkâtfères Unguligl^àdeâ , les iUbtài eibôbls litéràut ne poufrâtéUl Tàirte ë^sééii'ter éU pied qu*uii StUple déplacêriiént Vei*^ les collée, ce qtié l'oiseau peut déjl par les niouvémetats de rbtâtibtl de là ctlisàe, sans permettre k la plante du p!éd de tburneir eh tine espèce dé prôttatiod et de supihatiôtt , coihnle 6ela a lieu chez les Maôikttifères plantigrades , )[>dar accottiihoder te j;)ied aut inégalités dd ^ol.

Cette articulAtiôh tibio^tarsiénne des Oiseâui iressemble b^âihcoilp ^ belle dû genoil dé^ Màmmîfèi^és; avec cette diiTérébcè qu'elle est tournée en sens contraire. Cette resitèmblance est dtt i*esle naturelle, les parties articulaires se trbiiVant tout h fait dans les thèmes conditibhs ; bar ce sont, dàhs Tnn et dahs Tautre cas, deuk oS qui portent plus ou ttiôins obliquement Tuh sur Taatre, et ébtre lesquels doit Iftkteter un tnouvement ginglythoïdal ; et si là forme de l'articulation tibio-tarsienhé dés Màaithif^res digitigrades , ôû le moilTement est égaletnent glnglyiUoidàl, n'est pas d'ans le médiecàs, on doit uniquement l'attribuer ^ la marche de gradatioh qtie suivent les parties; gradation qui veut qiié, ebé2 ton^ lés Mammifères, le tatse sôit coblpose de (plusieurs pièces , parmi lesquelles le calcanéuih fait saillie en arrière t>bur donner plus de force àui muscles du mollet.

Che^i les Oiséahx, au contraire, bù endtl les oS du tairse et dn métatarse sbnt bonfondus eil UUe Setlle plèbe, gëlle-ci

k KKÇtJ uNe ^bnMË PLUS EN HiRMO?IIÈ AVEC âÀ NOUVELLE

PONCTION. Les deui cOndyles inférieurs du tibia, au lieu d'être parfaitement en arcs de cercle, pr^seùtent, comme eenx da fémur des Mammifères, la forihe d'arcS de spirale , dont la branche la plus courbe est toutefois tournée eh ïvant.

L'extrémité tibiale du tarse est tronquée carrément comme te tibia des Mammifères, et présente les déui fosses latérales dont je viens de parler, recevant les coridytes du tibia. Ces détix fosses sont séparées à la partie antéirieure par une forte

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saillie en forme de dent , imitant Tépine du tibia , et qui pénètre entre les condyles pour s'opposer à la fois àui

LUXATIONS EN ARRIÈRE DU TARSE , AINSI QU*1 CELLE VERS LES CÔTÉS ; TANDIS QUE LES LUXATIONS EN AVANT SONT PRÉVENUES PAR LA FORCE QUE LEUR OPPOSENT LES TENDONS NOMBREUX ET TRÈS-PUISSANTS DES MUSCLES EXTENSEURS DU TARSE ET FLÉ- CHISSEURS DES ORTEILS, QUI PASSENT SUR LE TALON. Enfin, à Sa

partie supérieure, le tarse présente une crête longitudinale très-saillante, ressemblant à l'angle du tibia, mais qui correspond par sa fonction au talon , et à laquelle se fixent les muscles du mollet, dont le tendon, avec ceux des fléchisseurs des orteils, glisse dans la poulie que les deux condyles forment en arrière. Cette saillie du talon augmente beaucoup la longueur du bras de levier sur lequel agissent les muscles extenseurs du tarse, bras de levier égal 2i la distance du sommet de cette saillie au centre de mouvement de l'articulation ou l'axe des condyles.

J'ai fait remarquer que les tibia se portaient légèrement en dedans pour ramener le larse le plus près possible du plan médian du corps; mais on conçoit qu'ils ne doivent pas y atteindre entièrement, afin que les deux pieds ne se gênent pas réciproquement dans leurs mouvements; il suffit qu'ils en soient assez près pour que l'oiseau , en balançant légèrement son corps , puisse faire arriver facilement le centre de gravité sur l'un on sur l'autre pied. En effet, les extrémités tarsiennes du tibia se trouvent pour cela suffisamment rapprochées du plan médian, et les tarses prennent une direction parallèle k ce plan pour ne pas appuyer obliquement en dedans ou en dehors sur la base de sùs-station.

Quoique les deux os ne présentent dans cette articulation aucune saillie qui s'oppose à une extension allant au delà de la direction droite de la jambe et du tarse , cette trop forte extension, et surtout la luxation, sont prévenues, comme je viens de le dire, par la résistance que leur

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