‹ Théologie de la natureChapitre 72 sur 119 · CHAPITRE lit · texte numérisé non relu

CHAPITRE lit

ils ressemblent le plus, a de même uu Thorax formant une grande cage osseuse; avec cette différence que, chez eux, la dernière vertèbre du cou , les dorsales et les lombaires , avec leurs appendices latéraux, côtes et costines (côtes lombaires), s'élargissent tellement en tous sens que, se rencontrant partout avec celles qui les avoisinent, elles s'unissent intimement entre elles, en devenant par Ik complètement immobiles, et ne forment plus dans leur ensemble qu'une vaste pièce supérieure plus ou moins bombée du thorax , nommée la Carapace; dans laquelle les dernières costines ou côtes lombaires se portent de plus en plus en arrière, et finissent par se joindre longitudinalement dans la dernière paire, en passant par-dessus le bassin; au deik duquel la carapace se prolonge ainsi en l'enveloppant.

Le long de la ligne dorsale , la série des vertèbres forme de chaque côté, comme chez les vertébrés supérieurs, une gouttière communiquant avec la cavité thoracique par les intervalles des apophyses transverses : cette double gouttière se trouve recouverte, chez les Chéloniens, par une série de plaques osseuses impaires, analogue aux os surépineux dont il sera parlé k l'occasion des ÎPo'issons; plaques qui, se joignant entre elles d'avant en arrière , et latéralement aux côtes, achèvent de fermer la carapace en dessus.

En dessous , le Sternum et les Côtes stemales forment de leur côté, en 8*élargissant en grandes lames soudées de toutes parts entre elles , une grande plaque osseuse ou Plastron occupant tout le dessous du thorax, en se prolongeant jusque ▼ers l'extrémité du bassin.

Sur les côtés, ces deux grandes pièces du thorax s'unissent également par des sutures immobiles, comme chez les Mammifères et autres , avec les côtes dorsales , en laissant , comme chez ces derniers, deux grandes ouvertures, une antérieure et une postérieure^ avec cette différence que, chez les Ghéloniens, les dernières costines enveloppent, ainsi que je viens de le dire , tout le bassin , et recouvrent

par là en majeure partie les deux membres postérieurs, ainsi que la queue ; dont les extrémités seules sortent de la carapace , et peuvent même être retirées en entier dans son intérieur.

L'ouverture antérieure de la carapace, formée par les mêmes parties que chez les vertébrés supérieurs, porte, comme à l'ordinaire , à son bord supérieur , le Cou , faisant suite ^ la série des vertèbres dorsales; et reçoit dans son intérieur, ainsi quon le verra un peu plus bas , les deux membres antérieurs dont les extrémités seules sortent pour servir dans la marche ; et cela par une transposition plus extraordinaire en apparence qu'elle ne l'est en réalité. En effet , si Ton examine avec quelque attention la disposition que prennent graduellement les épaules chez les Mammifères , les Oiseaux et les Reptiles sauriens , on est peu à peu amené à une condition , où il ify a plus qu'un léger pas \i faire pour arriver à cette dispositions si remarquable toutefois des Chéloniens.

Dans V Homme et la plupart des autres Mammifères, les épaules sont placées tout au plus au niveau antérieur du thorax , les omoplates ne dépassant pas les premières paires de côtes; mais les clavicules sont déjà un peu plus antérieures. Chez certains Mammifères cependant, tels que les Carnivores, et surtout chez les Echidna et les Orniihorhytichus y les angles antéro- inférieurs des omoplates, formant l'articulation du bras, sont déjà portés plus en avant, et se trouvent en partie placés à côté de la région postérieure du cou. Chez les Oiseaux et les Sauriens , on voit ensuite avancer les épaules toujours de plus en plus d'un genre à l'autre, au point que dans les Scincus (espèce de Lézards), toute Tépaule se trouve au devant de la première côte , et n'a plus parconséquent qu'un léger mouvement à faire en arrière ponr pénétrer dans le thorax par la grande ouverture antérieure de ce dernier ; ce qui a lieu en effet chez les Chéloniens, où Textrémité supérieure de l'omoplate s'articule latéralement

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