CHAPITRE III. 4i
la nage du Poisson esl un vol dans Veau au moyen d'une seule aile mitoyenne impaire , au lieu de deux latérales : aile ou rame , qui au lieu de se mouvoir de haut en bas se meut vers les côtés.
Tels sont au fond le mécanisme et les mouvements au moyen desquels les Poissons nagent , et qui suffisent rigoureusement pour les faire avancer ; et c^est en effet k quoi sont réduites les espèces les moins bien partagées , telles que les Lamproies^ les Murènes ^ etc., absolument dépourvues de membres ; mais , dans la plupart des autres espèces , Tappareil essentiel de natation dont je viens de parler, est accompagné de plusieurs organes supplémentaires ou de perfectionnement , contribuant plus ou moins à la facilité de la nage.
On conçoit que si la hauteur verticale du corps est simplement réduite au diamètre de ce dernier, elle peut ne pas être toujours suffisante pour que celui-ci , en se fléchissant de côté, reçoive de la part de l'eau qu'il choque une impulsion qui ne soit pas assez forte pour imprimer au poisson un mouvement rapide d'arrière en avant ; et qu'en augmentant plus ou moins cette hauteur, sans augmenter sensiblement le poids du corps, l'action de l'eau doit être plus grande. Or, c'est en effet là ce que la sagesse divine a fait en
GARNISSANT LE DOS ET LE DESSOUS DE LA QUEUE d'uN SIMPLE VOILE MEMBRANEUX VERTICAL , SOUTENU PAR DES RATONS
OSSEUX PLUS OU MOINS RIGIDES, formaut ce qu'on nomme les Nageoires dorsale et anale (bik et oj) , mais qui varient considérablement, tant i>our leur existence et pour leur étendue , sur telle ou telle partie du corps , que pour leur hauteur, et enfin la rigidité des rayons qui les maintiennent. Ces deux nageoires se continuent souvent l'une par l'autre au bout de la queue, où elles prennent, dans la plupart des espèces, une très-grande largeur ( Imn ) , qui par les mouvements que cette partie exécute , contribue assez puissamment à l'impulsion en avant, et surtout k adoucir les sac-
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cades alternatives que les battements de la queue impriment au corps entier.
Dans le plus grand nombre des espèces , cette Nageoirt caudale est entièrement séparée par un intervalle de la dorsale et de Tanale, dont elle n*est réellement que Tanalogue.
Quant k la fonction de la dorsale et de Tanale , outre celle de donner plus de largeur k la queue ^ elles servent encore k maintenir mieux l'équilibre dans l'eau; fonction que remplissent surtout les parties antérieures de la première, placées sur la région moyenne et même antérieure du corps, où les inflexions de la dernière sont k peu près kittlles.
Pour donner k ces trois espèces de nageoires impaires la consistance dont elles ont besoin pour remplir leurs fonctions , il a été placé , ainsi qu'il vient d'être dit ^ dâns lblr
ÉPAISSEUR , PLUS OU MOINS PERPEIf DiCCLÀlREKBNt AU DOS DB l'animal, une suite de petites tiges OSSfiUSBS, TANTÔT EN
FORME d'Épines , et tantôt en forme de PETrrss séries de