GRAINS
Ces tiges mobiles k leur base au gré de ranimai , qui peat les redresser ou les coucher, pour varier selon le besoin la hauteur de la nageoire « sont elles-mêmes articulées a cet effet sur d'autres pièces osseuses, surmontant les sommets des apophyses épineuses et upsiloïdiennes avec lesquelles ces osselets s'entre-croisent dans le même plauv Ces os Surépineux et SouS'psiloidiens , entièrement propres aux Poi8« sons , n'existent ailleurs que pour les premiers €fae£ les Chéloniens dans les plaques médianes de la Carapace. Chex les Poissons, ils sont fixés dans les muscles du dos et du ventre en s'articalant entre eux » dans la même série, au niveau des sommets des apophyses épineuses et upsiloïdiennes , où ils s'articulent également avec les bases des rayons des nageoires- tiges, sans exception, propre» eeui* lement aux Poissons.
Dans quelques espèces de Poissons, telles ^e les Satires
CHAfiTRB m. 449
et les Èpifioehes , le premier rayon osseux de la oageoire dorsale présente une articulation des plus remarqii4ibU$ par l'un*-
GÉNIEUX MOYEN QU*BLLE OFFSE , DONNANT À CE9 P0iSS0N3 LA FACULTÉ VE FIXE RGBTTE ÉPINE À VOLONTÉ DANS SON ÉTAT d'extension pour s'en SERVIR COVIIE D*UNB ARME, ET LA
RSLAGHER ÉGALEMENT i VOLONTÉ ; co même effet a lieu pour le jHremier rayon de la pectorale dont il ser^ parlé plus bas.
Un antre perfeetionnement dans la fonction de la nage consiste à avoir conservé chez la presque totalité des Poissons les quatre membres ordinaires des Vertébrés, mais toutefoiB eonsîdërablemeni modifiés; et cela au point que le«r analogie ne peut être directement prouvée par leur forme et leur composition , à mmns de suivre ^igneusement la série des nombreuses modifications que ces parties ont subies dans tout Tembranchement des animaux vertébrés. Ces membres, qai servent toutefois encore à la locomotion , mais comme simples acoesaoires, ont conservé de là le nom de Nageoires paires; les antérieures (PI. Q, fig. 3, /*), le nom spécial de Nageoires Péctorakê , et les postérieures (t4 ), cdui de Nageoires YerUraUs.
Ces deux paires de membres, tràs-dégradé^ , ont même beaucoup changé de situation ; la première étant articuiée sur la partie postérieure de la tête; et la seconde, est tantôt placée fortement en arrière, près de Tanna ^ tandis que dans d'autres espèces elle est an contraire portée an devant des pectorales.
Dans tout I'Ordu des Amdes, cette dernière paire manque complètement, et mène toutes ks deux, dans le genre Murène, etc., ainsi que dans imA rOniMtB des ^ALEXiEve (£emprm>s), animanx où ie squelette réduit par TeiEet de la dégradation qu'il a gradueilement subie, n*est plne re-* présenté que par la colonne vertébrale , eUe-méme nédnite k un sîmi^ oândon cartilagineux tfès-mou , «ans difitinction des vertèbres , ainsi qu'à quelques antres cartilages soutenant les parties de la télé; Ordie formant la Iranaition à
4>âO THl^OLOGIR DB LA NATURE.
rEMBRANCHEMENT DES ANIMAUX ARTICULÉS, le SeCOIld du
Règne animal.
Les nageoires paires sont encore soutenues à leur origine par plusieurs os qu'on peut, quoique fort difficilement, ramener à leurs analogues dans Y Épaule^ le Beissin^ et les membres des Mammifères , mais seulement sous le rapport de leur situation ; car, pour le nombre et la forme , il n*y a plus absolument aucune ressemblance. C'est ainsi que la partie entièrement libre de ces nageoires, qu'on peut comparer chez les Cétacés , les Ickthiosaurus et les Batraciens Urodèles inférieurs , k ce qui représente la Main et le Pied , ne se compose plus de cinq doigts ou orteils , formés de trois k cinq phalanges , mais d'un nombre considérable de petites tiges osseuses mobiles, placées sur un ou deux rangs, et réunies par une expansion dermoïque, comme le sont les orteils dans les pattes palmées ; tiges ayant du reste la mtoe forme que celles soutenant les nageoires impaires.
Ces nageoires paires, généralement très-faibles, ainsi que je l'ai déjk dit, n'agissent plus comme organes de locomotion que dans les changements de direction , surtout de bas en haut, et pour maintenir activement l'équilibre; les nageoires verticales ou impaires la maintenant d'une manière passive.
Quant k la disposition et k la force des muscles chez les Poissons ordinaires , tout en restant au fond dans les conditions principales que ces organes affectent dans tout TEm- BRANCHEMENT DES ANIMAUX VERTÉBRÉS , lls prennent toutefois un caractère tout particulier comme conséquence de la forme
BU SQUELETTE ET DE LA FONCTION QU'iLS ONT À REMPLIR.
Les Poissons devant produire une force considérable dans la nage par des battements latéraux de leur queue, on conçoit que ce sont essentiellement les muscles latéraux
DU tronc QUI ONT DÛ RECEVOIR UN TRÈS-GRAND DÉVELOPPE- MENT; TANDIS QUE LES MOTEURS DES MEMBRES ONT DU ÉtRB CONSIDÉRABLEMENT RÉDUITS, POUR CÉDER LEUR PLACE À