‹ Théologie de la natureChapitre 83 sur 119 · MQUIDBS À DES DISTANCES ÉLOIGNÉES OU RAPPROCHÉES · texte numérisé non relu

MQUIDBS À DES DISTANCES ÉLOIGNÉES OU RAPPROCHÉES

devenant même nulles lorsque Toriflce buccal peut s'appliquer directement au Hquide , où Tanlmal fait le vide dans la cavité de la bouche, au moven d^un mécanisme déterminé POUR chaque espèce animale.

Quand la nourriture est plus ou moins visqueuse, et ne peut être saisie en masse, ranimai la recueille au moyen de la Langue , organe charnu , ordinairement très-flexible dans tons les scms, plaoé au milieu' de la cavité buccale, et

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susceptible de pouvoir étre,k cet effet, porté au dehors. C*est aussi par ce même organe que sont relevées les plus petites parcelles de substances solides, capables de s'y coller au moyen d'une humeur plus ou moins visqueuse qui enduit généralement tout Fintérieur de la bouche. C'est encore la langue qui sert comme principal agent dans l'aspiration des liquides par succion , en faisant les fonctions du piston de pompe ; tandis que les grandes aspirations de liquides se font au moyen des inspirations pulmonaires chez les Vertébrés aériens , qui seuls respirent l'air par la bouche.

Les animaux qui doivent se nourrir de substances solides , mais naturellement divisées en petites parcelles , proportionnellement à la grandeur de leur propre corps , les saisissent d'un grand nombre de manières, plus ou moins spéciales k leur famille naturelle, k leur genre et même seulement k leur espèce. C'est ainsi que les Oiseaux qui se nourrissent de petites graines les saisissent une k une avec leur bec. Les grandes espèces la reprenant ensuite avec leur langue la font glisser dans l'arrière-bouche , par où chaque grain passe isolément dans les autres parties de l'appareil digestif. Les petites espèces , au contraire , enlèvent préalablement Tenveloppe dure avant de les avaler; encore ce moyen n'est-il pas partout le même , tant la prévoyante BONTÉ DU Créateur est descendue jusqu'aux moindres inconvénients pour en prévenir les mauvais effets. Quelques espèces d'OisEAUX, telles que le Crros-bec^ qui se nourrit en partie des amandes de fruits k noyaux durs, comme celles des cerises , a reçu pour cet objet un bec

QUI , EN apparence PEU SOLIDE POUR ROMPRE LES NOYAUX , LES BRISE CEPENDANT AVEC ASSEZ DE FACILITÉ , et l'ou COD-

çoit k peine que les muscles fort petits, qui mettent les mandibules en mouvement , puissent produire par leur contraction un effort assez grand pour rompre ces enveloppes. Les autres Oiseaux granivores de petite taille, voisins des Gros-becs dans la classification , ayant moins de force

CHAFITRK UI. 437

dans le bec, ont ime étonnante dextérité k faire éclater les joints de la capsale des graines, même les plus petites, en roulant ces dernières entre leurs mandibules , afin d'en extraire les amandes. Enfin les Mésanges , très-petits Oiseaux , dont le bec n'est pas assez grand pour faire rouler ainsi des graines de la grosseur seulement du chènevis , les maintiennent avec une gracieuse adresse entre leurs petits pieds qui leur servent de mains , et enfoncent la coquille k grands coups de bec , pour y pratiquer un trou par lequel ils retirent ensuite l'amande par parcelles au moyen de leur langue ; et ces charmants Oiseaux savent même parfaitement trouver dans des fruits bien plus gros , telles que les noix , les parties de la coquille assez faible pour être attaquable au moyen de leur petit bec, tant la Providence a eu soin

DE METTRE DANS l'iNSTINCT DE CHAQUE ANIMAL TOUS LES MOYENS QUI PEUVENT CONTRIBUER À LUI PROCURER LA NOUR- RITURE DONT IL A BESOIN.

D'autres animaux , comme plusieurs Mammifères , qui se nourrissent également de graines et appartenant généralement k des espèces de l'Ordre des Rongeurs , enlèvent la coquille en la rongeant avec leurs dents antérieures , tout spécialement formées pour cet usage , et dont j'aurai k parler plus bas.

Lorsque les Animaux sont au contraire destinés k se nourrir de substances qui se trouvent d'ordinaire k l'état de grandes masses , on conçoit que la Providence a dû , dans SA HAUTE sagesse , Icur Rccordcr les moyens de les diviser, non-seulement en parties susceptibles d'être introduites dans la cavité buccale , mais encore de pouvoir être réduites en petites parcelles ; et en effet tous ces animaux ont reçu ,

CHACUN selon LE GENRE DE VIE POUR LEQUEL IL A ÉTÉ CRÉÉ ,

les organes nécessaires pour se procurer sa nourriture j et les moyens de la réduire autant que nécessaire en parcelles, d'où les sucs nutritifs peuvent être facilement extraits. Chez les Mammifères, classe où Ton trouve les plus

438 THéoLOGtk bs la iIaturb.

jgraildés irariétës de inoycrts de blàâttéatibn , il faift ionterois ed distiDgneir trëisprlheipâUi t V\xû borisiètant â conper, de là ifaàl^âe côtemnné, deâ mërôéaût sufQsÀtiibieiit petits pottr être introduite dah^ là caviti^ de h bouche ; le secoiid à déthltet là ifaassë ^ si ce âtbyen ë^t î^iUs coit^efiable ; et le troisième h subdiviseir encore iiItëHeni*ei!nent les niorceauî bu Boûctié'es fen petites pâKcéllës. Ot; pôut ëel tefltet, les ÀniniàUx otit rëçU ÏMs feorte^ dfe beats, pièces de consistance ôssedse, rf^vétues d'hn édlàll très-dur, inaltérable S Fait, et servant hott-SeillekneHt S gâHntir lé noyau osseux dé rinfluértte chimique qtie lés diverse^ substabcès avec lesquelles les dëtlls se ti-oiivélit ëli côHl&ct pourrait exercer sur elles , malis fencorê â léui* donnek* là dureté bécessaire i leur fonfetiort ; él; SouS ce ràppôH, j'aurai surtout k faire remat'quër eti j)lusieUlrs circbnstîinceé Tapplication de la

CONNAlSSANCte LA tLtS PAoFONÎ)l5 DE LÀ MÉCAriIQtE , QUI S*T MONTRE DANS LA CONFORMATION ET LA STkUCTÛRE DE CES tiîSTRUMÈNTS DE MASTJCATION.

Les Dehls antérieures ou Incisives, celles qnî doiveUt saisir là nourriture, sont généi'àlenient taillées en biseau I leur boi*d libre, en imitant {^arfaitétnent dans les deux btigées les lames d'une tenaillé. C'est {iar elles qtie rdniiiiàl coupe, de la masse commune de l'aliment, si célà est possible, les ttîorceâUx capables de poùvôil' être ititroduits dans la boUche. Si, au cotiti^ài^é, l'aliîiiéhl est coriace, les dents alitéro htéraleb corinueé sous Vé nôiA de Cannes . toujours allongées en côtieë légèréinebt ar(}uës , ébez tous lés ânitnaux, solit destinées à venir efficdcemeUt en aide aUx iiicisives pour décbirelr \i nôiirriture ; tandis que ces ibémes canines ne défiassent pas éénsibléiïient les autres dents , éhez les espèces (}Ui coupent simplement TàUtnent; on bien elles tnauquént (^onàpléteiUébt Ib^sqtt*élleS dont inutiles.

Une fois introduit dans la boucbe, Nlimétat doit, y être subdivisé en parcelles, s'il ^ à lieu. Pour cela» là petite

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Mum M BmtMB eét bôiiDâiBe \ rdciioii éê ia troiBième espèce de dents hotiiifléeb Mûckéliêm, qui offlre sur*' tout pour Gi3t objet les foriàes leë plus remarquables. Si ralituèut peut être faeileuiem ëcraisé , et réduit par Ih K U consiStàUce d'une espèce de pâte , lès Mâelielièhes ne prë* seutem qu'une forme eyliudrique ou prismatique i extrémité ou Cùuronifiê eoapëe carrément : cette forme étant suf* fisaute pour l'usage si simple qu'elles ont à remplir. C'est le cas de quelquei grands MâMi^èiies iniectifbres , tels qbe léë TatMs et les OrycUropefs. Enfin les Foumilièrë man^ quent même complètement de dents ; les iburmis doîit ils se nourrissetlt présentant déjk par leur petitesse bet état de parcelles qui permet ftHiilemeât ledi* déeomposltiou pëndaht la digestion.

Che£ les espèces déTunt se nourrir de mdtièreé (llus dtffitiles à btoyer, mais qui ue sont pas coriaces , tels que léK fruité et les ratiines charnues ; la Couronne des Màcbelièn>s est simplement tuberculeuse. Cas dans lequel se trouvant V Homme , 1^ Sififgés ; etb. ; etc.

Les MAliMtvÈkÊB de t^etiie taille, qui se noûrrisseiit s6ii d'insectes soit de petites graines coriaces , animatiic pour lesquels ces corps sont àé^k fort grands et demandent Si élre brisés et broyés, les tubercules dès nlàchelières sont plus allongés et pointus, afin de rompre plus facilement le test cbmë de ces animaux. Telles sout lès dents des Chtiuvèih S&uri$, des Dtupi?», des Mu$aiieignH et d'un nombre asseî considérable de petUs RtiNOËutts.

Lorsqu'au <^kitraiiie li^s aliments sont coriaces » comme Test la chaiir crue , les mêmes dents ont été com{)riméés par les côtés pour Ue présenter qu'une seule radgée de tubefcules placés \k la suite tes uus des autres , et prolongés eu* cônes plus ou mbinè sail^atots bt irancbanu , en même temps que ces dents aU lieu dé se rédouVrir directement d'une nlâchoire k raûtre , se troisent au contiraire comme les de«î lames de ^iéebuxdoul ellea fb«t l'office , (^our couper la chair

en petites parcelles. C'est le cas de tous les grands Mammifères carnassiers, tels que les Chiens et les Chats.

Quand la nourriture est très-fibreuse , et k la fois coriace et trop flexible pour pouvoir être coupée par des dents tran* chantes , telle que Test Tberbe , la Prévoyance divine a

EMPLOYÉ ENCORE UNE AUTRE FORME DE DENTS D*UNE STRUC- TURE FORT SAVANTE, QUOIQU'aU FOND TRÈS-SIMPLE, COMME d'ailleurs TOUS LES MOYENS DONT LE CRÉATEUR FAIT USAGE.

Ces dents devant servir à broyer ces aliments , vu qu'ils ne peuvent être ni facilement brisés, ni coupés, elles ont reçu des couronnes tronquées carrément, mais garnies de côtes plus ou moins contournées, en apparence irrégulières, imitant les inégalités d'une meule de moulin, dont elles remplissent en effet parfaitement les fonctions, en réduisant les plantes en pâte, au moyen d'un véritable broiement; dents si savamment conformées dans leur structure que les deux rangées frottent l'herbe entre elles, sans que cette action fasse disparaître promptement les saillies que leurs couronnes présentent k cet effet.

Sur les dents des autres espèces dont j'ai parlé, l'émail recouvre k peu près uniformément toute la couronne , k la surface de laquelle elle donne, ainsi que je l'ai déjk dit, la grande dureté dont elle a besoin pour ne pas trop s'user pendantle long espace de temps que ces organes doivent fonctionner. Chez les espèces herbivores, au contraire, qui doivent réellement broyer leurs aliments, l'émail forme non-seulement une couche extérieure qui revêt uniformément toute la couronne ; mais encore diverses lames qui pénètrent dans l'intérieur de cette dernière , k peu près perpendiculaires k l'extrémité tronquée, en la divisant par différentes inflexions, toujours constantes dans la même espèce de Mammifères, en plusieurs compartiments remplis de la substance osseuse.

Au moment où ces dents paraissent, avant qu'elles ne commencent k s'user, la troncature de la couronne présente, k peu près comme dans les espèces k dents tuberculeuses,

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des saillies plus ou moins fortes en formes de collines dirigées dans différents sens , séparées d'ordinaire par des enfoncements très-profonds ; mais k mesure que ces saillies s'émoussent par la trituration pendant la mastication , les parties osseuses de la dent se trouvant mises k découvert, elles s'usent plus promptement que les lames d'émail qui les revêtent et les divisent, comme étant moins dures que celles-ci , d'où résulte que ces dernières font constamment saillie sur la partie osseuse , en formant des côtes sinueuses qui maintiennent la troncature de la couronne toujours fort inégale, en même temps que ces saillies très-dares s'avivent par l'usure de la dent , et ne disparaissent qu'avec la dernière parcelle de leur couronne.

Cet ingénieux moyen employé ici pour faire conserver à la troncature des dents les saillies qu'elle présente, a, comme on voit , la plus grande analogie avec celui que la Providence a mis en usage pour maintenir l'acuité du bec et des griffes des Oiseaux et des Mammifères , sans être cependant tout k fait le même ; mais fondé toutefois sur

LB UÈME PRlNCn>E DE PHYSIQUE , DONT l'EFFET ÉTAIT AINSI PARFAITEMENT CONNU AVANT QU'lL NE FUT EMPLOYÉ.

Dans beaucoup de Mammifères Rongeurs , ainsi que chez les Éléphants , le même résultat a été obtenu , en formant chaque molaire de l'assemblage d'un nombre plus ou moins considérable de petites dents simples ^ ayant la forme de lamelles , appliquées d'avant en arrière les unes contre les autres , et soudées par une troisième substance également calcaire , formant un ciment entre elles. Ces dents élémentaires étant chacune revêtue d'émail , elles forment par leur usure au sommet, des côtes transversales alternativement plus dures et moins dures , absolument de la même manière que dans les dents des herbivores Ruminants.

Chez les Éléphants , cet assemblage de dents simples est oiême SI ingénieusement arrangé par l'effet de la disposition oblique de la masse commune dans la m&cboire, que l'usure,

442 TMiioLooiE n'a LÀ (iaturs.

qui se Mi horizontâliBmbnt , coMhi&hct^ pdi* VM^le kntérôsupériétir de h ttiOiaii*e de la ibftchoire ihféKéUk-e ; et éë contîttuàîit de itiêtne , il arrive que là prëmiSte léméllë à dëjl complëlemeiit dispàrd , aTÏtil i()ttë là dek-riière h*àit été ëfataméé; d'où HsxïWê que la deiit laissant un Vide m avant, est côtistaitittibiît t)bussëe vër§ H t^hrtié dhlérifenrë |iar les làittëllés (}tli se dé^elbt^iiëDt ^ Fëltréiilitë po^téKeurë ; et qne là ttiêttlG dettt , sans bccupéir pldâ de jllàfee, èl sans iceései' de fdnctiôtttter dans la ihëiilë ëieiidue , Riiit pài* être cbttlplélemëht remplacée.

Eilfin d'autres IllJiMiiiFËKËsfeticOhe, de rOftkfe des ho5- GEtJiis , tels qné Ifes Ifwrrt et les LapDits , sokt i?ATdiiisÈs

PAR DES DENTS SIMPLES PLUS bb SbWS ?MtéMi+lOUES , Ouî EN s'tJSÀÎIt CONtlî«ltELLEMÊNt Kt* tÀ COuRONNS, SÈ tlfibfi^ïÈRkKT

AU FUR fet À MEStihË i»XR ti iiÀcm« , de fflaniftt'e S éôhSèrTer TOtjJOtiks , ëtàt^tèinent là toêthè 1ën^etl^, dëtèi-iHitiée par l'Uslirë nièitte qu'elles ëpPbûVëttl lés Unes par les ault^.

Ce iUbde de âé^ëlb|)^eaiékit et fl'usùré est mëiiië générai potir les incisives de tous les Rongeurs : ces Widiàux devant se HôttrH)*, poér la plujifiH, de ^ûbëtànèès fôrAililt de • fort grandes masses, hé pouvant lé |)lus soutëhl les âttàqtier qu'en les rongeant, la divine PHovWfeNCE a cbHpbfcMfe LEths

DteNTS mblStVES ëN CONSÈQUENcb DÉ CEttE tONCTtÔN SPÉClALfe

Qti'ELLES Oîit À RËkt^Ltli , tté lës établissant (jû'an noifabt^ de detix à chaqlie iiiftt;boilre , aflii ()Uë l'effbrt cfuë TâUlffllt doit faire en rongeant tle soit j^aS isi glrâhd ()ué si l'aetiott avait liieu pat un notnbrë plus eonsidériÉble à la fois. Or, coinme ces incisives agissent aUx denx ihàichoirëi <ioittiiie led deux traMbâttts d'une tenaillé , leurs extrémités devaiëbt s'user pï*oniptenient , et même souveht s'ébréfeHer ; au point ijue ces dents ne s<e )rëncbntt*eraiènt bientôt plus d'tthé nîSthoire ï l'autre si elles ne repoussaient pas constamment parleur base;

et LE TERME IfOYBN DE CETTE USUhE EST si bIëN CiLCULÉ,

que 1(^8 dehts onnservént constamment la même tondeur. Pour mieux icoh|ier les parcelles que l'aniibal enlève

CHAPlTkE iii. 44â

aihdi des corps cjti'il rotof^ , Ie$ indsiVes des deux inàcHbires rie se rencotttrètit pôîill bout \ bout, côttlilië les tranchants d*une tenaille auxquelles je viens de les ôoMparër; Mais tes inférieures Sbnt lin peti plus ètt tetraîte , ëôtlime d'ailleurs chez presque tous les MiMMîi^Èkké et itième dislhs YSombie^ afiii de mieux toûpët*, etl agissàiit h |iëii près koihihé les dëU)^ lâméë d*Une ^aihé de ciseatix ; ëh inême temps ()ùe ces délits ; ëti se crbisânt dilisi , é*tisent \ei ilhe^ conti-e les autres, en se relldailt ihutuellèmcht trahchânles aux bouts i d*iifae (iart , par TëObt dé Tare qu'elles fbrtn( ht Si chaque màcboirë, et du Ihouvëment (Jue Tout les irirériëures en toarnàttt âVec là inàchoirë datls rarlicUIatioii de celte dernière; et, d*ilUtré part, par refiet de la dlndiriiitioh de là dureté de ces denté d'arrière ëh àtâdtdàns leur substance; abstflUttiëbt comme cëm à lied }po\ït le bëc dë^ oiseaux et les griflAes \ vu (jtle l'ëmàil de la face antérlëiil-é éladk M pdrtîe là t>lQ8 dure, fOriilë sëUte le trhbchànl. G'ëst-h-dihë <\[\e par L'tiibÉNiEtSE coMbi^Aisbi^ DE CE^ DEbx HiitENS , le biseau des incisiveà éttpérienrés est en glraîidë jjartié db li Tùsure Ijue letîir font éprouver leS incisives înrérîëures : et celui de ces deiriiièirës à lied par lé frôtteisieiit des corps ^bé ces dents Mhgent.

Chefe YEtmméy tes Sihge^, kidsî que chez \eé Ron- GEuiis, etc., les incisives înfériëdres sont dans Tétat ordinaire, ainsi en retraite k Tégard des sUpérieiires, jpoui* agir, feomme instrumeilt^ ëobpants, et (^dliter Tefalèveiiiëilt des parties coupées, raHiciilatioil dé la ihâcbôire est ëohformée de fa^ott à periUëttrë ^ Cette deriiièl'e de se liioiivbir plus ou moins d*avatit en arrière ; moiivetiient ^ar lequel les incisives inférieures sirràchèbt les Inoiréeatix qu'elles ont presque achevé de con[)er un instant avaiil; en tnèmë tëmt)s qu'en se portant eh avant elles peuvetit ls*apposër bout h bout aux supérieures, en àgissafat avec elles absoibniënt cbtnihe les deux branches d'une tenaille; bu si l'ofa veiit, comhie deiix coins allant à la rencontre Tttb de l'adtre pour faire éctdter, sMI y

a lien , le morceau qu'il s*agit d*eDlever ; moyen que nous employons quand nous voulons enlever, par exemple, un morceau d'une pomme«

Dans les Mammifères carnassiers, les incisives devant plus particulièrement agir comme des ciseaux , et avec une grande force de traction , pour couper et déchirer les chairs, l'articulation des mâchoires est au contraire plus serrée, capable seulement d'un mouvement de bas en haut, mais nullement d'avant en arrière; c'est-à-dire que, par ce MOYEN , l'animal coupe ainsi , autant que possible , la chair qu'il veut diviser ; et achève de l'arracher en tenant le lambeau fortement pincé entre ses incisives légèrement croisées, ordinairement au nombre de six à chaque mâchoire; en y formant ensemble un large bord coupant.

Chez les Chevaux , animaux herbivores non rongeurs et de transition , formant le passage aux Ruminants , les Incisives au nombre de six en haut et en bas , et serrées comme dans les Carnassiers , sont de même que celles de ces derniers , tranchantes à leur extrémité dans le premier âge de la vie , mais directement opposées d'une mâchoire k l'autre; d'où résulte qu'elles s'usent les unes contre les autres par le bout , comme les molaires , de manière k avoir plus tard une couronne plate plus ou moins inégale , formant dans les deux mâchoires des bouts de tenaille élargis, servant très-efficacement à arracher l'herbe dont ces animaui se nourrissent, et qu'ils auraient au contraire grand'peine à couper si ces incisives étaient tranchantes.

Les Ruminants, animaux le plus essentiellement herbivores, offrent quelque chose de semblable, mais de plus parfait encore dans leurs organes de mastication. Devant vivre, pour ainsi dire, exclusivement d'herbe, ils la saisissent par touffes autour de leur bouche en la ramassant At

MOYEN DE LEUR LANGUE , SUSCEPTIBLE , POUR CET EFFET , DB SE PROLONGER BEAUCOUP AU DEHORS , ET GARNIE SUR TOUTE SA SURFACE d' INNOMBRABLES PAPILLES CORNÉES. EN FORMl

CHAPITRS III. 445

D*ÉPINBS DIRIGÉES EN ARRIÈRE , AVEC LESQUELLES CBS ANI- MAUX ACCROCHENT ET ATTIRENT L'HERBB POUR l' AMENER DANS LA BOUCHE 9 OÙ ILS LA SAISISSENT ET l' ARRACHENT AVEC LEURS

INCISIVES. Mais ces dents ont elles-mêmes éprouvé , dans cb

BUT, UN PERFECTIONNEMENT DANS LEUR FONCTION, QUOIQUE CE SOIT EN RÉALnÉ UN NOUVEAU DEGRÉ DE DÉGRADATION SOUS

LE RAPPORT ANATOMiQUE, les supérleares ayant complètement disparu, tandis que les inrérieures, toujours au nombre de six , présentent, au contraire, une fort grande couronne, en forme de large palette en biseau tranchant. L*herbe étant par l'effet de sa grande flexibilité difficile h couper, à moins que ce soit par des instruments tranchants parfaitement ajustés, le Cheval qui ne peut que la pincer imparfaitement entre ses incisives à couronne plus ou moins inégale , doit avoir quelque peine à la tenir avec force pour Tarracher, et en perdre une partie qui glisse entre ses dents. Cet inconvénient A ÉTÉ levé chez les RuMlNANTS , EN REMPLAÇANT SIMPLEMENT LES INCISIVES SUPÉRIEURES PAR UNE RANGÉE TRANSVERSALE DE PLAQUES CORNÉES ASSEZ MINCES, FAISANT

PARTIE DES TÉGUMENTS. Par cc moycH , le bord tranchant des incisives inférieures, appuyant l'herbe contre cette lame cornée légèrement élastique , celle-ci se moule parfaitement sur elles avec un égal degré de pression , au moyen duquel tons les brins d'herbe sont fortement retenus , et le bord libre des incisives étant étroit, et même assez tranchant, l'herbe se coupe plus facilement que chez le Cheval ^ à la moindre traction que l'animal lui fait subir.

Pour faciliter le broiement de l'herbe par les mouvements latéraux des dents les unes sur les antres , les articulations des mâchoires, au lieu d'être serrées comme chez les Mam* mifères carnassiers , sont au contraire très-libres, les cavités articulaires étant presque entièrement planes et fort larges; de manière que les condyles des mâchoires peuvent y glisser en tous sens dans une grande étendue, en produisant,

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