DANS CETTE VUE, UN GRAND DÉPLACEMENT LATÉRAL AUX DENTS
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Les DQupMw el genres voisins , ne vivant que de poissons qu'ils poursnivent dans l'eau, étant privés de toet membre qui puisse leur faciliter les moyens de dépecer leur proie , ne peuvent guère que la saisir, la tuer promptemeot , pour Fempêcher de leur échapper, et l'avaler ensuite autant que possible d*une seule pièce. Pour cela, ces animaux n'ont reçu que des dents plus ou moins nombreuses, coniques , légèrement arquées en arrière , ressemblant toutes h de^ canines dont elles ont plus particulièrement la fonction ; leur grand nombre , qui forme une série , servant aussi à couper la chair.
Chez les Ba^eine$ , formant la famille la plus dégradée de toute la classe des Mammifères, les dents, proprement dites, osseuses, disparaissent complètement, et se trouvent, jusqu'à un certain point, suppléées dans leurs fonctions, par les Fanons (la Baleine du commerce), longues lames cornées formant de chaque côté du palais une longue série de feuilles falciformes, adhérentes k la peau seulement par leur plos petit edté, et s'appliquant k petites distances les unes contre les autres , en se portant plus ou moins directement de haot en bas ; de manière à former de chaque côté une véritable claie servant a ces immenses animaux à passer Teau II travers cette espèce de tamis.
Cette remarquable modification des organes buccaux est une conséquence, d'une part, de la dégradation h laquelle est arrivé le système dentaire, et, de l'autre , de la forme que prend ToDsophage, qui n'est qu'un canal fort étroit , capable seulement de laisser passer des objets extrêmement petits.
Or comme les Baleines ne peuvent pas dépecer, et moins encore broyer leurs aliments, ces gigantesques animaux
tout obliges Aê êe iiourrir des animani les plus menus, le hareag étant déjà très-grand. Pour eela, ils saisissent avec leur énorme gueulé une grande masse d'eau avec tout ce qq elle renferme , et la poussent ensuite k travers les «laies que forment les fanons; tous les petits animaux qui s'y trouvent , et qui ne constituent pour ces immenses Cétacés , qu'une espô<^ de pâtée, sont ensuite fticilement avalés, comme une bouchée , qui aurait été préalablement bien mâchée. Pour que les plus petits animaux ne puissent même pas échapper k travers les intervalles des fanons, la lèvre inférieure de la Baleine forme une très-large lame , se rabattant de bas en haut sur ces fanons, et clôt ainsi inférieurement la cavité buccale ; et les bords internes des fanons sont garnis de longues soies, qui ne sont que de leurs effllures, lesquelles recouvrant les fentes entre les fanons, ne laissent guère passer que l'eau.
Cette ipimense disproportion de grandeur entre ces Mammifères , les plus gigantesques du monde , et Textréme petitesse des animaux dont ils se nourrissent , parait au premier ^bord une véritable inconséquence ; mais est-elle plus grande que celle que nous oifrent les Chevaux^ les Bœufs et surtout les Êléphantê, les plus grands des animaux terrostres, qui ne vivent cependant que de brins d'herbe?
L'aliment reçu par bouchées dans la cavité buccale , est mftché et trituré par les dents ; action k laquelle la langue et les joues prennent une part active^ en ramenant toujours par leurs mouvements , selon le besoin , telle ou telle partie entre les dents. Pendant que la bouchée est ainsi réduite en une pflte plus ou moins ténue , il s'y mêle , par les mêmes opérations , une quantité plus ou moins grande de Salivê, Cette humeur que beaucoup de personnes considèrent k tort, eomme une excrétion impure qu'il est convenable de rejeter, est loin d'avoir si peu d'importance, étant au contraire la
PRBMIÈRB HIJIIEUR DIGB8T1VE , DfiSTlNÉB , PAR LA SAGESSE DU
Créateur , k agir sur les aliments pour en faciliter la
DÉCOMPOSITION , BT LES PRÉPARER PAR LÀ À ÊTRE EN PARTIE ABSORBÉS PAR LES ORGANES CHARGÉS D'Y POMPER LES SLH- STANCES NUTRITIVES QU*ELLES RENFERMENT.
La Salive est produite, ou comme on dit, séeréiée par plusieurs organes différents par la position qu'ils occupent , quoiqu'ils soient au fond de même nature. Le plus grand se trouve placé , chez les Mammifères , dans le creux derrière la mâchoire, au-dessous de l'oreille. C'est, comme tous les organes sécrétoires qui produisent une humeur plus ou moins liquide, une masse formée d'un nombre considérable de petits grains creux ou Glandes simples , dont les parois laissent transsuder la matière qu'ils produisent par l'effet d'une opération dont le résultat est parfaitement conna ^ mais dont le moyen n'a nulle part encore pu être découvert, l'opération ayant lieu entre des parties tellement petites qu'elles échappent aux microscopes les plus puissants, et si j'ajoute que le phénomène ne peut avoir lieu que sur le vivant, alors qu'il est impossible k l'observateur de le soumettre à ses investigations, on comprendra que cet acte doit rester à jamais inexpliqué; k moins que ce ne soit que par de simples hypothèses , toutes aussi improbables , et même toutes aussi impossibles les unes que les autres ; au point qu'ici , comme d'ailleurs partout où il s'agit d'indiquer on procédé organique dans sa véritable action élémentaire , nous sommes obligés de reconnaître l'impossibilité d*en expliquer le principe, et nous ne pouvons considérer le résultat que simplement comme un fait du à la VOLONTÉ toute-puissante du Créateur.
Les glandes sécrétoires simples, ou Cryptes^ sont ainsi que je l'ai déjà dit ailleurs , de petites poches , dont les parois laissent suinter la matière qui y est produite , et qu'un orifice laisse échapper au dehors ; ou bien , au lieu d'une siaiple ouverture, c'est un canal excréteur plus ou moins long qui
CONDUIT cette HUMEUR DANS LE LIEU Ot ELLE DOIT ÂTRE EMPLOYÉE.
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Lorsque la quantité de matière produite doit être fort grande, comme c'est le cas pour la Salive, ces glandules simples sont en conséquence proportionnellement multipliées , POVB ÉCONOMISER LA PLAGE , ET LEURS GANAUK EXCRÉ- TEURS , AU LIEU DE SE RENDRE CHACUN SÉPARÉMENT DANS LE LIEU DESTINÉ À RECEVOIR LA MATIÈRE PRODUITE , CES PETITS CANAUX S*EMBRANCHENT LES UNS DANS LES AUTRES, ET FINIS- SENT SOUVENT PAR NE PLUS FORMER QU*UN TRONC COMMUN.
Dans ce cas, la masse de Torgane forme une Glande composée OU conglomirie ; c'est celui dans lequel se trouvent les glandes salivaires , dont celle placée derrière la mâchoire , produit un canal commun, qui passe transversalement dans la joue, et vient s'ouvrir dans la bouche vis-à-vis la troisième molaire.
Une seconde paire de glandes salivaires se ti*ouve en dedans de la mâchoire inférieure , et son canal s'ouvre sous la langue.
Une troisième paire, ou les Sublinguales , est placée sous la langue, où elle verse la salive par plusieurs petits canaux.
Outre les glandes salivaires , diverses parties de la cavité buccale renferment dans leurs téguments d'assez nombreuses cryptes produisant une matière muqueuse spécialement
DESTINÉE À LUBRIFIER LA BOUCHE POUR FACILITER LE GLISSE- MENT DES ALIMENTS, qui y sout triturés et k la fin poussés dans l'oesophage, commencement du canal alimentaire.
L'opération chimique que la salive et autres humeurs digestives exercent sur les aliments est bien constatée par Tobservation , mais encore inconnue des savants dans son mode d'action. Il est vrai toutefois que, par Tinfluence de ces humeurs , les aliments se trouvent en quelque sorte dissous dans les cavités intestinales qu'ils parcourent; dissolution qu'on nomme leur Digestion, et où ils arrivent k être, quoique mélangés, séparés en deux parties, dont Tune liquide , qui prend le nom de Chyle , analogue k la sève des plantes , est susceptible de pouvoir être absorbée par l'individu pour servir k sa nutrition ; et dont l'autre , incapable do