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de lui opposer de la résistance, l'attire au contraire par l'effet de son élasticité, après avoir été vidée et affaissée un instant avant par l'aspiration du ventricule correspondant. L'oreillette ainsi remplie, ce dernier se dilatant activement, forme le vide dans son intérieur, par lequel il attire le sang de Toreillette. Ce même ventricule, venant ensuite k se contracter avec force, chasse de nouveau le sang qu'il contient, et ainsi alternativement. Or ce liquide reviendrait naturellement dans Tôreillette, si aucun obstacle ne s'y opposait ; mais ce retour est prévenu par la plus ingénieuse DISPOSITION de soupape qu'on CONNAISSE , cousistaut en trois lames membraneuses, fibreuses, très-minces, entourant l'orifice de communication avec Toreillette, et plongeant dans le ventricule, en se dirigeant vers son fond , où elles sont maintenues en place par plusieurs prolongements tendineux terminés k des mamelons musculeux qui s'élèvent librement du fond de la cavité.
Par cette disposition , lorsque le ventricule se contracte , son sommet se rapprochant de la base, les trois valvules se trouvent relâchées, et le sang les pressant les unes contre les autres dans toute leur largeur, elles s'appliquent ensemble contre l'ouverture auriculo-ventriculaire , et empêchent par là le sang de refluer dans l'oreillette. Or comme la contraction du ventricule est très-forte dans le sens de sa longueur, ces trois valvules étant par Ik trop fortement relâchées, seraient renversées dans l'oreillette; mais cet ACCIDENT EST SAVAMMENT PRÉVENU par la contractiou simultanée dés mamelons charnus terminant les prolongements tendineux de ces valvules, qui tirent suffisamment les valvules vers le fond du ventricule pour empêcher le renversement.
Le sang pressé de tous côtés, et ne pouvant revenir dans Toreillette , est forcé de s'échapper par le canal de l'Artère pulmonaire, la seule issue qui lui reste; vaisseau qui le conduit dans les deux poumons, où ses innombrables
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ramu$eules le distribuent dabs toutes les parties de cet èrganë pour le soumettre à Tinlluence de Tair.
Aussitôt que té veUtHcule droit s*esi vidé du sang qu'il contenait, il se dilate de noiîvëaii poiir se remplir encore du satig qu*il attire de Tôreillëtte, et âiiiM alternativement à peu près de Seconde en secoiide chez les hommes en bon état de santé. Mais cbmme le Sang poussé dans Tartère pulmonaire pair la contraction dd vëntriciite, reviendrait dans ce dernier Ibrs de la dilatatibU de cèlui-cl , Ce hEidiiii ESt également PRÉTENU par d autres valvules tnërtibraheiisés qui k*y opposent en rertiiant le canal de feë taissèau. Ces valtules, au nombre de trois chë2 l'honitlié, ont la ftifnië de nids d'hirondelles à bbj^ds libres , dirigés tet^s HbtéNeut du vaisseau. On cbnçoit (\ue (lai* cette diàposltlbn le Sang, en pénétrant dans ce dernier, force ces valvules de s'appliquer contre les parois de ce vaisseau , où elles ne gênent en Hën le mouvement de ce liquide, tandis que ibrs de la dilatation du ventricule, ^ui se fiiit tiH instarit après, le ëatig, attiré de nouteati dans cette cavité du cœiir, hepousse les trois valvules, doHt lès bords libres S'slppllqtidtit Tun cbnti-e l'autre, oblitèrent le ëanal , et s oppdsetit au mouvelnënt rétrograde du sahg.
Après avoir reçii l'acttod de l'air datis lé poUmon , lé sang revient ail cœur ()ar le S^stèine dès VeiHks jpiilrhônairei; c'est h-dire que les derniers ràditisctile^ de l'artère pulttaonaire se réunissent de iiouVeâù , eii s'embrabcbaût lés uns dans tes autres pbur forther tes ràndéaux et les branches de t!es veines qui vont s'ouvrir dans VÔrelttéite gauche , autre pocHe fibreuse h peu près Semblable & l'drëlllétte droite , et placée, coinhiè celle-ci , Sur la base du Ventricule gauche, avec lequel elle communique de même par une large ouverture auritulo-ventriculairë. Cette poché fibredse, {jlùs élastique que celle du cdtë droit, sé reiiipHt, coinmë elle, do sang que lui amènent les vaisseaux que je tiens dé lldliimer, et le Tetitricdle |^Iac^ flessbdè, vèhaât & $é dilater, le sang y
CHÀfiTRE iii. iii
pénètlrfe, et d'en trbuvë de DOliVeSia btiassë par la contraction qui éuit idlm^diatbttient, absoltiihëht bômtiie au cœur droit ; avec celte différence qiië, darië le ventricule gauche, lés Valvules qtii s'0[ipbsènt âii rétout dli sang vers rôreîlléllë Ht itytïi qti'au hodlbrë de dëui et atipHcjtiéés tâce à face Tune bontre Tautrè, en agissant du rësië dé là mëiiie maniéré; et lé satig eàt tfbli^é dé §*ééhâpper par Y Artère aorte , la sëiile voie qiii liii resté libte; très-gros tronc vascùlairé, b^sè CoiUhiune dé tôuteà les artères dû corps , par lequel le sâd^, rédeveiia lititritif par la respiration, est distribué dans tout lé corjià, a^oô il reviélil iaiî cœiir droit par les veines.
Pour empêcher lé fëtoilr du sàrig vers le ventricule, rbrigîne de ce vaisseau est, cbinraë Tarière pulmonaire, thunie de talvules de même forme, qui Toblitèrent pendant la dilatation dli ventricule.
Dn doit sliHbtlt femardiler là savante disposition qu^ont réçlie les uttëfe k T^gàrd des autres lés diverses parties qui èonstituent Tetifeeilûble du fccfe'dir; ëomnaent les brlBces dés vaisseaux par lëâqiiëlâ Vé sarig ai^nvé et à'écnàppë sont places^ & l'ëgard des diiS^rëttteâ fàlViilés pdlii* que lé sâiig ii'ëprbiivë fittlîe |)art la thbtbdbé fésistànëë lorsqiil) ne doit pas y ëii avoir, de itiaîiièté & §'^ mbiivbiir & pëii près sans obstacles , cbihbie dàtts uti ^'ébl Vàiâ^e^u *c6htinU.
Les deux coéùh éUtit diiîé ëtitre eux pir les vëriiricuies , lëè feaVîté's deceuk-ël he feohl Réparés Tiine de l*aiitré qiié par une èitnple cloisbb iilUscUlùii^ë ttès-lfbrte , le ibut ptâcé dans le itnillëti dé là pdHté ihr<^Hëùré dé Yi pbitrine , dans une clôisbtl membraneuse qui 's'épate éettë cavité en déiix îiioitiés iàtéràtéâ & j)eù prëè égalés ; lés deux cœîirs ayant leiir base poHàni les brëilletleà tbuFn'^e eh lidut et k droite , et le fond , OQ le sommet, en bas et un pëti tëfs \i gauche ; dé maniéré h tbdbUër k pbil dé di^afiéé là treizième côte, contré laquelle se tohl sedtir se^ bitté&efatâ Ibrâ^ult s^alloiigé pendant sa dilalàtldh.
Qubi(|iie là sâb^ êllrcblë kihsi dàiis Ibùi lé corps, oh il
'i72 THiOLOGIB DE LA NATURE.
est poussé par deux pompes foulantes placées k la base des quatre systèmes de vaisseaux qui le charrient , on conçoit toutefois que la force de ces pompes , quelque grande qu^on puisse la supposer, doit être en grande partie détruite dans le long trajet que le sang pai-court, d*une part, par le frottement que ce fluide éprouve contre les parois des vaisseaux, et, de l'autre, par les chocs qu'il éprouve ^ l'entrée des innombrables rameaux de ces mêmes canaux , en se heurtant contre les parois opposées, au point que la vitesse qui lui est imprimée par le cœur doit être considérablement ralentie déjk en arrivant dans les derniers ramuscules du système artériel ; au point qu'on conçqit à peine comment il est possible que, sans recevoir une nouvelle impulsion , il puisse revenir au cœur. Mais encore ici lbs SOINS les plus efficaces ont été employés pour que cette
GRANDE FONCTION DE LA CIRCULATION n'ÉPROUVAT AUCUNE
ENTRAVE. Le ventricule artériel du cœur devant faire parcourir au sang un trajet beaucoup plus grand que celui que parcourt le sang poussé dans les poumons par le ventricule droit ou veineux, a aussi reçu pour cet effet une force BIEN PLUS considérable , SCS parois musculeuses étant plus épaisses, quoique sa cavité soit plus petite; c'est-à-dirç que, imprimant au sang une plus grande vitesse pour le faire aller plus loin , la quantité de ce liquide qu'il déplace dans un temps donné est k peu près la même que celle que déplace le ventricule droit, la même quantité de l'un devant revenir k l'autre ; d'où il a été non-seulement nécessaire que la capacité du ventricule gauche fût plus petite que celle du droit, mais aussi que tout le système artériel de l'Aorte devait avoir moins de capacité que celui des veines caves ; et c'est ce que l'observation confirme.
Par Veffet d'uNE loi organique qu'il a plu à la Sagesse DIVINE d'établir, mais dont il a été jusqu'à présent impossible de reconnaître les motifs, toutes les artères du corps, k l'exception toutefois des plus gros troncs sortant
CHANTRE lU. 473
du cœur, sont accompagnées dans leur trajet d'une veine k peu près du même calibre, dans laquelle le sang circule en conséquence en sens contraire; mais comme la vitesse de ce dernier s'est considérablement ralentie, il a été NÉCESSAIRE dc multiplier davantage les vaisseaux charriant le sang veineux ; aussi, outre les veines dont je viens de parler, en existe-t-il encore un grand nombre d'autres qui n'accompagnent point les troncs artériels , et placées entre autres vers la surface du corps sous les téguments , où ne se trouve au contraire jamais aucun tronc artériel d'un peu d'importance , à moins que cela n'ait pas pu être autrement : fait
où SE DÉVOILE ENCORE UN DE CES SOINS ADMIRABLES DE SAGESSE ET DE BONTÉ DONT NOUS TROUVONS DE SI NOMBREUX EXEMPLES DANS l'ORGANISATION DE TOUS LES ANIMAUX.
Le sang circulant avec une bien plus grande rapidité dans les artères que dans les veines , et cela surtout dans les gros troncs placés le plus près du cœur , où la force de celui-ci agit avec toute son énergie, il est évident que chaque jet doit tendre à dilater ces vaisseaux avec plus ou moins de force, force à laquelle les parois de ces derniers doivent, autant que possible , résister. Il résulte déjà de ce fait que les parois des artères doivent être plus fortes, et par là plus épaisses que celles des veines , et elles le sont en effet ; mais comme les impulsions saccadées se répètent toujours k de très-courts intervalles dans ces vaisseaux , ceux-ci , à moins d'être énormément forts, auraient bientôt fini par céder à ces chocs , et se seraient graduellement de plus en plus dilatés en devenant bientôt hors de proportion avec la quantité de sang qui doit y passer. Il était de là bien plus rationnel de
RENDRE les PAROIS DES ARTÈRES À LA FOIS FORTES ET ÉLASTI- QUES, AINSI qu'elles LE SONT EN EFFET, do manière que chaque jet de sang que le cœur y lance les force à se dilater un peu, et que, revenant ensuite sur elles-mêmes, leur contraction tend au contraire k les rétrécir; actions alternatives d'où résulte , non-seulement une compensation parfaite , et
47l THibLCKîlk bfc LÀ Nature.
par âuite l'invaHaibilttë de fbrine et de déposition dtl Système artéHel , mâts encore cette autre compensatiôD , qne la fbrce d'itbpulâiôù que le sdtig perd eti diiaiaiit \eè vâlèSëàoi lui est rendue par leur élasticité en se cobtractabl.
PoUft i^EllMËttaÈ CBS DILATATIONS ET tlES ttÈîRÉClSSËiÊNtS
ALTERNATIFS, Icé parois des artèi^s ofat été fortoëès; entre autres, de debi lhntt}tlbs élastiques thfes-tbKës, rdné k fibres Ibdgituditiales qdi ein|)échefat ces vais.^eaux de se déchirer eh long; rautrë k fibres cltctilaires t|Ui se prêtent plus pàrtieulièrëmeilt aut variations de calibre, en leseilipéchant ioutetois de se rompre en travers: Maii§ oïl conçoit que la moitid^e lésion de ces vaisseaux âtii* tid pbirit qtlélcotli[Juë dé lebr Ibngtiedidétruisant la forée d^éldstlcitg dés dëUi tithiqUeS, et sfartbiit de celle k ftbhes eirculaires , nbtitilâiUh bbfatlfauetlb dû Sang , qui tend k dtfàtbr cêâ tdisseslUx, doit fkcilëtnéilt les faii-e élargir et tnéme crete^i et $i pdr la léslob t](i'ils bht éprodirée, leUl* cavité a étébdverte, tlon-âétiletnefit le âatig côiitenù, ddit S*échapper ëU abondsltice, liiaiâ lëilr dlldtallbd k chadué ittipblsibn tëi)dànt k di^jôiddré lés lèvres de (a (llaiè dbll s*ot)t)ôsèr k ce tjiie jamais Ik btes^ilré Se cltetriâe ; k inbitii; que êè he soit dànii lëè trëk-betits rkideaili , ôtl le!$ brgkttès envirbntidhts sdffiseht pour les ttikintetiir et faire dbSiâdé k
la sortie dû âad^.
Ce liANGEÂ bkS bLÉSSlJliÈS IJÉâ b^OÈ thbNCi ÀitTÉtttËLS
N*À l^oil^T ÉCHAPPÉ A Li BikNvfeiLLANTE SdLiictfbliÉ i)U
CHÊÀTfcDk, ^Ul À, ÂtltÀ*+ btfe PbsSiBLfe, PAktdfc+ ils CES Otlt^ANfcS À L*XbHI des AtTËINi-Ê^ bfc§ bokt^S ÉTflÀf«di£Râ, fclV LES PLAÇANT, soit tiAN§ LA tÙof'bNDfetft fatJ COhPS, SbÉT AtJ CÔTÉ if^TtefeT^Ë DES PAftTtfcs OÙ ILS SE TROUVENT bARAi4tlES.
C*e§t ainsi qiiè non-Sedlémént le cœur, Ibais ausèl lë& grarids troncs artériels d'origitie sont jjarfkitefnent abHtéS Sads le thoral , où ils se trouvent ëd bbirë fildëés au devatlt de là fcblôbnb i^érlébratë , mais auàsi tes pi*dIongeiilerits dH ëes gh)S tâissead}^ but killeurs Siidéè, sbit dans la profbridèiir dé rkbdbîfaëfi, sbit de cbaqdë côté, le long dU côu» c6btfe I»