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CHAPITRE III

SOUS forme gazeuse , et ici sous celle de bile ; ou bien en revenant, même dans les artères, elles sont conduites par celles-ci dans une foule d'autres organes sécrétoires , qui les séparent de la masse du sang en en formant le produit de leur sécrétion, en composant la sueur, l'urine, etc., etc., substances purement excrémentitielles , destinées à être ex* puisées, comme ne pouvant plus servir k aucun usage.

Cet acte de résorption des particules organiques devenues inutiles et même nuisibles à l'organisme, a lieu par un troisième système général des vaisseaux circulatoires , désignés sous le nom de Vaisseaiu: lymphatiques, ou absorbants^ dont les Chylifères ne sont qu'une simple variété, spécialement chargée d'absorber le cbyle formé dans le canal intestinal ; mais du reste parfaitement semblables à tous les vaisseaux lymphatiques, dont ils ont la structure, la forme, la disposition et les rapports généraux.

Ces vaisseaux lymphatiques, répandus dans tout le corps, comme les veinés, dont ils ne sont en quelque sorte que des accessoires destinés à ramener dans le torrent de la circulation, non le reste du sang artériel, après lacté de l'assimilation , fonction réservée aux veines , mais les particules autrefois déposées par le sang artériel, et rejetées comme devenues inutiles.

Les Lymphatiques sont ainsi, comme les chylifères, des vaisseaux généralement fort déliés , prenant leur origine dans tous les organes, et s'embranchant, comme eux, les uns dans les autres, pour aller s'ouvrir, après des trajets plus ou moins longs, dans una^eine quelconque qu'ils rencontrent, pour y verser leur contenu. Un assez grand nombre de ces petits vaisseaux se réunissent cependant en un tronc principal, placé dans le thorax, contre la région dorsale , où il monte pour aller s'ouvrir dans la veine sousclavière gauche ; vaisseau sanguin placé au devant de l'épaule , sous la clavicule. Cette terminaison constante , quoiqu'on n'en entrevoie pas la nécessité, est sans doute

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due h una loi #rg«iique i|ii*oq n'a fM mmx% w âétannînar.

Nqu» a¥0ii8 VII que le sang était peusaé en ivagi dans les artères par le ecBur, naia qna ea mMvemant éprouvaat dt nombraun ebstaclea « qui lendani à le ralentir, se ireiivait ^n effet presque totalement détruis dans les derniers ra* museulei capillaires de ces vaisaeaux ; ralentissement {»«Mivé par la lenteur avec laquelle le sang séchappe de ce« petits vaisseaux lorsqu'ils sont ouverts par une blessure , ne s'en éeoulapt que goutte k goutte, comme tout liquide non en mouvement , mais simplement un peu pressé par les parues environnantaa.

La sang ayant acqujs de nouveau dans les grosses vânes un mouvement assez rapide , ainsi que le prouvent )aa blessures faites à ces vaisseaux , il est évident que ce monvenent doit lui être imprimé par ces vaisseaux eux-mêmes , vu qu il n'existe aucun organe propplseur spécial du sang qu'ils * çop tiennent; mais le moyen est eneote inconnu. La tunique propre des veines renferme bien des fibres longitudÎMJcs qu'on pourrait considérer comme musculeuses; mus quand même elles le sersûenf , dles ne pcmrvaient pcnnt servir ï faire avancer le sang ; et personne, que je sache, n'y t enoove découvert de fibres transversales qui pourraient av<^r cette fonction.

Cette stnictuve museuleuse existe , au contraire , d'une manière visible dans les petites artères, où l'action du cœur ne se fait plus que faiblement sentir. J'ai très-bien vu el re- Qonnu ces fibres musculaires daus les artèses du jarret de YiHfàanf^ dqnt le calibre Hft encore as^ex gros.

De part et d*autre, les contrastions successives de ces vaisseaux, qui 3e feraient comme une espèce de mouvement péristaltique, seraient très-rpropre^ k contribuer k faire circuler le liquide dans ces trois genres de vaisseaux ; naais is

CEÉATEUR a iTAULl UH OUTKU UM VOVfiN l^^i PUOPULSfOM PAS- I^F, DANS LSS VniNBS, LSS LTVPHATiOUKS KT LUS CHYLIFÈUBS,

en plaçant dans leur intérieur un nombre considérable de pe»

(IHiflTM lit. i99

dM4 lequel les humeurg doivent pouler , d» maDière que tant acte qui fait éprouver la plus légère eompreasion à eea eauaui force le liquide qu*il8 contieuuei|t à avancer vers le cœur, sans pouvoir revenir ep arrière , lorsque la oompiession cesse. C'est Ik la raison pour laquelle les grands ipou-* VDlnents souvent répétés, comme dans la marche , et surtout dans la course , accélèrent la circulation du sang , par TeOet des compressions que les muscles en action font k tout instant éprouver aui: veines qpi les avoisinent; d*ou résulte que le sang arrivant en plus grande abondance au cœur, ce* liii-ci est obligé de se contracter plus souveut et plus fortepiept pour s*eu débarrasser, eu le poussant dans le pou* aupu; urganequi, à son tour, est forcé de fonctionner plus activement, afin de faciliter son écoulement dans le cœur en hâtant la respiration. Or, comme la température de ce fluide se trouve élevée par sa combinaison avec Tair, ainsi qu'on lu verra plus tard, il porte cette chaleur dans toutes les par*^ lies du corps où elle se fait sentir.

lies vaisseaux chylifères et les Lymphatiques amènent dans le torrent de la circulation sanguine, les premiers des sub^ stances nouvelles qui doivent être eonverlies en sang pav l'acte de la respiration , et les seconds , au contraire , une quantité cpusidérable de matières diverses qui ne doivent plq^ faire partie de l'organisme; et déjk le obyle contenant différentes substances nqn assimilables, telles qu'une trop grande quantité d*eau , il a fallu pour que le sang fât nu* tritif , qu'il fut purgé de tout^ ces matières non capables d'être assimilées, inutiles ou même nuisibles. Poun gbla

(«A SAGESSE DIVINS i ETABLI DANS DIYMSSS BARTIHS UV CORPS nnS AltIMAUX. DiFVÉaBNTS ÉMONCTOIBI&S D|£ST1NÉS A GST USA6B ,

organes désignés sous le nom de Glandes.

J'ai déjà parlé plus haut de quelques-uns de ces remar^ qnables organes à l'occasion de ceux qui produisent la salive, le suc pancréatique et la bile, humeurs servant dans

l'acte de la digestion. Les autres glandes sont de même, d'ordinaire , des masses molles de formes très-différentes , composées d*un nombre très-variable de granulations diversement conformées , creusées d'une cavité dans laquelle s'accumule la matière que l'organe produit et qui suinte de ces parois.

Beaucoup de ces organes ne se composent que d'une seule de ces parties élémentaires ou Glandes simples, qui prend alors le nom spécial de Crypte ou de Follicule. Ce sont de petites poches d'ordinaire presque microscopiques, disséminées en nombre variable dans telle partie du corps, où elles doivent fonctionner , et dont les parois plus on moins épaisses laissent suinter, ainsi que je viens de le dire, la matière que ces petits organes produisent , en puisant les éléments dans la masse du sang que contiennent les vaisseaux qui les entourent et les pénètrent. Lorsque la glande est ainsi réduite ^ une seule crypte, sa cavité s'ouvre généralement au dehors par un simple orifice, pour laisser échapper son contenu, qui, par la situation même de l'organe, se trouve dans le lieu où cette matière doit produire son effet. C'est ainsi qu'il existe k la surface extérieure de la peau de Y Homme, et entre autres au haut du nez, une foule de petites cryptes dits Sébacées, en forme de granulations blanchâtres , ressemblant k des grains de semoule , et produisant une humeur huileuse, qui graisse plus ou moins la peau, à laquelle elle donne de la souplesse, en même temps que ces petits organes séparent du sang cette matière vraiment excrémentitielle. ^

D'autres cryptes forment également dans les téguments, mais plus profondément, de petites poches où se produit la Sueur, matière qu'un petit canal spécial k chacun de ces follicules conduit au dehors, où il la déverse comme excrément. Ce liquide aqueux , s'accumulant autour de cet orifice , y forme d'abord de petites gouttelettes qui , en se réunissant, finissent par couler en abondance, lorsque la se-

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crétion y est activée par rafflnence du sang à la peau ; eflét produit par la chaleur, et souvent aussi par d'autres causes.

Ces glandes sudorifiques constituent un des principaux ëmonctoires où le sang se purifie des matières les plus acres qu'il contient.

Dans l'intérieur de plusieurs cavités, où les téguments qui s'y prolongent deviennent très-mollasses , et spécialement dans tout le canal alimentaire , il existe une foule de cryptes analogues mais produisant une matière muqueuse^ qui donne à la fois son nom k ces petites glandes et aux membranes qui les contiennent ; et que cette matière sert k humecter, ou, comme on dit, k lubrifier , afin de les rendre plus glissantes 9 pour faciliter leurs fonctions , ainsi que cela a lien pour les fosses nasales, la cavité de la bouche , celle des poumons, de la poitrine, de l'abdomen, etc., etc.

Lorsque la matière sécrétée doit se trouver en grande abondance dans un lieu restreint, ces cryptes ou glandes simples sont liées en formant , k l'instar des salivaires , du pancréas et du foie; dont il a déjk été parlé, des masses souvent considérables, en même temps que leurs canaux excréteurs s'embranchent, comme dans ces derniers, les uns dans les autres, pour ne former, k la fin, qu'un seul tronc commun, versant l'humeur sécrétée dans la cavité qui lui est DESTINÉE. Ce sont ces masses qu'on nomme alors Glandes eompoiées ou conglomérées.

Telles sont, outre les Glandes salivaires, le Pancréas et le Foie , encore les Glandes lacrymales , petites masses situées dans la cavité de l'orbite de l'œil obliquement au-dessus de ce dernier.

Dans les Reins , émonctoire très-actif , le sang se débarrasse d'un autre genre de substances nuisibles, constituant VVrine.

Ces organes sécrétoires, au lieu d'être formés d'éléments granulés , comme la plupart des glandes ordinaires , se composent au contraire de cryptes tubulées , placées k côté les I. ai

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tanes tféS mVtefA , eii formant la couche superflcielle des reins ; orgâfaes dont lé centre est occupé par les canaux excréteurs; ce qui prouve que la forme des glandes simples n'est qu'un objôl accessoire \ tous ces canaux se réunissent à la fin , en un seul , pour chaque rein , qui conduit Turine dans la Vessie , placée dans la partie antérieure du fond du bassin ; poche metnbraneuse , formée de petits faisceaux muscnleox croisés en plusieurs sens , et de façon à resserrer considérablement cette poche par leurs contractions pour en chasser l'urine qu'elle contient, lorsque sa trop grande plénitude devient gédante , expulsion qui du resté n'a lieu que par la volonté dfe rindividu. La structure que présente à ce sujet la vessie et ses cûnaux afférents et efférehts , est également

FORT REMAROtABLE POUR METTRE CET ORGANE LE MIEUX E5 ÉTAT DE REMPilR CONVENABLEMENT SA PONCTION. ^

Les reins sécrétant constamment de l'urine en fort grande quantité, cette humeur arrive sans interruption \k la vessie, qui lui sert d'entrepôt ; et pour qu'elle ne s'en échappe pas cotitinuellement , son canal excréteur, par fe(}uel ce liquide doit finalement s'écouler an dehors, est entouré d'un anneau musculeux qui le resserre dans l'état ordinaire, afin d'empécher cet écoulement jusqu'à ce que l'individu le permette, en lui livrant volontairement passage , lorsqu'il s'y sent engagé par la gène que cause la plénitude dé la vessie. Pendant que celle-ci s emplit, l'urine ne pouvant s'échapper au dehdrs , serait disposée h refluer vers les reins , surtout lorsque la vessie commence à en être gorgée. Pour empêcher ce retour, il eftt suffi , 9 est vrai , de placer à l'entrée des canaux afiérents ou Uretères , des valvules ou soupapes qui s'y opposassent; mais variant les moyens , il y put employé

UN AÛTltE Moyen d'occlusion de ces orifices , bit PAISATf j^IMPLEMENT PÉNÉTRER CES UKETÈRES DANS LA VESSfE , BN PERÇAl^lr tRÈS-OBLIQUÊMENT SES i»AllÔIS.

Oftk conçoit que , par cette disposition , l'urine peut facilement pénétrer dans la vessie, tant que celle*ci n'est pas

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distendue par la lûfuida , $l qu'il peut eocore y arriver, quoique difiicileipent lorsqu'elle est plqioe; mais le mouvement rétrograde est à peu près impossible : la lèvre de Tonfice faisant les fquetiQU^ de valvule, s'appliquant contre la paroi opposée, avep d'î^utant pluâ de force que la contraction de la vessie est plus grande pour chasser cette humeur. Un autre émopetoire de $ang> le plus important de tous , est celui de l'appareil de la Respiration, où non-seulement le chyle est dé^nitiven^eut converti en sai^g^ mais où le sang veineux, devenu incs^pable de «ervir à la nutrition du corps, se purge surtout d^ diverses substances nuisibles que les vaisseaux lympbaUqui^â y oi^t vergées; effet qui a lieu par la combinai^P de ces m^mes substances avec l'oxygène de l'air, ou bien avec celui dissous dans l'eau ; d'où naissent deux graud^ modes de respiration, YAérm et Y Aquatique^ lesquels varient eocore considérablement sous le rapport de la forme et de la disposition des parties qui constituent l'ap^ pareil où cet effet est produit; modes qui fournissent divers caractères distinctifs des grandes divisions du Bègne animal. En thèse générale , la respiration est toujours un acte au moyen duquel le sang se trouve mis en communication avec l'oxygène avec lequel il se combine en tout ou en partie, soit en Tabsorbant , soit en lui abandoppant quelques-uns de ses composants , et prineipalement le Ce^rbone , dont le sang veineux est surchargé; substance qui , par sa combinaison avec l'oxygène, forme de l'acide carbonique et s'en échappe sous cette forme ; en même temps que , par cet effet chipûque , il se produit plus ou moins de chaleur , absolument comme dans la combustion du ch^rtion dans nos foyers. Mais du reste , il suffît que cet effet soit produit , que ce soit d'ailleurs par le moyen de l'oxygène contenu dans Fair, ou par celui que l'eau tient en dissolution.

Les Mammifères kHKm été destinés k vivre , Ia plupart sim LA terre , ET TOUS i RESPIRER l'air , Icur appareil respiratoire a k GKT EFFET ÉTÉ CONFORMÉ ET DISPOSÉ pqpir rO*

cevoir facilement le gaz atmosphérique. Or rien ne parait , au premier aperçu , plus propre pour cela que toute la surface du corps, naturellement exposée au contact de Tair;

MAIS UNE CIRCONSTANCE MAJEURE L* EXCLUT, COmmO ne pOU-

vant pas remplir ici cette fonction. En effet , la combinaison du sang avec V oxygène ne peut s'effectuer qu*à travers des parois extrémment minces ; conditions que les téguments des grands animaux ne présentent pas ; et Tobservation montre en outre que la respiration ne peut s'exercer que par des organes constamment humectés ; autre caractère que la surface générale du corps ne présente également pas. De ces deux conditions résultait la nécessité de localiser la fonction DE LA respiration dcs grauds animaux aériens dans un appareil SPÉCIAL PLACÉ DANS L'INTÉRIEUR DU CORPS , ET d't

AMENER l'air , soit par aspiration , soit par injection ; moyens qui ont en effet été Tun et l'autre employés : le premier, chez les Mammifères, les Oiseaux et la plupart des Reptiles; et le second, chez les Batraciens Anoures et les Ghéloniens. Or rien n'était plus propre k cet usage que la cage osseuse formée par le thorax des Mammifères, qui, offrant des parois très-résistantes , pouvait parfaitement servir à faire ainsi les fonctions d'un corps de soufflet. Il a suffi pour cela de remplir les intervalles de tous les os qui constituent cette cage par des parties musculeuses , qui , tout en servant au mouvement de ces derniers, sont elles-mêmes assez consistantes pour résister k la pression que Tair exerce sur elles, lorque le vide est formé dans cette cavité; but

DANS lequel le THORAX A PLUS SPÉCIALEMENT ÉTÉ FORMÉ , TOUT EN SERVANT AUSSI , GOMME NOUS l'AVONS VU AILLEURS , k CONTRIBUER PUISSAMMENT À L'ÉQUILIBRE DANS LA STATION , AINSI qu'aux mouvements LOCOMOTEURS, ET À PROTÉGER LES VISCÈRES CONTRE LES CORPS EXTÉRIEURS.

Cette cage, par elle-même ouverte k ses deux extrémités, est fermée en ayant , pour l'effet qu'elle doit produire dans la respiration , par diverses parties molles qui y pénètrent,

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