‹ Théologie de la natureChapitre 93 sur 119 · CHAPITRE ni. SOI · texte numérisé non relu

CHAPITRE ni. SOI

plas légères , on assura en même temps mieux encore l'équilibre pendant le yoI : le centre de gravité se trouvant porté par Ik plus vers le bas dans la région ventrale du tronc.

Or comme Tacte de la respiration consiste essentiellement dans la mise en contact «du sang et de Foiygène agissant Tun sur Tautre k travers des membranes plus ou moins minces , on conçoit que cet effet peut non-seulement être produit dans le Poumon , organe spécialement destiné k cette fonction , mais aussi partout ailleurs où ces conditions se trouvent remplies, et même quoique très-faiblement, k travers les téguments généraux du corps.

Cet effet d'une respiration supplémentaire doit, comme on le pense bien, être d'autant plus énergique que les organes qui en sont le siège se trouvent le mieux placés dans les mêmes conditions que les poumons ; c'est-k-dire qu'ils doivent présenter des vaisseaux superficiels sanguins , disposés de façon que le sang qui s'y trouve contenu ne soit séparé de l'air ambiant que par les membranes très-minces qui constituent ces canaux. Or cette condition pouvant se trouver dans toutes les parties du corps où l'air peut pénétrer, la sagesse DIVINE l'a établie DANS DE NOMBREUX ENDROITS, OÙ IL A ÉTÉ POSSIBLE DE FAIRE ARRIVER L'aIR INSPIRÉ GOMME iL l'ordinaire, par le nez et la BOUCHE. MaIS pour GELA IL A FALLU AUSSI MODIFIER LE POUMON LUI-MÊME , qui rCSte tOU-

jours l'organe essentiel de cette grande fonction.

Si les poumons formaient, comme chez les Mammifères, un sac ouvert seulement par la trachée-artère, il aurait fallu, pour conduir^ l'air ailleurs, établir aussi d'autres voies de communication de ces parties avec l'extérieur ; ce qui eût inutilement compliqué Tolganisme; il était, au^x^on traire, plus simple et plus rationnel de faire passer l'air par le poumon même, pourie conduire dans les diverses annexes de cet organe; et c'est en effet .ce qui a lieu chez les Oiseaux seuls. On conçoit toutefois que par gela même que le sag

PULMONAIRE EST PERFORÉ POUR LAISSER PASSER l'aIR À TBA-

aOS TBIOLOOIB m LA NATURK.

VIR8 , IL EtT ÉTÉ PHtSlQUEMEKT iMMAftlBLE B*Y PAIHB L«

VIDE, pour y attirer Tair, tant qtt'il mrt resté soub la Fomift DE SAO LIBRE, simplement renrermé dans la cavité thoraeique, où Tair s'engageant entre le sac et les parois de la poitrine n'eût pas permis au poumon de se gonfler pendant Tinspiration : circonstance qui établit une nouvelle difHcollé qu'il a fallu vaincre; et c est ce que le Créateur à paît bsi Honi-

FIANT simplement UN PEU CET ORGANE GltËZ LES OISEAUX 8BL1.S.

Ce changement a consisté k faire adhérer le poumon par toute sa surface supérieure aux vertèbres, aux côtes vertébrales et aux muscles intercostaux correspondants , en laissant sa face inférieure libre dans la cavité pectorale, à distance du sternum ; et h cribler partout la surface de cet or^ gane de petits trous formant les terminaisons d'un certain nombre de rameaux bronchiques, par lesquels l'air qui pénètre par la trachée-artère dans le poumon s'en échappe pour se répandre partout où il trouve de la place. Qoant h l'intérieur de cet organe, il a subi d'assex notables changements, GOMME conséquence DE CE NOUVEAU MODE DE RESPI- RATION.

Les principaux troncs bronchiques perdent leurs arceaux cartilagineux après avoir pénétré peu avant dans le parenchyme des poumons; et devenus ainsi entièrement membreux, leurs rameaux , qui continuent k se subdiviser dn reste comme chez les Mammifères, communiquent latéralement les uns avec les autres, de manière k se résoudre k la fin en un tissu semblable k celui d'une éponge, dont les cavités forment des canaux ramifiés , et dont les filaments , anastomosés de mille façons , ne sont que les dernières subdivisions des vaisseaux pulmonaires liées encore par quelques brides membraneuses. L'air traversant ce tissa spongieux sort par les orifices dont la surface dn poumon est criblée, en remplit tous les intervalles des autres organes eirconvoisins de la région supérieure du corps; lesqvds forment ainsi plusieurs poches remplies de gaz atmosphé-

etiAPlTiiB m. S03

riqiie, qui agit Mf le sang contetiU dans les vaissêftui superficiels de ces orgAnes , absollimeat comme il agit dans le poumon même.

On a compté un certain noml)re dé ces poches , dent 1)1 principale est la cavité viscérale même \ mais elles sont l'éel'^ lement innombrables. L'air ainsi eitravasé remplit non-setilement les cavités ménagées entre les orgaties contenus dans le thorax » Tàbdomen et le bassin , mais il pénètre même dans les intervalles laissés entre les nombreui cheRs des nascles de la région supérieure du corps , et parvient par Ik ju8qu*h la tête et même dafls Tititérieur de toiUs les os dé lu i^rde supérieure du corps ; dont il remt>Iit le tissu cellulaire, ainsi que les grandes cavités des os longs des aileS, qui, h cet effet, sont dépourvus de moelle ; tandis que dâtis la partie inférieure du corps, et spécialement dans les menibirés poetérieurs, ces cavités n'eiiitent |)as, les os étant , eommë ehea les Mammifères, remplis de moelle.

Par Teffet de ce grand volume A'^it renfermé dans lé eorp^ des oiseaux et qui s'y renouvelle par les contractions et les dilatations alternatives que les cavités qui le cotitieniietlt éprouvent par les mouvements des organes circonvoisiMs ; air qui sort et entre par les pores constamment ouverts des poufliona « la respiration du aang peut atoir liett àveb plus on moins d'énergie, sur un bien plus grand espace que ehéfe les Mammifères ; en même temps que ces poches aérienbes riendant la partie eupérieUre du éorps spécifiquement pUls légère cfue rinfërieure , «ontribaent beaucoup h mainténilr rëquilibre de Toisean dans le vol : segOikd BtT otJE t'iNTBLLr-

éBlICE SUPRÊME A ATtBINf FÀH LÀ.

Certains Physiologistee ont mémeipekiséque ces cavités aérîennesdes Oiseaux avaient pour raison derèndre oés animauk spécifiquement pies légers dans Tair, afin de faciliter le vol, en les* transformant en une espèce de ballon aérostatique vivant; mais e'est bien chercher le merveilleux là où il n'y eb a pas; car le mdiadre ëianpn de la question fait voir que le

gaz contenu dans ces poches n'est autre chose que de Tair almosphérique , mêlé même d'acide carbonique, et par Ik spécifiquement plus lourd que Tair extérieur; et si la température plus élevée k laquelle ce gaz se trouve le rend (dus léger, celui-ci doit, par sa petite quantité, avoir un si faible effet sur le poids spécifique de Toiseau , que réellement on ne saurait en tenir compte.

On conçoit, par cette disposition de Tappareil respiratoire des Oiseaux , que si le thorax est dilaté principalement par rabaissement du sternum dft au mouvement des cAtes, Tair doit pénétrer dans le poumon et le traverser pour remplir les poches aériennes annexes de cet organe, et en être expulsé par la contraction; effet auquel contribuent en outre des expansions musculeuses qui entourent les gros troncs bronchiques, et en outre une lame musculeose qui revêt la lame inférieure de la poche renfermant le poumon; lame du reste très-faible, peu apparente chez les petits oiseaux , mais qui , selon Cuvier , se trouve chez Y Autruche.

Dans la Classe des Reptiles , l'appareil de la grande fonction de la Nutriiion éprouve encore d'autres modiflcations

GOMME conséquence DES CONDITIONS SPÉCIALES DANS LES* QUELLES CES ANIMAUX ONT ÉTÉ PLACÉS , TANT PAR LA DÉGRA- DATION QUE LEUR ORGANISME SUBIT QUE PAR LE GENRE DE VIE ASSIGNÉ AUX DIVERSES ESPÈCES SELON LEURS TYPES.

Les Sauriens étant des animaux terrestres et d'ordinaire quadrupèdes comme les Mammifères, ont aussi à peu près le même Appareil digestif; des mâchoires garnies de dents, mais plus simples que chez ces derniers , étant partout plus ou moins coniques comme les canines dont elles ont aussi la fonction, ne servant le plus souvent qu'à saisir et à déchirer la proie. Mais outre ces dents maxillaires, plusieurs genres de Sauriens en ont encore d'autres implantées au palais et plus ou moins arquées en arrière pour servir plus particulièrement îi la déglutition. Ces mêmes dents palatines se retrouvent ensuite, pour le même usage, chez les Serpents et même

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