‹ Théologie de la religion naturelleChapitre 13 sur 51 · DE SOURCES PURES · texte numérisé non relu

DE SOURCES PURES

MAÏS, LORS MÊi>IE QlTELLE EST FAILLIBLE,

ELLE EST D'UN SECOURS INÉVITABLE

ET TRÈS SOUVENT HEUREUX

DANS LES CAS OU L'INFAILLIBILITÉ

SERAIT D'AILLEURS SUPERFLUE

La critique de nos divers moyens de connaître nous a montré Texistence de deux espèces de voies logiques différentes, dans Tune ou dans l'autre desquelles il faut s'engager quand on commence Tétude d'une science.

, La première de ces deux voies est unique, droite et lumineuse; cette voie étant longue et comme nettement dessinée de droite et de gauche, paraît étroite, et il faut reconnaître qu elle ne conduit qu'à un nombre très-restreint de vérités ; mais le peu qu'elle permet d'atteindre est certain. Cette voie ne convient qu'aux sciences exactes.

La seconde voie, qui rejoint parfois la première, est moins une véritable route qu'un réseau inextricable de passages tortueux, ténébreux et jonchés de précipices plus ou moins cachés qui se trouvent entre les parties du chemin où la marche est sûre. Cette voie paraît large pour cela, et quoiqu'elle conduise à de nombreuses vérités, elle fait souvent craindre Terreur à laquelle elle aboutit quelquefois.

Les sciences et les affaires physiques et sociales

sont aujourd'hui forcées de s'aventurer sur cette

seconde voie. La théologie de la religion naturelle

ne suit que la première.

POCTRINE,

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