‹ Théologie de la religion naturelleChapitre 35 sur 51 · IMMORTELLE · texte numérisé non relu

IMMORTELLE

98 TUÉOLOGIB NATURELLE.

Si l^essence de notre esprit est telle que nous ne puissions avoir conscience de nous-mêmes et jouir xle toutes nos facultés que par l'union de notre esprit avec un organisme corporel , notre esprit, dans ce cas, sera, au moment de la mort; réuni à un nouveau corps incorruptible. Sinon, c'est à l'état de simple esprit que nous vivrons immortellement, à moins que notre corps actuel ne possédât une partie incorruptible, quintescence matérielle^ inappréciable à nos sens quand elle est isolée du corps, et à laquelle il se pourrait que notre esprit fût essentiellement . uni. La mort ne serait alors que la séparation de l'esprit uni à la partie incorruptible, d'avec cette autre partie si hideuse à voir, et presque

méconnaissable, quand a disparu ce quelque chose de physique qui l'animait.

Quoi qu41 en soit, notre âme est immortelle et il est impossible que Dieu nous ait donné la faculté de la liberté morale pour nous placer indifféremment dans un état qui nous permît de nous préparer un avenir heureux ou malhpureux, et dans tous les cas incessant. Il est nécessaire, au contraire, que Dieu, la sainteté

même, se soit proposé pour but de nous 'faire acquérir librement un mérite qui nous assurât une heureuse immortalité. Et il est évident que c'est contre les desseins de Dieu qu'un être moralement libre se prépare un avenir opposé. D^où le

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