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daiie par des exemples, lorstpae cous dkâftHis qa^îl j a trais personnes dans nne seule natme divine, nous êmvnMm*^ deux idées qui nons sont bien ccHumes, Inen que nous ne saLslssâons pas la manièi^ demi les trois personnes dislîncles subsistent dans une seule nature très-sîm[de ; de mône aosâ quand nous disons qa^en Jésus-Christ subsistent deux natures dans une seule persffline divine, nous wionpQns paieîllenient deux t^riDes qui nous siHit oonnus, lûen que nous ne comprenions pas la raison pour laquelle di^xx nature subsistent daiKs une seule personne; done^ <m peut, à fortiori, ea dire autant des autres mystères. ^Nons en retirons ausâ. un très-sxand a%^antage, puisque ces mystères nous dônnpnt de Dkh une idée
bien plus lumineuse , et qu'ils constituent la base et le fondement inébranlable des vertus morales et des devoirs , et qu'ils excitent les liommes à atteindre un plus haut degré de perfection, comme nous le dirons plus bas.
Quant à la confirmation de cet argument : Ce serait comme 'parler une langue inconnue, N. En effet, les exemples que nou^ avons rapportés plus haut ruinent cette vaine assertion; certes, lorsque nous disons que le Fils de Dieu a pris la nature humaine pour sauver le genre humain, et qu'il s'est offert comme une victime pour expier les péchés des hommes, nou^ ne parlons pas la langue chinoise ou la langue malabare , dont nous ne percevons qu'un vain son, comme le prétendent leg déistes.
Quant à la seconde preuve : Les mystères, à cause de leur obscurité 7iatur elle, etc., D. Relativement à ceux qui rejettent toute autorité légitime ou qui ne lui obéissent pas, C. Pour ceux qui vénèrent, comme il convient de le faire, une pareille autorité, N. La nature. des mystères n'est donc pas la source des controverses de ce genre; elles découlent plutôt du manque de la soumission due à l'autorité que Dieu a établie. L'abus de l'esprit a produit et produit encore des questions de ce genre non-seulement sur les mystères , mais il en a même produit sur chacun des articles de la religion. A la confirmation de cet argument : V expérience prouve, etc. . ., iV. Ce ne sont ici que les déclamations et les calomnies des déistes. Que si l'Eglise catholique a toujours été attentive à garder fidèlement le dépôt des vérités divines que Dieu lui a confié , elle s'est acquittée de son devoir; s'il n'en avait pas été ainsi, la religion chrétienne serait renversée de fond en comble. Quant à ce qu'ils ajoutent, par rapport aux formules des paroles vides de sens, la réponse que nous avons faite à leur deuxième objection le met assez à néant.
Rép. 3. Z). Pour ce qui est faux, et que par conséquent il faut rejeter, C. Pour ce qui est vrai, et qu'il faut admettre, iV. Lolie, en effet, n'a établi un tel principe que pour renverser les mystères de la religion chrétienne ; il faut par conséquent le rejeter complètement; car, pour donner son assentiment à une proposition quelconque, il n'est pas nécessaire d'en saisir, dans toute leur étendue, les termes et leur relation; il suffit d'en avoir une notion quelconque, fut-elle obscure et incomplète; autrement il faudrait rejeter tous les mystères métaphysiques
et mathématiques, de même que ceux de la nature, et le nombre en est grand , comme le prouve Feller, entre tous les autres (1); le coryphée des déistes, Voltaire, Hume, Diderot et les autres ne les nient pas (2) . Mais qui le supporterait? On ne pourrait jamais amener un aveugle de naissance à croire les phénomènes que les autres hommes attestent de la lumière, et les ignorants devraient repousser comme absurdes les théorèmes de géométrie dont ils ne possèdent pas les démonstrations. Voilà où conduit le principe de Loke, prôné par les déistes (3).
n. Obj, 1. L'homme doué de raison ne doit admettre que ce dont la raison et l'évidence lui démontrent la vérité. C'est pourquoi Dieu a donné à l'homme l'intelligence pour comprendre, et pour lui servir comme d'un guide et de maître, surtout dans l'affaire du salut, qui, de toutes les choses, est la plus importante. C'est pourquoi, 2. comme la religion essentielle doit être commune à tous les hommes, de même elle doit être évidente pour tous ; de manière que chacun , même l'ignorant, en ait l'intelligence; ce n'est pas la force, mais bien la persuasion, qui fait que les hommes croient; ils croient lorsque l'évidence et la clarté des choses les y poussent; mais telle ne peut pas être la religion, qui leur propose des mystères à croire. 3. Assurément, dit J.-J. Rousseau (4), notre Dieu n'est pas un Dieu de ténèbres, mais un Dieu de lumière, et il ne nous a pas donné un intellect pour ne rien comprendre, ni une raison pour la combattre. Ces choses trouvent un appui plus puissant encore dans les remarques de Bayle, qui observe dans plusieurs endroits, 4. que, par là même que les mystères sont au-dessus de la raison , par là aussi ils sont contraires à la raison, puisqu'ils ne lui sont pas conformes; il le prouve par l'exemple d'une tour vue de loin; celle-ci, bien que carrée, en raison de la distance, paraît ronde; de là vient que je suis obligé de croire celui qui m'afïirme qu'elle est carrée, bien que mes yeux m'attestent qu'elle est ronde. De là vient 5. que l'on ne parle d'aucune religion fausse révélée qui n'ait ses mystères; comme celle des Chinois et des Japonais, etc. . . ; et c'est afin de
(1) Catéchisme philos., suite du liv. IV, c. 5, art. 1, des Mystères en général, § 418 et suiv.
(2) Passage cité.
(3) Voy. Bergier, Dict. de théologie , art. Mystères.
(4) Emile, tom. III, p. 129, 139, 140 et suiv.
Il TRAITE DE LA VRAIE RELIGION. CHAP. î,
dominer plus facilement les esprits ignorants. 6. Gibbon (1), en outre , en conclut parfaitement que Fart de fonder une religion consista toujours à présenter des mystères à croire qui fussent au-dessus de Fintelligence , et de prescrire des rites auxquels on ne peut assigner aucune raison d'être. 7. Ce qui est pourtant contre l'avertissement de FApôtre (2) : Que votre obéissance soit raisonnable. Donc :
Rép. \. D. L'homme ne doit rien admettre que ce que la vérité et l'évidence lui démontrent être la vérité, l'évidence intrinsèque ou extrinsèque, C. L'évidence intrinsèque seule, N. Autrement il faudrait, comme nous l'avons dit, rejeter toutes les vérités dont la raison n'atteint pas évidemment la nature intrinsèque , ce qui est absurde , et nos adversaires eux-mêmes ne l'admettent pas. Qaant à la preuve : C'est iwurquoi Dieu a donné la faculté de comprendre, etc., D. De comprendre les choses qui ne dépassent pas les bornes qui lui sont tracées, 0. celles qui les dépassent, iV. Le devoir de la raison, pour ces choses là, consiste à examiner les preuves sur lesquelles s'appuie l'autorité qui propose des vérités de ce genre , ou à apprécier avec soin les motifs de crédibilité qu'emporte avec elle une affaire qui, de toutes, est la plus importante, telle qu'est la religion.
Rép. 2. jD. La religion évidente pour tous d'une évidence extrinsèque, C. d'une évidence intrinsèque, "N. Il suffit, pour cela, de se rappeler ce qui a été dit plus haut. A la confirmation de cet argument : Car ce rîest pas parce que les hommes en reçoivent l'ordre, etc., D. c'est-à-dire après avoir mûrement et sérieusement examiné les motifs de crédibilité , C. c'est-àdire après avoir posé la nature intime des mystères, chose à laquelle les hommes ne sauraient atteindre, N. Notre réponse est claire , d'après ce qui précède ; ce qui fait que l'on nie la conséquence, à savoir, que toute religion qui propose des mystères ne saurait être essentielle à l'homme.
Rép. 3. D. En soi, C. relativement à nous, N. la perspicacité de notre esprit est en quelque sorte éblouie par la trop grande lumière, absolument comme le sont nos yeux corporels- lorsque nous contemplons les rayons du soleil en face. A la confirmation. Une nous a pas doués d'intelligence, etc.,
(1) Gibbon, Histoire de la décadence de l'empire romain, in-8, LondreSr 1823, c. 16 et suiv.
(2) Rom., XII, 1.
jD. pour les choses qui sont à la portée de notre intellect, C. pour les choses que notre intellect ne saurait atteindre , vu sa faiblesse, N. Que Ton se rappelle ici ce que nous avons dit des mystères de la nature, et sur la raison d'agir de l'aveuglené. Je nie, en outre, que la croyance que nous avons des mystères répugne à la raison que Dieu nous a donnée. La raison ne voit donc ni ne peut rien voir qui répugne dans les jnystères. La répugnance consiste, en effet, dans la claire opposition de deux idées; mais les mystères n'offrent rien de semblable (1).
JRép. i. iV. Cela est au-dessus de la raison, dont nous ne pouvons pas saisir la vérité intime. Cela, au contraire, est opposé à la raison , qui est ouvertement contraire aux principes de l'évidence. Mais Bayle n'a jamais pu prouver, par ses paralogismes, que les mystères fussent opposés aux principes de l'évidence (2). C'est ce qui fait que je réponds au 1. conf. : Puisqu'ils ne sont pas conformes à la raison, etc., Z). Positivement, comme y ayant une opposition positive entre la raison, et les mystères, iV. Négativement^ parce qu'il y a seulement un manque de conformité entre la raison et les mystères , qui sont d'un ordre supérieur; ou parce qu'on ne connaît pas la conformité des mystères avec la raison , C. Car il faut ne distinguer et retenir soigneusement les trois choses suivantes , à savoir : 1° Il est, relativement à nous, certaines choses qui sont en rapport avec la raison ; 2° il en est d'autres qui lui sont opposées; 3° il en est d'autres enfin qui ne sont pas en rapport avec la raison , et qui ne lui répugnent pas non plus , parce qu'elles sont au-dessus d'elle, qu'elles sont d'un ordre plus parfait, et que la raison ne peut les atteindre, à cause des bornes dans lesquelles elle est circonscrite. Bayle lui-même a établi comme un principe la différence immense qu'il y a entre saisir la possibilité d'un objet quelconque, et saisir son impossibilité. Le premier de ces modes de compréhension est négatif, et c'est à
(1) Voy. Saiiit Thomas , liv. cont. les gentils , c. 7, oii il démontre invinciblement que les mystères ne sont point en opposition avec la raison humaine, bien qu'ils la surpassent, puisque c'est le même Dieu qui est auteur de la révélation et de la raison, d'où il conclut « que tous les arguments dont on se sert contre la religion ne procèdent point des premiers principes de la nature, connus par eux-mêmes, ce qui fait qu'ils n'ont aucune valeur démonstrative et qu'ils ne sont que probables ou sophistiques, et que par conséquent on peut les réfuter.
(2) Dict. art. Spiuosa.
lui que se rapportent les mystères; le second est positif; or^ ni Bayle ni ses partisans ne parviendront à prouver qu'il en est ainsi des mystères. Quant au 2" conf. déduit de la similitude d'une tour vue de loin, nous nions qu'il y ait parité, puisque les sens ne représentent l'objet tel qu'il est qu'autant qu'ils s'exercent dans leur sphère; autrement, ils représentent l'objet autrement qu'il est réellement, ce que l'on ne peut pas dire de la raison, quand nous en faisons un légitime usage. Car, bien qu'une tour carrée, vue de loin, apparaisse ronde, d'après les règles de l'optique, les sens pourtant n'attestent rien d'une manière précise quant à sa rotondité ou toute autre ligure, puisqu'en raison de la distance il ne leur est pas possible de distinguer les angles et les sinuosités. Celui, par conséquent, qui ajoute foi au témoignage de celui qui lui atteste d'une tour qu'elle est carrée, lorsqu'il n'en est pas sûr et qu'il ne peut rien affirmer , car il la voit de loin , ou connaît les lois de l'optique, ou ne les connaît pas. S'il les connaît, ceci ne doit pas lui répugner; s'il ne les connaît pas, il n'a qu'à avouer son ignorance et à la mettre de côté , dès que celui qui l'a vue de plus près lui atteste qu'elle est carrée, puisqu'il ne peut pas connaître par lui-même, d'une manière exacte, si véritablement la tour est ronde ou carrée. C'est là la raison qui doit guider chacun dans sa croyance aux mystères; bien qu'il ne voie pas comment ils sont conformes à la raison, il doit cependant, sur le témoignage de Dieu, qui en atteste l'existence, être persuadé qu'il n'y a aucune opposition entre la raison et les mystères , et admettre que véritablement iL existent.
Rép. 5. i). Que toute religion, quelle qu'elle soit, ait eu des mystères forgés selon les caprices de l'esprit^ des mystères qui n'ont aucun rapport avec la science morale, des mystères dénués de fondement, C. des mystères tels que ceux que la religion chrétienne enseigne, N. Il suffit de se rapeler ici ce qu'on nous dit précédemment de l'utiUté des mystères (1).
Rép. 6 . Z). Pour ceux qui forgèrent des religions sans mission divine aucune et de leur autorité privée, Tr. Quant à ceux qui prêchaient la vraie religion , N. Mais c'est ici le lieu de remarquer combien est perverse la raison qui fait agir, et dont se servent les incrédules pour exciter l'envie contre notre rehgion sainte , et pour faire illusion à ceux qui ne se tiennent
(1) Consultez Bergier, Dict. théol., art. Mystères.
pas sur leurs gardes , ils comparent la vraie religion aux religions fausses, et l'imitant, ils feignent des révélations et ils les jettent à la face des ignorants { étant obligés , pour qu'on les croie, de se couvrir de mensonges qui ont l'extérieur de la vérité); si cependant vous les examinez, vous les scrutez attentivement, vous en saisissez bientôt la malice et vous voyez que ce n'est qu'un vain simulacre de la vérité. Or, les inventions humaines et les fables de la superstition n'ont rien de commun avec le système de la vraie religion , qui est compacte en tout point, où tout est si bien enchaîné et si bien en rapport qu'il en résulte une unité parfaite qui fait l'admiration même de ses ennemis. Le mystère de la sainte Trinité est assurément le fondement du mystère de l'Incarnation divine, qui , à son tour^ suppose le mystère du péché originel et sa propagation dans toute la descendance d'Adam ; tout ceci fait briller l'excellence de la nature divine de ses attributs, de sa toute -puissance, de sa sagesse, de sa bonté, de sa miséricorde, de sa justice, comme aussi nous découvre la faiblesse de la nature humaine. n est clair, d'après cela, qu'il y a une grande différence entre traiter les mystères d'une manière abstraite, comme le font d'ordinaire les déistes , et les considérer d'une manière concrète, telle que la religion les propose.
Rép. 7. D. C'est-à-dire après avoir pesé les motifs de crédibilité qui portent l'homme à donner son assentiment , C. c'està-dire après avoir examiné attentivement la nature intime des mystères, comme nous l'avons déjà dit, N. si toutefois l'Apôtre ne parle pas plutôt ici de la mortification modérée du corps que de la soumission que la foi doit avoir. Mais les déistes s'inquiètent peu de posséder le vrai sens des Ecritures.