‹ Théologie dogmatique (volume 2)Chapitre 50 sur 74 · DE LA VOLONTÉ DE DIEU · texte numérisé non relu

DE LA VOLONTÉ DE DIEU

Pour ne pas nous laisser entraîner à des longueurs inutiles, nous passerons ici sous silence la plupart des questions que les scholastiques sont dans l'usage de traiter dans l'un et l'autre camp, lorsqu'il parlent de la volonté de Dieu; et nous en agirons ainsi , parce que ces questions nous paraissent moins importantes. En attendant, nous allons succinctement exposer ici ce qu'il faut pour saisir les questions que nous allons traiter.

La volonté se définit : la faculté de désirer le bien et de détester le mal connu par l'intelligence. La volonté ne diffère réellement pas de l'essence en Dieu, elle n'en est que virtuellement distincte, et par conséquent elle est une, infiniment simple, immuable et très-parfaite.

La volonté divine est multiple ou produit virtuellement plusieurs volontés distinctes, objectivement et par rapport à l'objet voulu, comme on dit, selon les diverses manières dont elle tend vers cet objet.

Et 1 . la volonté de Dieu se distingue en volonté, beneph" citi, de bon plaisir, et en volonté de signe, signi; la première est la volonté proprement dite, dit saint Thomas (p. 1, q. 19, art. 2); c'est là véritablement et proprement la volonté de Dieu. La seconde n'est que le signe de la volonté, et ce n'est que métaphoriquement et improprement qu'on l'appelle volonté. Mais le signe, pour être vrai et ne pas être faux, suppose toujours une volonté véritable dans celui qui la manifeste par un signe (ibid.). C'est pour cela que le testament et la volonté

Page 1