CHAPITRE II
L'exil prolongé dans lequel gémissent certains Juifs , l'avènement du Messie qui se fait toujours attendre, ont fini par les ennuyer et les jeter dans le désespoir; ce qui fait que, d'après eux, les prophètes n'ont pas assigné d'époque déterminée et spéciale à laquelle il doit venir. D'autres, tout en admettant que l'époque de cet avènement ait été déterminée, prétendent que les péchés et les démérites des Hébreux, qui se prolongent encore, l'ont retardé. Il en est d'autres qui prétendent enfin que, non-seulement l'époque de l'avènement du Messie fut fixée conditionnellement, mais qu'elle le fut absolument; mais ils prétendent que cette époque n'est pas encore venue. Il nous incombe donc, ce que nous ferons en marchant sur les pas de l'illustre J. Bernard Derossi(l), de réfuter, dans
(1) Vaine attente des Hébreux , Parme , 1773.
les propositions suivantes, tous ces vains subterfuges, et de démontrer, d'après le ministère ou les charges dont devait s'acquitter le Messie, selon les prophètes, qu'il est déjà venu depuis longtemps et qu'il ne faut plus l'attendre.
PREMIÈRE PROPOSITION
L'époque de l'avènement du Messie, d'après les Ecritures, est certaine et déterminée.
Cette proposition est dirigée contre le paraphraste chaldéen R. Joseph Aben-Jachia, Maimonides et un petit nombre d'autres, qui prétendent que l'on ne peut rien établir de certain sur le temps de l'avènement futur du Messie, que même il est dangereux d'en rechercher l'époque, et que Dieu n'a rien révélé nulle part sur cette même époque (1).
Que cette assertion soit fausse , c'est ce que prouvent 1 . la prophétie de Jacob, qui annonce que le Messie viendra quand le sceptre sera sorti de la maison de Juda ; la prophétie de Daniel, qui annonce que le Messie sera mis à mort vers la fin de la soixante-dixième semaine après l'édit de la réédification de Jérusalem ; comme aussi les prophéties d'Aggée et de Malachie, qui annoncent que le Messie viendra pendant qu'existeront encore et la ville et le temple. 2. Ce qui le prouve encore, c'est l'ancienne tradition des Juifs et leur manière d'agir. Le Messie devait en effet, d'après l'école élienne, venir quatre mille ans après la création du monde, comme le rapporte le Talmud, où « les jours du Roi-Messie sont rapportés à cette » année. » Certes, que le Messie ait été attendu avec anxiété en ce temps-là , c'est ce que prouvent l'arrivée des mages à Jérusalem, l'agitation de la ville, le massacre des enfants, le massacre de la part des Romains de ceux qui appartenaient à la famille de David, de peur que les Juifs, à l'occasion de l'avènement du Messie, ne tramassent quelque chose (2) ; le désespoir de Hillel, les tumultes suscités à cette occasion (3); les imposteurs qui s'attribuèrent le nom et la dignité de messie, le crime même de Barcochebas ; le bruit qui courait alors qu'il sortirait un dominateur de la Judée, l'application
(1) Le même , c. 1, § 2.
(2) Voy. Eusèbe, Hist. ecclés., liv. 111, c. 12, et c. 19, éd. Valois.
(3) Josèphe, Arch., 1. XX, c. 8. § 6; de la Guerre, 1. II, c. 13, § 4, 5; ibid., liv. VI, c. 5, § 3, éd. Hayerc.
des prophéties que Josèphe fît à Vespasien (1). Ces preuves et une foule d'autres, d'une authenticité parfaite, établissent péremptoirement que les Juifs attendaient le Messie à une époque déterminée, et cela d'après leurs traditions ; 3. ce qui le prouve, c'est l'aveu naïf des principaux rabbins, qui Font avoué d'euxmêmes, instruits qu'ils étaient et par l'Ecriture et par la tradition (2). 4. La nature de la chose en question le prouve, elle aussi; carie Messie, comme le prouve ce qui a été dit, fut promis sous la loi mosaïque. Si le Messie fut l'objet du désir des patriarches et des prophètes , si les prophètes, comme nous le démontrerons, prophétisèrent le lieu de la naissance du Messie, son origine, toutes ses actions, comment s'est-il fait qu'ils turent l'époque seule de son avènement, qui devait exciter, porter les Juifs à l'attendre?
Donc, soit que nous consultions les saintes Ecritures, soit que nous interrogions la tradition perpétuelle et constante des Juifs, soit que nous tenions compte de l'aveu et de la manière d'agir des rabbins, soit enfin que nous considérions la nature même de la chose, tout concourt à nous prouver que l'époque de l'avènement du Messie fut parfaitement déterminée.
Objections.
I. Obj. 1 . Il est un certain nombre de doctes rabbins qui comptent sept choses cpie les hommes ignorent complètement, et ils y comprennent le temps du rétablissement du royaume de David ou du Messie. 2. Et ce qui prouve qu'ils ne le font
(1) Guerre, liv. III, c. 8, § 9, et îiv. IV, c. 10, § 7.
(2) Voy. Th. Goodwin, dise. int. Moïse et Aaron, avec les notes de Hottmger, § 22, dans Très. Ugolini, tom. III, p. 35. Voy. Derossi, ouv. cité, c. 1, § 6. Onlit dans le Talrnud une vieille tradition, traité Sanhédrin, relatée en ces termes : « La tradition de la maison d'Elie est que le monde durera six mille ans. Deux » mille ans pendant lesquels les hommes seront abandonnés à leur faiblesse et » à leur inanité avant la loi ; deux mille ans sous la loi , enfin deux mille à » partir de la naissance du Messie. » D'autres, voyant que toutes les époques et bibliques et traditionnelles de l'avènement du Messie étaient passées, perdirent courage et nièrent que le Messie eût été promis, comme le rabbin Albo, liv. intit. ïkkarim; d'autres rejetèrent son avènement au siècle et au monde futur, comme le rabbin Manassès-Ben-Israël, liv. II, c. 3, de la Résurrection des morts; d'autres maudirent et vouèrent à l'exécration ceux qui supputaient le temps de l'avènement du Messie etquiencherchaienti'époque : « Que l'esprit de ceux qui cherchent les temps de l'avènement du Messie soit » brisé. » D'autres imaginèrent d'autres niaiseries, que l'on peut voir dans Buxtorf, de la Synagogue judaïque, c. 50, Bàle, 1661, et qui se trouve aussi dans le Trésor d'Ugolini, tom. IV, p. 1133 et suiv., et dans Schickardi, Droit royal des Juifs, ibid., tom. XXIV. d. 793 et suiv.
pas sans raison, c'est la réponse que l'Ange fait à Daniel, XII 9, qui lui demandait en quel temps viendrait le Messie; l'An°-e lui répondit : « Les bouches sont clauses et celées jus- » qu'au moment déterminé. » Ceci nous insinue assez clairement que les jours du Messie sont inconnus aux hommes.
Donc :
Rép. 1. D. Après l'avènement du Christ, ou, comme ils le disent, après la grande dispersion, TV. avant cette époque, N. Il n'est pas étonnant que quelques rabbins des temps modernes, entraînés par un jugement préconçu, aient prétendu que le temps de l'avènement n'était pas déterminé d'une manière positive, puisqu'ils ne voulurent pas reconnaître le Messie à l'époque déterminée et par l'Ecriture et par la tradition. Ils imaginèrent ce subterfuge pour échapper à la puissance des arguments que faisaient valoir contre eux les chrétiens. Mais si on compare ce sentiment ou plutôt cet échappatoire à la croyance et à la tradition de la nation juive et des principaux rabbins, on voit que ce n'est là que le sentiment d'un nombre infiniment petit de Juifs.
Pour que les quelques hommes que nous combattons obtinssent quelque résultat, il faudrait qu'ils démontrassent que tel était le sentiment des Juifs avant l'avènement du Christ; ce qu'ils ne feront certainement jamais , puisque tous les documents de cette époque prouvent le contraire.
Rép. 2. N. Que Daniel ait demandé à l'Ange le temps où viendrait le Messie, puisque ceci lui avait déjà été révélé, c. 9, et par conséquent la réponse de l'Ange n'a pas trait à ce temps. Les paroles citées signifient donc que ce que contient ce chapitre sera obscur, jusqu'à ce que s'accomplisse ce qui y est prédit. Or, les interprètes ne s'accordent pas sur l'objet précis dont il s'agit ici ; les uns embrassent un sentiment, les autres en embrassent un autre (1). On ne peut donc rien tirer d'une chose inconnue, qui puisse tant soit peu infirmer les témoignages précis de l'Ecriture sur cette époque.
(1) Voyez Sanctius, Corneille à Lapierre, sur ce pass., Crïtiq. sacr., Roaea< maller.
PROPOSITION II
V époque précisée dans les Ecritures, pour l'avènement du Messie, ne peut pas être retardée.
Cette thèse a pour objet de réfuter ceux qui, pressés par l'autorité des Ecritures et de la tradition, admettent bien que Dieu a fait connaître d'une manière positive l'époque de l'avènement du Messie, mais qui pourtant prétendent, comme nous l'avons dit, que cette promesse a été différée et qu'elle l'est encore de jour en jour, à cause des crimes du peuple juif. Mais, pour peu qu'on y réfléchisse, on verra que les partisans de cette opinion sont dans l'erreur.
I. Le Messie est toujours promis dans les Ecritures d'une manière absolue, jamais conditionnellement , et il n'apparaît pas la plus légère trace de cette condition dans toutes les Ecritures.
II. Le Messie n'est pas seulement envoyé pour le peuple juif, il l'est aussi pour tous les peuples ou tous les hommes ; un homme sensé ne croira donc jamais que les crimes du seul peuple juif puissent retarder l'accomplissement d'une promesse qui concerne le genre humain tout entier.
III. Dieu exclut formellement toute espèce de condition lorsqu'il parle de l'avènement du Messie promis; il en parle comme d'une chose arrêtée, déterminée. Tel que Dan., IX (1) toutes les fois qu'il affirme que la promesse du Messie est gratuite, ou lorsqu'il promet de racheter son peuple à cause de son nom, dans l'intérêt de sa propre gloire, tel que Isaïe, LII, 3 et suiv.; Ezéch., XXXVI, 22, etc.; comme aussi toutes, les fois qu'il dit qu'il enverra le Messie pour effacer les péchés des hommes, effacer l'iniquité, etc.; tel que Is., LUI, et Dan., IX, pour ne pas citer un plus grand nombre de témoignages, qui tous excluent formellement la condition de nos mérites ou de nos démérites.
IV. Cette condition' une fois posée, il n'y a plus rien de certain sur l'avènement du Messie ; c'est vainement, par conséquent, qu'il en est si souvent parlé dans les Ecritures. Car les promesses divines ne devraient jamais s'accomplir, puisque,
(1) Que le mot hébreu nechtach (Daniel, IX, 24) veuille dire définie, décidée, décrétée, etc., c'est ce que tout le monde admet, comme nous le verrons plus clairement encore plus loin.
vu la faiblesse et la malice des hommes, il n'y aura pas une seule époque où les crimes cessent et chez les Juifs et chez les autres peuples.
V. Cette opinion est nouvelle; elle est entièrement opposée au sentiment de l'ancienne synagogue, et elle n'a été imaginée eue pour éluder les objections des chrétiens, après la destruction de Jérusalem et du temple , et les plus doctes rabbins la combattent (1). Certes, si l'avènement du Messie eût dépendu des mérites des hommes , tant de saints patriarches, tant de saints prophètes et d'autres juifs pieux, qui vécurent sous l'ancienne synagogue , auraient, par leurs mérites, exercé plus d'influence sur Dieu, pour le porter à accomplir ses promesses, que les crimes des Juifs pour en retarder l'exécution. En outre, comme le peuple juif est tout affligé, qu'il souffre de si cruelles et de si longues vexations pour l'espérance qu'il a dans l'avènement du Messie, et qu'il adresse continuellement à Dieu de ferventes prières dans ce but, comment Dieu ne se laisse-t-il pas fléchir, et comment tout cela n'accélère-t-il pas l'avènement du Messie promis? Nous ferons aussi remarquer, et c'est une chose importante, qu'un retard aussi prolongé que cela est très-propre à décourager et à jeter dans le désespoir (2).
Ceci posé, nous concluons donc, avec raison, qu'il est impossible que l'époque que Dieu a fixée pour l'avènement du Messie puisse être différée par les péchés des Juifs.
Objections.
Ohj. 1 . L'Ecriture est pleine de prophéties conditionnelles, et, bien qu'elles soient énoncées d'une manière absolue, l'événement prouve que pourtant elles renfermaient une condition
(1) Voy. Derossi, ouv. cité, c. 2, §§ 4 et suiv., où l'on trouve plusieurs documents tirés soit du Talmud, soit des rabbins les plus célèbres de l'antiquité et des temps modernes, et qui établissent que l'avènement du Messie ne peut pas être retardé, et qu'il est indépendant des mérites et des démérites des hommes. Et certes, il est absurde que les péchés des hommes retardent l'avènement du Messie, puisqu'il vient pour effacer ces mêmes péchés, comme l'avouent encore les Juifs. Voy. Diss. philolog. sur l'Arche extérieure, par J. Cramer, Trésor dUgolini, tom. X, p. 340 et suiv.
(2) Voy. Derossi, 1. c, Schickardi, Droit royal, théorème XX, dans Très. Ugol., tom. XXIV, pag. 800 et suiv., avec not. £5; Garpzovius, ibid.,p. 820, Lightfoot, sur l'évang. saint Matth., Heures hébraïques et talmud., sur le c. 2, v. 1, où il cite plusieurs paroles des ghémaristes, qui confirment que, d'après l'époque fixée dans l'Ecriture, le Messie est né depuis longtemps, ouvr. et Ultroj., 1699, fol. vol. Il, p. 257 et suiv.
DE i/ÉrOQUE DE l'âVÈNEMENT DU MESSIE PROMIS. 31
implicite ; pourquoi n'en dirions-nous pas autant des prophéties relatives au Messie? 2. Quoi! est-ce que les prophéties qui renferment une pareille condition manquent? Il est dit en effet, Deut., XXX, que Dieu rachètera Israël, « si toutefois (comme » il est dit au même endroit) tu écoutes la voix du Seigneur
» ton Dieu , et si tu reviens au Seigneur ton Dieu de tout
» ton cœur et de toute ton âme. » 3. C'est ce que remarqua depuis Pesichta, à l'occasion de ces paroles ; c'est ce que remarquèrent aussi, après lui, les talmudistes, dans la Ghemara babylonnienne; ils affirment unanimement que le défaut de pénitence et que les crimes multipliés des Hébreux sont cause £ie l'époque de l'avènement du Messie, telle que l'avait indiquée la tradition de la célèbre école élienne, a été retardée, et plusieurs rabbins modernes les ont suivis. Donc :
Rép. 1. D. On voit que ces prophéties sont conditionnelles, soit par la matière dont elles traitent, soit par les accessoires, soit parce que la condition est formellement exprimée, C. autrement, N. Nous ne nions pas qu'il y ait dans l'Ecriture des prophéties conditionnelles qui sont exprimées d'une manière absolue; telles sont, le plus souvent, celles qu'on appelle comminatoires, comme aussi parfois celles qui sont promissoires, et qui pourtant renferment quelque condition. Personne, néanmoins, ne saurait nier qu'il y en a d'absolues ; or, tous les arguments sur lesquels nous nous sommes appuyé prouvent que celles qui concernent le Messie sont de ce nombre.
Rép. 2. N. Quant à la preuve tirée du Deut., D. Il s'agit, dans ce passage, du bonheur ou du châtiment des Israélites, selon qu'ils observeront ou qu'ils n'observeront pas la loi, et même d'un bonheur ou d'un châtiment temporel, C. il s'agit du Messie ou de son avènement, N. C'est ce que prouve surabondamment l'ensemble du chapitre. Dieu promet aux Juifs, s'ils reviennent à résipiscence, quilles rappellera des extrémités du monde et du milieu des peuples parmi lesquels ils avaient été dispersés , pour les rétablir dans la patrie de leurs pères, qu'il mettra un terme à leur captivité, et qu'il fera retomber sur leurs ennemis les calamités qui pèsent sur eux, pourvu toutefois que leur pénitence seit sincère, et comme nous en voyons de fréquents exemples dans les Ecritures (1).
(1) Il suffit de parcourir les livres des Juges et des Rois, etc., ou même l'histoire du peuple juif tout entière, pour y voir partout l'action de la divine Providence.
Rép. 3. D. Mais trop tard, et quand s'étaient déjà accomplis les temps désignés par les prophètes pour l'avènement du Messie, C. l'ancienne synagogue, et avant cette époque, Ar, C'est aussi à cela que revient ce que nous avons remarqué de la croyance de l'ancienne synagogue et de la tradition (1).
PROPOSITION 111
Les époques que les oracles des prophètes fixaient pour l'avènement du Messie promis de Dieu et attendu du peuple juif, et qui sont accomplies depuis longtemps , prouvent clairement qu'il est venu.
Toutes les époques qui concernent le Messie, et qui se sont depuis longtemps accomplies, prouvent la vérité de cette proposition. Toutefois, pour la renfermer dans de justes bornes et ne pas trop l'étendre, nous choisirons les principaux oracles qui établissent clairement les époques dont il s'agit ici. Telles sont la prophétie de Jacob , la prophétie de Daniel , celles d'Aggée et de Malachie, qui , si elles établissent la thèse en question prises à part, réunies, elles lui donnent le cachet d'une démonstration réelle. Sans séparer pour cela ces prophéties , dans l'intérêt de la clarté et pour éviter toute espèce de confusion, nous traiterons de chacune d'elles dans un paragraphe particulier.
§ I. — Examen de la prophétie de Jacob.
La remarquable prophétie de Jacob se lit Gen., XLIX, 8 et suiv. Car, comme Jacob s'en allait mourir, qu'il avait appelé ses enfants et qu'il les bénissait chacun en particulier, qu'il leur annonçait ce qui devait leur arriver dans les temps les plus reculés, arrivé à Juda, il lui prédit en ces termes ce qui était
réservé à sa postérité : «Juda, vos frères vous loueront ,
» les enfants de votre père vous adoreront. Juda est un jeune » lion; vous êtes allé, ô mon fils, pour ravir votre proie. Vous » vous êtes reposé et vous vous êtes couché comme un lion et
(1) Il ne faut pas oublier que cette même Gliamera babylonienne rapporte une autre tradition qui est entièrement opposée à celle qu'on nous objecte. On lit en effet, chap. 11 : « Il est écrit : Je ferai à cause de mon nom. Rabbi, » Alexandre, dit : R. José-Ben-Lévi objecte : Il est écrit : En son temps, et il » est écrit : J'accélérerai : s'ils l'ont mérité, j'accélérerai : s'ils ne l'ont pas » mérité, en son temps. » (Cit. par Ugol., tom. XXV, p. 99G.)
de l'époque de l'avènement du messie promis. 33 » comme une lionne ; qui osera le réveiller? Le sceptre ne sera p point ôté à Juda, et le prince ne sortira point de sa race, » jusqu'à ce que celui qui doit être envoyé soit venu ; et c'est » lui qui sera l'attente des nations ; » ou^, comme le porte l'hébreu, « le sceptre ne sortira point de la maison de Juda, et le » législateur de sa famille, jusqu'à ce que vienne Sciloh, et les » peuples lui obéiront (1). »
Pour atteindre le but que nous nous proposons ici contre les Juifs , il nous faut faire trois choses : I. il faut que nous démontrions que cette prophétie célèbre concerne le Messie;