‹ Théologie dogmatiqueChapitre 63 sur 135 · DES SACREMENTS EN GÉNÉRAL · texte numérisé non relu

DES SACREMENTS EN GÉNÉRAL

563. Après avoir exposé la doctrine de l'Église sur la grâce et la justification, il nous reste à parler des sacrements par lesquels toute vraie justice commence, ou s'accroît lorsqu'elle est commencée, ou se répare lorsqu'elle est perdue : Per quœ omnis vera justifia^ vel incipit, vel cœpia augetur, velam.issa reparatnr {l).

564. Le dogme catholique, touchant les sacrements en général, et sur chaque sacrement en particulier, est fondé, non-seulement sur l'Écriture, mais encore, et quant a certains points, principalement sur la tradition , qui s'est perpétuée, dans les premiers siècles, plutôt par la pratique que par l'enseignement public de l'Église. Outre le peu de monuments que nous offrent 'es temps apostoliques, où l'Evangile, quoique répandu dans les t jfférentes parties du monde, était encore rejeté par le plus grand i? dmbre des juifs et des païens, les premiers chrétiens ne parlaient des sacrements qu'a\ec la plus grande circonspection. Ils étaent retenus par la loi du secret, qui leur avait été recommand£ par Jésus- Chiist lui-même : hors le cas de nécessité, il ne leut itait pas permis de parler des choses saintes à ceux qui n'y étaient point initiés. Les écrivains se bornaient généralement à établir la divinité de la mission de Notre-Seigneur, a réfuter les erreurs du paganisme, et à combattre les hérésies grossières des premiers novateurs. Ce n'est que par occasion qu'ils ont parlé des sacrements et des grands mystères de la religion (2j. On ne sera donc point étonné si l'Église primitive ne nous fournit, en faveur des dogmes que nous allons exposer, ni autant de témoignages, ni des témoignages aussi exprès que les siècles suivants.

(1^ Concile de Trente, sess. vu, préambule. — (2) Voye?. ce que nous avons dit de la loi du secret au tome I, a° 238. etc.

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