‹ Théologie dogmatiqueChapitre 78 sur 135 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

Du sujet du sacrement de confirmation.

689. Le sacrement de confirmation n'est point nécessaire de nécessité de moyen; il n'est point établi comme moyen de réconcilier le pécheur avec Dieu. Mais est-il nécessaire de nécessité de précepte? Les adultes sont-ils obligés de le recevoir, sous peine de péché mortel? Suivant le catéclMsme du concile de Trente, l'Église désire ardemment, vehementer optât, que ceux qu'elle a régénérés par le baptême deviennent parfaits par la confirmation. Benoît XIV va plus loin : dans sa constitution Etsi pastoralis, parlant de personnes qui n'ont pas reçu validement ce sacrement, il dit que les évêques doivent les avertir qu'elles commettraient un péché mortel si elles refusaient ou négligeaient de le recevoir, lorsqu'elles en

(I) Legitur taraea aliquando per apostolicae sedis dispensationem, ex rationabili et urgente admodiim causa, simplicem sacerdotera clirismate per episcopiim conlecto hoc administrasse confirmationis sacramentum. Déirei pour les arméniens. — (2) Pour ce qui regarde la pratique, voyez ce que nous avons dit dans la Théologie morale, tom. n. n° 142. ete.

Auront roccasion. Ainsi, ajoute saint Alphonse de Ligiiori, l'opinfon de ceux qui prétendent que l'obligation de recevoir la confir mation n'est pas une obligation grave, ne paraît plus aujourd'hui assez probable.

690. Il n'y a que ceux qui ont été baptisés qui soient capables de recevoir la confirmation ; mais tous ceux qui ont été régénérés par le baptême, les enfants comme les adultes, peuvent être confirmés. On en juge et par la pratique des premiers siècles, et par ce qui s'observe encore aujourd'hui chez les Grecs et dans quelques Eglises d'Occident, ainsi que par les instructions du pontifical romain. Cependant, dit le catéchisme du concile de Trente, il ne convient pas d'administrer la confirmation à ceux qui n'ont pas encore l'usage de la raison; et si on ne croit pas devoir attendre qu'ils aient l'âge de douze ans, au moins est-il très-convenable de ne pas la leur conférer avant qu'ils soient parvenus à l'âge de sept ans (1).

691. Nous avons parlé, dans la Théologie morale (2), des dispositions avec lesquelles on doit s'approcher du sacrement de confirmation, et des cérémonies prescrites pour l'administration de ce sacrement.

(i) Partie ii«, <lii Sacrement de confinuatioD. — (2) Tome ii. i»" 145, etc.

TRAITE

692. L'eucharistie est ainsi appelée, action de (jrâces,fa!vce que Jésus-Christ, en Tinstituant , rendit grâces à son Père , et qu'en offrant le corps et le sang de Notre-Seigneur nous rendons à Dieu de dignes actions de grâces pour les bienfaits dont il nous a comblés. On l'appelle encore la cètie du Seigneur, parce que le Seigneur l'a instituée en célébrant la cène avec ses disciples; communion , parce qu'elle unit les fidèles à Jesus-Christ d'une manière toute particulière, et qu'elle les unit entre eux comme membres d'un seul corps, dont Jésus-Christ est le chef; saint sacrement, saints mystères, parce que c'est le plus saint, le pius auguste des sacrements; viatique , parce qu'elle est la nourriture spirituelle des fidèles pendant le pèlerinage de cette vie ; s?jno,re ou assernblée, parce que les chrétiens s'assemblent pour la célébration de l'eucharistie; eulogie ou bénédiction , parce que la bénédiction accompagne la consécration du pain et du vin; oblation ou sacrifice, parce que, dans l'eucharistie, on offre d'une manier.-; non sanglante Jésus-Christ, qui s'est offert gur la croix pour )a rédemption du genre humain; enfin, sacrement de l'autel, parce que le mystère de l'eucharistie , étant tout à la fois sacrement et sacrifice, s'opère sur nos autels. Ce traité se divise naturellement en deux parties : dans la première nous parlerons de l'eucharistie comme sacrement; dans la seconde, de l'eucharistie comme sacrifice.

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