‹ Théologie morale à l'usage des curés et des confesseursChapitre 60 sur 105 · SIXIEME PARTIE · texte numérisé non relu

SIXIEME PARTIE

Du sixième précepte du Décalogue,

631. Le sixième précepte, Non mœchaberis, auquel se rapporte l6 neuvième. Non desiderahis uxorem proximi tui, défend la luxure , c'est-à-dire , tout péché contraire à la chasteté : « Gastitati « opponitur luxuria, quae est inordinatus appetitus seu usus venereo- « rum. » Cette défense comprend non-seulement la fornication, l'adultère, mais encore les pensées , les désirs, les regards, les paroles , les attouchements , et généralement tous les actes qui peuvent conduire à l'impureté : de là , la distinction des actes de luxure consommée, ut illicita viri cum muliere copula; et des actes de luxure non consommée , comme les pensées déshonnêtes , les désirs impurs , les regards immodestes , les paroles obscènes , les baisers lascifs , les attouchements impudiques.

Le vice impur est bien commun ; il est , dit saint Alphonse de Liguori , la matière la plus ordinaire , la plus abondante des confessions , et la cause de la perte du plus grand nombre des réprouvés : « Frequentior atque abundantior confessionum materia ,

(1) s. Alphonse de Liguori, lib. m. n° 372. — (2) S. Thomas, Snm. part. 2. 2. qnœst. 65. art. I. S. Chrysostome, homil. 63.

« propter quam major animarum numerus ad infernum dela- « bitur (l). »

Tout péché de luxure ou de délectation charnelle est mortel ; il n'admet pas de légèreté de matière , du moins quand il est directement contraire à la chasteté. ,

Page 1